Thomas Andrew, du polar au fantastique en passant par la romance

Thomas Andrew, Phoebus mortel

Thomas Andrew, Phoebus mortel

Thomas Andrew est épicurien dans l’âme. Enseignant dans la banlieue parisienne, on le rencontre dans les salles de sport, au bord des piscines ou aux bonnes tables des restaurants. Il partage avec nous sa passion des voyages et d’aventures dans «Phoebus Mortel», son troisième roman, une romance qui nous emmène aux USA. Interview de l’auteur…

Culture Gay : Bonjour !  Thomas Andrew, sonne très anglo-saxon, c’est votre véritable nom ? Vous vivez en France ?

Thomas Andrew : Bonjour, Culture Gay ! J’ai simplement utilisé mes deux premiers prénoms. Ma mère est une fan de la culture anglaise. Je suis originaire de Bordeaux, mais j’ai migré à Paris pour des raisons professionnelles.

CG : « Phoebus Mortel » est un « spin-off » de Drek Carter. A-t-on besoin d’avoir lu « Cupidon Mortel » et « Psyché mortelle » pour aborder « Phoebus Mortel » ?

TA : Non. Pas du tout. Ce spin-off se lit indépendant de la saga principale. Le roman reprend certains personnages secondaires dont j’avais envie de développer l’histoire. Mais après, on peut très bien enchaîner sur « Cupidon Mortel » et faire la connaissance de Drek Carter, qui est très bien dans son genre aussi !

CG : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce roman plutôt qu’un polar fantastique, comme les précédents ?

TA : Ah, bonne question ! Au départ, c’était un pari avec l’éditeur de chez Sidh Press. Il devait faire un recueil de nouvelles LGBT, et m’avait donc demandé de lui en faire une. Je me suis tellement pris au jeu, que de nouvelle, l’histoire de Glen est devenue un roman à part entière. Et je dois dire que je me suis beaucoup amusé à l’écrire. Ensuite, les lecteurs ont voulu une suite, que j’ai faite et qui sort le 4 mai sous le titre d’Hermès Mortel.

CG : Pourquoi avoir situé l’intrigue de votre roman à Harvard aux USA et pas en France, à La Sorbonne ou à Dauphine ? Vous aviez besoin de cet exotisme américain ?

TA : Comme la saga principale se déroule à New York, et pour une envie de continuité dans le même univers, j’ai choisi d’implanter l’intrigue à Cambridge. Mais j’ai d’autres projets qui se dérouleront en France !

CG : Glen Lansbury est un personnage plutôt sentimental et stable. Dès le début du roman, la question qui se pose c’est, lorsqu’on est jeune, doit-on faire un long deuil lorsque l’on perd une personne aimée, ou alors, comme Glen, passer rapidement à autre chose ?

TA : Glen n’est pas passé rapidement à autre chose. Il a morflé pendant quelques mois, quand même, pour essayer de surmonter son deuil. Ensuite, sur la question du deuil à proprement dit, je ne pense pas que ce soit une question d’âge, mais plutôt de personnalité. Certains vous tout faire pour surmonter leur perte plus ou moins rapidement, en allant de l’avant, même si cela doit déconcerter l’entourage. Pour d’autres, au contraire, ils vont avoir un deuil plus long, et ne vont peut-être jamais s’en remettre. Glen fait clairement partie de la première catégorie.

Thomas Andrew

Thomas Andrew

CG : Killian Handcock a tout du garçon de rêve. D’ailleurs Glen le décrit comme étant son « plus grand fantasme sexuel », un jeune homme au regard azur, large d’épaules, tatoué sur son aine droite, les abdos et les pectoraux bien dessinés, etc. Mais son personnage ne manque pas de profondeur. Glen est d’ailleurs le dernier à réaliser qu’il en est tombé amoureux, car le lecteur lui, l’est déjà. Selon vous, l’amant gay idéal ressemble-t-il à un hétéro ?

TA : Niveau attitude et look, tout dépend par ce que l’entend par gay et par hétéro. Le gay n’est pas forcément efféminé et l’hétéro n’est pas l’archétype du macho de base. Il existe des hétéros très maniérés et des gays très virils. Dans le roman, Killian, même sous ses allures de bad boy, fait plus partie de la catégorie des métrosexuels, sur lequel n’importe quel homme ou n’importe quelle femme pourrait se retourner sur son passage, voire fantasmer sur lui. Je me suis un peu inspiré de David Beckham dans le style. Le type métrosexuel n’est pas forcément l’apanage des hétéros.

CG : Le sexe est très souvent suggéré, mais on prend son temps avant de passer à l’acte. Selon vous le plus important dans l’amour ce sont les préliminaires ?

TA : Je dirai qu’il faut savoir faire mettre monter la sauce (rires). Dans mes écrits, j’aime donner un côté érotique à l’ensemble. Dans le sexe, tout comme dans n’importe quel domaine, il faut savoir prendre son temps. Mais parfois, il faut savoir sauter les préliminaires pour passer à l’action !

CG : Quels sont vos auteurs ou vos romans favoris ?

TA : Mes goûts sont assez éclectiques. Dans le polar, je dirai que j’adore Agatha Christie, Léo Malet ou encore Maxime Chattam. Dernièrement, j’ai découvert une comédie policière déjantée de Cassandra O’Donnell qui s’intitule les Aventures Improbables de Julie Dumont. Un vraiment moment de détente ! Sinon, côté fantastique, je dirai Pierre Pevel, Veronica Roth, Sebastian Bernadotte et Jim Butcher.

CG : Avez-vous un autre roman en préparation ? Pouvez-vous en dire quelques aux fans de Culture gays ?

TA : J’ai plusieurs projets en cours. J’ai une comédie romantique qui s’intitule Service Compris, qui est une sorte de Bridget Jones gay à la sauce Cauchemar en cuisine ! Je m’amuse beaucoup à écrire les mésaventures amoureuses et professionnelles en terre bretonne du chef étoilé Henry Johansson. Sinon, j’ai le tome 3 de Drek Carter en pleine gestation, tout comme une comédie policière qui se déroule dans ma ville natale.

CG : Merci beaucoup !

TA : Merci à toute l’équipe de Culture Gay !

Résumé de « Phoebus Mortel » :

L’amour adore s’amuser avec le destin…
Lorsque Glen Landsbury débarque à Cambridge pour la poursuite de ses études à Harvard, il ne se doute pas un seul instant que sa vie va radicalement changer.
Il aura suffit d’un seul baiser, profond, langoureux et passionné avec cet inconnu au regard de braise, pour que tout bascule, de manière irréversible.

Commander le roman en ligne
Qui a dit que rencontrer l’amour était sans danger ? Certainement pas Glen…

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