Culture Gay censurée 3 jours par Facebook

Facebook a de nouveau décidé de bloquer la page Culture Gay (92.000 followers, près de 90.000 fans).

Nous apprenons ce matin que nous ne pouvons plus contrôler la page Facebook Culture Gay. En effet, l’un de nos sondages ludiques a semblé heurté la sensibilité de certains censeurs :

“Préférez-vous les visages lisses ou les visages barbus ?”, aurait enfreint les “règles de la communauté”.

Cette nouvelle censure intervient après des posts à propos du “dérapage” du Pape François qui faisaient un véritable buzz sur la toile et connaissant énormément de réactions et de partages.

L’administrateur principal de Culture Gay à demandé à ce que cette décision soit réétudiée… sans obtenir de réponse pour l’instant.

Un mail a été envoyé mais la requête a été refusée.

Mon coming out a été catastrophique !

Nicolas a attendu la quarantaine avant de faire son coming out. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Peut-être se doutait-il qu’on ne l’accepterait pas si facilement. Ses appréhensions se sont finalement révélées parfaitement fondées. Malheureusement. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

C’est le 20 avril 2012 que Nicolas décide de réunir tout son courage pour affronter le regard familial en leur révélant la vérité. Il ne s’attend certainement pas à ce que ses parents l’accueillent à bras ouverts, mais encore moins à des réactions qui vont le marquer pour le restant de ses jours :

-Je voulais vous dire que je suis amoureux d’un homme, leur dit-il, un peu hésitant.

Aussitôt le regard de son père s’assombrit. Il frappe deux fois son poing sur la table si fort que Nicolas se demande si elle ne va pas se casser en deux. Il devient aussitôt incontrôlable. Loin de calmer son mari, la mère en rajoute :

– Tu n’es plus notre fils ! hurle-t-elle aussitôt. Lorsque tu as eu cette bronchite aiguë, à l’âge de 7 ans, j’aurais mieux fait de te laisser mourir !

Nicolas explique aujourd’hui  leur réaction, comme pour les excuser : “Mes parents sont pentecôtiste et Italiens”

-Je veux ma place au ciel, poursuit son père qui ne décolère pas. Je préfère perdre mon fils, plutôt que de perdre ma vie eternelle !!

Nicolas comprend très vite que la situation est irréparable, “Pour eux, je suis mort. Je n’existe plus”, confie-t-il. “Je n’ai plus aucun contact avec eux depuis 6 ans. Ma seule chance a été d’être bien entouré, grâce à mon petit frère et à ma cousine. Parce que je l’avoue, j’ai souvent pensé au suicide, dans ces moments-là. Le stress qui a suivi mon coming out a été extrêmement difficile à supporter.”

Malgré toute la détresse qu’il a connue, Nicolas ne regrette rien :

-Si c’était à refaire, je recommencerais. Le coming out est une véritable libération. D’ailleurs, même si pour moi ça a été horrible, je conseille toujours aux autres de dire la vérité. Mais il faut d’abord bien réfléchir aux conséquences de cette révélation, car elles peuvent être très graves, même si au bout du compte il en ressort toujours quelque chose de positif.

 

 

 

 

 

Mon coming-out a viré au cauchemar

Bad coming-out pour Dan

Dan a aujourd’hui 23 ans. Ancien élève brillant, sa vie a basculé lorsqu’il a décidé d’assumer son homosexualité et d’en parler à ses parents. Il a accepté de nous raconter sa descente aux enfers.

 

Culture Gay : Salut Dan, peux-tu te présenter à nous ? Quelles sont tes passions ?

Dan : Bonjour, je dirais tout ce qui touche à la mythologie, l’histoire, les anciennes civilisations. La littérature en général me plaît énormément. J’aime aussi le fantastique. Comme j’ai connu de longues périodes de dépression, j’ai passé des journées à lire. D’ailleurs un ouvrage sur internet m’a beaucoup aidé c’est ”Pour l’amour de Pete” qui relate les aventures d’un couple d’adolescents avec tout les soucis qu’on peut connaître (coming out, parents, école, ect). Sinon j’écoute un peu de tout, du classique, du violon, Dupstep, rock, punk, pop, etc en gros la soupe populaire musicale XD. Les animaux j’adore aussi, sauf les gros chiens… Ça m’as toujours effrayé de voir des chiens très grands capables de faire des ravages si jamais ils s’attaquent à un humain. Sinon oui je vis seul depuis mes 17 ans, donc ça fait 6 ans maintenant. ^^

Lire la suite…

Enzo, 14 ans : « Les gens ne pensent qu’à la reproduction alors que dans la vie, il n’y a pas que ça »

Témoignage, Enzo, 14 ans.

Enzo a 14 (et demi 😉 ), il habite dans le nord de la France. Il est gay depuis 2 ans et il décidé de faire le point sur sa vie avec nous.

 

Culture Gay : Parlons un peu de toi, Enzo. Quels sont tes centres d’intérêts dans la vie ?

Enzo : J’ai envie de réussir mes études, essayer d’aller jusqu’au BAC+3 pour avoir plus de choix au niveau des métiers. Je voudrais avoir une situation amoureuse stable (comme elle l’est pour le moment). Adopter, mais je ne sais pas encore. J’ai besoin de réfléchir encore longtemps parce que j’ai encore quelques années devant moi. Et être tout simplement heureux sans avoir à penser qu’on se moque de moi sur ma façon d’être. J’écoute beaucoup de musiques et différents chanteurs/chanteuses alors ça serait difficile de dire que j’aime un artiste pour le moment, mais celui que j’écoute le  plus c’est Lenni-Kim. Mais ce que j’aime le plus c’est écrire. J’écris un-peu tout. Par exemple des bandes-dessinées, des livres ou je recopie des cours plusieurs fois… je trouve toujours quelque chose à écrire. Mon roman préféré, c’est « Dracula »de Bram Stoker. Je ne regarde pas de séries. Mes films préférés sont : « Baisers cachés », « Ça », « Paranormal Activity » (j’aime les films d’horreur) :joy:

Lire la suite…

Vivant mal mon homosexualité, je suis devenu accro à l’alcool et aux drogues

« Vivant mal mon homosexualité, je suis devenu accro à l’alcool
et aux drogues »

Maurice a aujourd’hui 52 ans. Il vit la moitié de la semaine à Paris avec son copain et le reste du temps en province, à une heure de TGV de Paris. Il travaille comme vacataire dans le tourisme en province et il recherche actuellement un mi-temps à Paris (n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez l’aider).

 

Culture Gay : Bonjour, Maurice, comment avez-vous découvert votre homosexualité ?

Maurice : Je n’en connaissais pas, à l’époque. J’ai été conscient de mon homosexualité progressivement, vers 14 ou 15 ans, et j’ai fait mon coming out à 16 ans. Avant, ça n’existait pas pour moi. Au tournant des années 70 et 80, la question de l’homosexualité était quand même beaucoup plus taboue qu’aujourd’hui…

Lire la suite…