La casa de las flores, une série addictive et gay friendly

 

Quel est donc le mystère de cette série qui nous rend accro dès le première épisode ?

Netflix créée une fois encore la surprise avec La casa de las flores, une série mexicaine au rythme trépidant. Utilisant les codes des télénovelas, La casa de las flores est une sorte de Plus Belle La Vie puissance 10, comprenez qu’il se passe plus de chose en un épisode de La casa de las flores qu’en toute une saison de la célèbre sitcom de France 3.

Chaque personnage est soigneusement dessiné et avec une complexité psychologique qui les rend étonnamment crédibles et attachants. Comme dans toutes ces séries familiales, les personnages ont des problèmes, beaucoup de problèmes, d’énormes problèmes ! On se délecte à les voir tenter de se sortir de ces ennuis si compliqués.

Des personnages ancrés dans la réalité

On adore évidemment Darío Yazbek Bernal qui joue le rôle de Julián de La Mora. Dès sa première scène, le fils de la maison est surpris en train de faire l’amour à sa compagne (montrant à l’occasion de très jolies fesses). Nous sommes scotchés à notre fauteuil quand, dans sa seconde apparition, il déclare sa flamme à un homme fou de désir qui lui offre une fellation en plein coeur du domaine familial. Ce personnage, à la fois, esclave de son désir et tant désireux de se stabiliser, est diablement romantique et on accroche tout de suite. Paulina, sa soeur (Cecilia Suárez), qui parle au ralenti car elle est sous anti-dépresseurs, dissimule également un passé tumultueux. Son ex mari, dont elle a un fils, a changé de sexe, mais il demeure entre eux des sentiments très forts.

Une intrigue sombre et complexe

Lors d’une grande réunion de famille, le corps d’une femme est retrouvée pendue au milieu de la boutique florale La casa de las flores. On apprend bien vite que c’est la maîtresse du chef de famille. Celle-ci travaillait dans la respectable boutique tout en gérant une autre maison du nom de La casa de las flores, cabaret de travestis… Ensuite tout va très vite s’enchaîner sous nos yeux stupéfaits, défilés de beaux gosses, sextape, trafic, prison, coups de foudre, sexe, tromperies, etc.

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Stéphane Dubin, écrivain sensuel

Stéphane Dubin, écrivain sensuel

 

Culture Gay a du s’y reprendre à plusieurs reprises avant que Stéphane Dubin, peu familier des réseaux sociaux, accepte notre demande d’interview. Ce qui surprend, à la lecture de «Peurs entre nous», c’est la qualité littéraire de ce roman viril et sentimental. Mieux que de longs discours, nous avons sélectionné quelques courts extraits qui abondent en ce sens :

« Mais en le massant, je me surprends à le caresser ; si le geste est le même ou presque, l’esprit est différent. C’est le désir qui me dévore, mes doigts agissant sur ses trapèzes émergeant du large col de son t-shirt, son corps s’offrant soudain à moi, sa respiration calme animant le dessin de ses lèvres entrouvertes. Un effet inattendu. Mince. J’arrête, je me sens coupable, je me sens touché, piégé. Pas possible. Ce doit être un esprit de la montagne qui me joue un tour ! J’éteins la lampe, doucement je glisse dans mon sac. Dans ma gorge ? Dans ma tête ? Dans ma poitrine ? Quelque part comme une étincelle a pris vie. C’est l’inconnu. Dans la nuit le vent siffle, et puis j’oublie. »

 

Culture Gay : Bonjour Stéphane Dubin, seriez-vous quelqu’un de secret ou de réservé ?

Stéphane Dubin : J’aime bien savourer le temps de la réflexion. L’époque est à l’instantané, à la dictature de l’immédiat. Alors prendre un peu le large…

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Coup de jeune chez les éditeurs LGBT

Les éditions Cœur de Lune apportent des romans de qualité sur la scène littéraire LGBT.

 

Sébastien a 30 ans tout rond. Ce charmant garçon habite la campagne, dans le Limousin d’où il contrôle sa société dans le monde du web et sa maison d’édition qu’il a lancé par passion en 2015.

 

Culture Gay : Pourriez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

 

Site de l’éditeur

Sébastien : Donc moi c’est Sébastien, je m’occupe d’une petite maison d’édition qui s’appelle Cœur de Lune. Nous publions quelques romans (1 à 2 par an) qui ont comme point commun la présence d’au moins un personnage principal homosexuel, bisexuel, avec des trames variées : policier, roman noir, tranche de vie, aventure, etc.

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Homoparentalité : Pour certains, nous sommes des phénomènes de foires

Cécilia : Pour certains, nous sommes comme des phénomènes de foires

Cécilia se décrit ainsi : “Je suis assez compliquée, car je suis hétéro (j’ai 3 enfants), en couple avec une jolie demoiselle depuis presque 11 ans (mais pas lesbienne, ni bi) et j’ai un faible pour les homosexuels depuis toujours. Je les trouve tellement beaux !!! Je me suis toujours dit que j’étais attirée parce qu’ils sont sans doutes inaccessibles…”

 

Culture Gay : Bonjour Cécilia, vous vivez avec une femme et vous avez des enfants ?

Cécilia : J’ai rencontré ma compagne chez des amis communs. On ne parlait pas plus que ça à l’époque. Et puis un jour on s’est croisée dans la rue et elle m’a vue dans un état de désarroi. Et depuis, c’est devenue mon ange gardien. Elle s’est occupée de nous alors que nous n’étions qu’amies. Un rapprochement si fort ! Notre amitié a duré 7 mois durant lesquels ne nous faisions plus rien l’une sans l’autre. On s’appelait plusieurs fois par jour. Elle habitait encore chez sa mère et ne rentrait plus chez elle. Après le travail elle venait directement chez moi. J’étais en couple à l’époque avec un homme et c’était assez compliqué. Elle a même assisté à l’accouchement de mon dernier. Et puis le rapprochement était de plus en plus fort jusqu’au soir ou nous nous sommes vraiment aimées.

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Homoparentalité : Nos enfants sont plus libres que ceux des couples hétéros

Julien a décidé d’assumer son homosexualité et de refaire sa vie à l’âge de 30 ans.

Julien et son mari ont d’abord été mariés pendant plusieurs années avec des femmes avant de se rencontrer. C’est seulement à l’âge de 30 ans que Julien a réalisé qu’il était vraiment homosexuel. Au beau milieu de la nuit, il a senti une forme de rejet qui l’a conduit à penser que ce n’était plus possible de rester avec sa femme. Il vit désormais dans les environs de Lille avec son mari et ses trois enfants..

 

Culture Gay : Bonjour Julien, comment s’est déroulée votre transition avec vos enfants ?

Julien : Nos trois filles étaient jeunes lorsque je me suis installé avec mon mari. Elles ont toutes les trois deux ans de différence (14, 16 et 18 ans lors de notre mariage) et elles  étaient ravies de notre union, surtout d’être nos demoiselles d’honneur !

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