Critique L’Amour en Cage de Taram Boyle

Voici le troisième roman de Taram Boyle. Comme les deux opus précédents, le texte est bien écrit, les descriptions sont aussi très détaillées aussi bien au niveau des sentiments qu’au niveau des sensations au cours des (nombreuses) scènes érotiques.

Tout démarre par la vision sur un site de rencontres vidéos d’un jeune homme blond nu étendu sur un lit dans une pièce vide. Il tient dans sa main un amour en cage, ce fameux fruit de la passion dont la chair délicieuse est prisonnière de ses feuilles desséchées. Cette image presque un tableau, va obséder Julien qui va y déceler une beauté et une pureté à l’opposé de ce qu’il a l’habitude de croiser sur ce site. Dès lors, il sera obsédé par ce bel inconnu, si différent, qui incarne une sorte de perfection inaccessible. Évidemment, l’un des clients de Julien (qui est coach d’entreprise) ne va pas voir cet amour d’un bon œil, i va même tenter d’y mettre un terme…
L’originalité de L’amour en cage c’est que l’un des protagonistes, aussi beau qu’il soit, ne supporte pas qu’on le touche, alors que son prétendant est un accro au sexe de premier ordre. Il va donc falloir que chacun d’entre eux fasse de gros efforts pour qu’une relation soit possible.
Pour Valentin c’est presque un travail psychanalytique qui est nécessaire pour surmonter les traumas de son enfance. Heureusement, Julien est doté de suffisamment de charmes pour le faire aller de l’avant.
Le roman est dense car, pour que Valentin soit libéré de son étouffant passé, Julien va lui proposer un pèlerinage aux sources du mal. On s’en doute, le dénouement est à la hauteur de toutes ces espérances. L’Amour en cage se dévore d’une traite. Une excellente romance érotique entre hommes comme on aimerait en lire plus souvent.

 

 

 

Interview Nicolas Henri, Antinoüs, quand le mythe devient chair

Interview exclusive de Nicolas Henri.

Interview exclusive de Nicolas Henri.

Antinoüs; Quand le mythe devient chair…

Si Zeus avait eu le choix, ce n’est pas Ganymède qu’il aurait choisi… Cette déclaration d’amour d’Hadrien, empereur d’une Rome à son apogée, marque le début d’une relation exceptionnelle dont l’histoire ne garde pour toute trace qu’une des plus importantes statuaires de l’histoire de l’humanité, hommage au destin tragique de l’être aimé.
Si le parcours d’Hadrien est aujourd’hui bien connu et a fait l’objet de nombreuses fictions, celui de son amant restait à imaginer.
Car l’on sait très peu de chose du petit berger de Bithynie, sinon que rien ne laissait présager sa rencontre avec l’homme le plus puissant du monde d’alors, ni la fin dramatique de leur relation… C’est à cette découverte touchante et sensuelle que nous invite Nicolas Henri dans son nouveau roman.

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Abbé de Choisy, l’immortel travesti, par Christine Dauzère

Abbe de Choisy éternel travesti, de Christine Dauzère

Abbe de Choisy éternel travesti, de Christine Dauzère

Résumé : Personnage étonnant qu’est l’abbé de Choisy. Ami d’enfance de Monsieur, frère du Roi, connu pour aimer les hommes, il s’exhibe en vêtements féminins à la Cour de Louis XIV, ainsi que dans les salons littéraires. Il ose être lui-même, à une époque où le « vice italien » est fermement condamné par le Roi-Soleil. Il aime les femmes, mais apprécie également la compagnie des hommes. Ses amours sont aussi tumultueuses que sa foi est grande. Pieux, il l’est, mais jamais austère, ce joueur compulsif est acteur de théâtre dans sa jeunesse. Fin politique, il devient ambassadeur au Siam et apprend l’italien en un temps record pour influencer l’élection du pape Innocent XI. L’abbé de Choisy écrit une vingtaine d’ouvrages sur la religion et les rois de France. Ses talents d’auteur lui ouvrent les portes de l’Académie française, qui se résigne à ses jupons. Il devient le seul Immortel travesti. Son humour, son esprit de tolérance avant-gardiste font de lui le confident du Roi. Sa vie extravagante, hymne à la liberté et à l’amour, mérite d’être racontée.
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Interview d’Aurore Kopec, auteure de « Nathaniel »

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Pouvez-vous nous parler de votre dernier roman ?

Nathaniel est l’histoire d’un garçon qui a 14 ans au début et 20 ans à la fin. Il découvre son homosexualité en même temps que l’homophobie ambiante, la possibilité d’être rejeté par sa mère, qui l’a élevé seule. Alors son penchant pour les garçons devient son secret. À 16 ans, il tombe sous le charme d’un camarade plus expérimenté qui lui fait découvrir le sexe. Chaque garçon qui passe dans sa vie, chaque ami qu’il se fait, l’aide à se construire sa propre identité, à sortir de sa carapace et à avancer sur la voie du bonheur. C’est un peu un roman initiatique. Lire la suite…

Le Royaume des plaisirs, conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Bonjour Maxime Harven. Vous êtes l’auteur d’un roman érotique, « Le Royaume des Plaisirs », un livre plutôt déroutant.

Mon but n’était pas de dérouter le lecteur. J’ai envisagé « Le Royaume des plaisirs » comme un exercice. Je voulais écrire un roman érotique de bout en bout, si je peux m’exprimer ainsi (rire). Si vous commencez à lire ce roman, vous remarquerez très vite que le moindre détail est prétexte aux plaisirs masculins. Le sexe est présent sur chaque page…

201608-maxime-harven-le-royaume-des-plaisirs-coverClassez-vous Le Royaume des plaisirs dans la catégorie romanesque, sentimentale, simplement érotique ?

Pour moi c’est avant tout un roman érotique-fantastique. Mais je trouvais que la plupart des romans de ce genre étaient finalement assez réalistes. Les protagonistes racontent souvent des vies ordinaires. J’avais envie de quelque chose qui ressemble aux contes des 1001 nuits. Je ne me suis imposé aucune limite.

Comment vous sont venues les idées de l’île aux verges volantes, la mer des foutres, l’usine à sexe et ces monstres assoiffés de jeunes hommes ?

La mythologie grecque est hautement érotique. Quand j’étais adolescent, j’ai vu ces céramiques représentant des scènes homosexuelles et je n’ai pu les dissocier de toutes ces histoires de minotaure, d’esclaves ou de malédictions divines. Du coup il était parfaitement naturel de planter un décor aussi imagé.

Avez-vous d’autres romans en préparation ?

Je ne sais pas encore. Les lecteurs en redemandent, mais je ne veux pas me forcer, même si j’obtiens un certains succès avec Le Royaume des plaisirs. Mais si j’écris un certain roman, je vous promets qu’il sera encore plus imaginatif que le premier !

Résumé :

Maxime est obsédé à l’idée d’avoir ses premiers rapports avec un jeune de son âge. La tension sexuelle qui l’habite est telle que lorsqu’il rencontre trois jeunes hommes qui lui promettent une « journée d’éclate entre mecs », il accepte sans réfléchir. Mais ceux-ci vont l’emmener dans un palais superbe dissimulé dans une montagne. C’est là qu’il va pénétrer dans un monde totalement inconnu où tous les fantasmes deviennent possibles. C’est nu et ivre de désir qu’il va devoir vivre cette aventure exceptionnelle.

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Nicolas Robin, la plume du succès

Interview-Nicolas-Robin

Après plusieurs années d’absence Nicolas Robin revient avec «Roland est mort». Ses lecteurs et lectrices l’attendaient avec impatience. Il n’y a qu’à voir un post publié sur Facebook avec la couverture de l’un de ses livres pour évaluer le capital sympathie de cet écrivain à succès. Il nous a accordé un peu de son temps pour répondre à nos questions…

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Manès Aegerter : Dans « Fuir les ténèbres » le harcèlement scolaire vire au cauchemar

Interview-Manes-Aegerter

Manès Aegerter publie « Fuir les ténèbres – coming out en enfer », un roman sensible qui nous fait partager l’intimité d’un adolescent blond et joufflu harcelé par ses camarades de classe. Nous vous conseillons vivement de lire ce roman qui a l’originalité de transformer un harcèlement homophobe en véritable thriller où la victime décide de se battre contre ses bourreaux. On regrette juste qu’une grande maison d’édition ne soit pas derrière ce projet, car il mériterait d’être étudié chez les jeunes où l’homophobie est toujours présente.

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