Critique L’Amour en Cage de Taram Boyle

Voici le troisième roman de Taram Boyle. Comme les deux opus précédents, le texte est bien écrit, les descriptions sont aussi très détaillées aussi bien au niveau des sentiments qu’au niveau des sensations au cours des (nombreuses) scènes érotiques.

Tout démarre par la vision sur un site de rencontres vidéos d’un jeune homme blond nu étendu sur un lit dans une pièce vide. Il tient dans sa main un amour en cage, ce fameux fruit de la passion dont la chair délicieuse est prisonnière de ses feuilles desséchées. Cette image presque un tableau, va obséder Julien qui va y déceler une beauté et une pureté à l’opposé de ce qu’il a l’habitude de croiser sur ce site. Dès lors, il sera obsédé par ce bel inconnu, si différent, qui incarne une sorte de perfection inaccessible. Évidemment, l’un des clients de Julien (qui est coach d’entreprise) ne va pas voir cet amour d’un bon œil, i va même tenter d’y mettre un terme…
L’originalité de L’amour en cage c’est que l’un des protagonistes, aussi beau qu’il soit, ne supporte pas qu’on le touche, alors que son prétendant est un accro au sexe de premier ordre. Il va donc falloir que chacun d’entre eux fasse de gros efforts pour qu’une relation soit possible.
Pour Valentin c’est presque un travail psychanalytique qui est nécessaire pour surmonter les traumas de son enfance. Heureusement, Julien est doté de suffisamment de charmes pour le faire aller de l’avant.
Le roman est dense car, pour que Valentin soit libéré de son étouffant passé, Julien va lui proposer un pèlerinage aux sources du mal. On s’en doute, le dénouement est à la hauteur de toutes ces espérances. L’Amour en cage se dévore d’une traite. Une excellente romance érotique entre hommes comme on aimerait en lire plus souvent.

 

 

 

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Le Royaume des plaisirs, conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Bonjour Maxime Harven. Vous êtes l’auteur d’un roman érotique, « Le Royaume des Plaisirs », un livre plutôt déroutant.

Mon but n’était pas de dérouter le lecteur. J’ai envisagé « Le Royaume des plaisirs » comme un exercice. Je voulais écrire un roman érotique de bout en bout, si je peux m’exprimer ainsi (rire). Si vous commencez à lire ce roman, vous remarquerez très vite que le moindre détail est prétexte aux plaisirs masculins. Le sexe est présent sur chaque page… Lire la suite…

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Andrej Koymasky, du piment dans le sentimental

Andrej Koymasky

CG : Bonjour Andrej, pourriez-vous vous présenter en un seul Tweet ?
AK : Vieux, moche et fauché… Mais ce n’est pas pour trouver mon amant que j’écris ces lignes. Je suis un écrivain qui n’était pas heureux avec les histoires qu’il trouvait sur internet (parce qu’elles sont soit pornographiques, soit à l’eau de rose). Un jour j’ai décidé d’écrire les miennes : on ne peut pas critiquer un travail si on n’est pas à la hauteur de celui-ci. Ah, bon… j’ai été professeur de dessin dans des lycées…

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