Sève brute, orgasmes jubilatoires

Sève brute surprend par son style littéraire parfaitement maîtrisé. C’est la première nouvelle qui scotche le lecteur grâce à des descriptions érotiques recherchées, toujours justes et incroyablement efficaces. Bruno Ay emporte le lecteur à haute vitesse sur une route où la testostérone est le moteur de toutes les envies, la justification de tous les excès.

 

Sève brute, le roman brûlant de Bruno Ay

Culture Gay : Bonjour Bruno Ay, vous publiez « Sève brute » aux Éditions Textes Gais. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à votre sujet et nous raconter la genèse de votre premier ouvrage ?

Bruno Ay : Au tout début, c’était l’envie d’écrire des textes courts autour de fantasmes strictement érotiques. L’envie d’aborder de front des situations très sexuées, de trouver ma propre manière d’écrire sur ce thème-là. C’est un sujet qui m’a toujours paru au moins aussi intéressant que d’autres en tant que lecteur. Je trouve même que c’est, en soi, un beau matériau littéraire. J’avais envie de m’y essayer.

Puis je me suis attaché à certains personnages. J’ai éprouvé le besoin de les étoffer, de les rendre un peu moins “mécaniques”, moins strictement porno ; puis de les entrecroiser d’un récit à l’autre pour ne pas les perdre de vue complètement, et donner cet aspect choral dans la dernière partie. 

Et peu à peu, j’ai décidé de ne rien m’interdire. J’ai voulu qu’il y ait du fantastique, des vampires, un côté polar, Éros et Thanatos à la fois. Et de l’humour, si possible. Je voulais que ce soit léger, plutôt enjoué, j’y tenais beaucoup. Personnellement je trouve que l’érotisme et l’humour ne sont pas forcément incompatibles. Certains films pornos gay le prouvent, parfois même avec un brio qui m’épate.

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Les sacrés Bons Dieux de Jean-Marc-Brière

Sacrés bons dieux de Jean-Marc Brière

Les romans de Jean-Marc Brière jalonnent les bibliothèques numériques comme de délicieuses pâtisseries dans la devanture d’un salon de thé. Tout le monde adore ce littéraire dont la plume précise glisse souvent dans l’érotisme le plus exacerbé. Mais on sait peu de choses de l’homme derrière ses livres. Il a accepté notre interview.

 

Culture Gay : Bonjour Jean-Marc Brière, pourriez-vous lever le voile sur qui vous êtes dans la vie ? (Où vivez-vous, quels sont vos auteurs favoris, que faites-vous dans la vie, quelles sont vos passions ?)

Jean-Marc Brière : Je vis en Angoumois (Angoulême). Je vis de mes rentes après environ 34 ans de travail acharné (pas que…) et une vie mouvementée mais pas trop dissipée au cours de laquelle j’ai connu le bonheur auprès d’un homme (aujourd’hui décédé) pendant 33 ans. Enfant oublié par sa famille, j’ai vécu en pension jusqu’à l’âge de 18 ans. Serveur de restaurants, j’ai suivi des cours de droit pour devenir conseiller juridique et fiscal puis expert comptable. Exclusivement gay depuis toujours, je m’en suis trouvé très heureux. J’estime que parler de sexe est aussi normal que de parler de son boulot.

J’adore lire, la musique Classique ou non, visiter des musées, voir des spectacles mais surtout errer dans des régions ou des pays que je ne connais pas.

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Lecture : Un Amour d’acteur, de Morgan du Roy

Pour oublier une rupture, William décide de partir quelques jours à moto à Gordes, dans le Lubéron. Il rencontre Tom, un jeune étudiant charmant qui l’impressionne par sa beauté, sa détermination et sa grande sensualité. Il paraît cependant plus jeune que son âge et William ne croit pas à une relation longue distance. Pour lui, seule compte sa carrière d’acteur qui débute. Après un accident de moto, il fait la connaissance d’Aiden, un médecin qui va le dévaloriser et lui démontrer qu’il n’est qu’un rêveur et un acteur sans grande envergure. Mais William n’a pas dit son dernier mot et il ne sait pas encore que Tom lui réserve une surprise de taille…

Un Amour d’Acteur, de Morgan du Roy

1 – L’inconnu de Bel air

 

William arrêta sa moto à seulement quelques kilomètres de Gordes, non loin de Roussillon, dans le Lubéron. Il avait vu un reportage sur cette région, à la télévision, et il en était immédiatement tombé sous le charme. Il éprouvait un tel besoin de se changer les idées que ces vacances, planifiées à la dernière minute, s’étaient imposées à lui comme une indispensable bouffée d’air.

Il gravit une petite route et s’installa sur un terrain, occupé par une végétation luxuriante, qui avait l’air à l’abandon. En ce mois de juillet, le soleil cognait et les zones d’ombre et de fraîcheur étaient les bienvenues.

Il installa une serviette sur l’herbe fraîche pour s’y asseoir et contempler la colline de Gordes qui lui faisait face, tel un trophée. En effet, il avait roulé depuis tôt le matin pour parcourir les sept cents kilomètres qui le séparaient de la capitale, ne s’arrêtant que pour prendre de l’essence. La récompense se dressait maintenant devant lui sur son rocher monumental, avec ses maisons pittoresques en pierre, son château, ses abbayes. L’air était chargé de mille parfums et il régnait ici un calme incroyable pour ce jeune Parisien au tempérament de feu. Il s’allongea quelques instants et ferma les yeux pour profiter à fond de cette quiétude. Comme c’était bon.

William avait vingt-quatre ans. Ce petit blond au regard franc possédait de grands yeux qui pouvaient vous charmer ou vous pétrifier avec une facilité et une vivacité déconcertantes. Le visage fin, avec un petit nez et des lèvres charnues, William inspirait la réserve, ou peut-être même une certaine noblesse. Avec ses cheveux blonds toujours bien coiffés et son look de motard tiré à quatre épingles, le jeune homme ne laissait jamais personne indifférent. Loin d’en abuser, Will, comme le surnommaient ses amis, était d’une nature spontanée, naturelle, pour ne pas dire impulsive.

Deux jours plus tôt, Will ignorait encore tout de ce qui allait le porter jusque dans le Lubéron. Et c’est sur un coup de tête qu’il enfourcha sa moto, emportant avec lui le strict minimum, une savonnette, quelques vêtements de rechange, un peu de nourriture et une bouteille d’eau.

Il dégrafa l’une des sacoches de sa moto pour la poser à côté de sa serviette. Il ouvrit une boîte de thon en conserve et la retourna dans une demi-baguette qu’il fendit avec les doigts. William ne réclamait pas plus de confort. Il avait de quoi combler sa soif et sa faim, il réfléchirait à la suite des événements le moment venu. Lire la suite…

Stéphane Dubin, écrivain sensuel

Stéphane Dubin, écrivain sensuel

 

Culture Gay a du s’y reprendre à plusieurs reprises avant que Stéphane Dubin, peu familier des réseaux sociaux, accepte notre demande d’interview. Ce qui surprend, à la lecture de «Peurs entre nous», c’est la qualité littéraire de ce roman viril et sentimental. Mieux que de longs discours, nous avons sélectionné quelques courts extraits qui abondent en ce sens :

« Mais en le massant, je me surprends à le caresser ; si le geste est le même ou presque, l’esprit est différent. C’est le désir qui me dévore, mes doigts agissant sur ses trapèzes émergeant du large col de son t-shirt, son corps s’offrant soudain à moi, sa respiration calme animant le dessin de ses lèvres entrouvertes. Un effet inattendu. Mince. J’arrête, je me sens coupable, je me sens touché, piégé. Pas possible. Ce doit être un esprit de la montagne qui me joue un tour ! J’éteins la lampe, doucement je glisse dans mon sac. Dans ma gorge ? Dans ma tête ? Dans ma poitrine ? Quelque part comme une étincelle a pris vie. C’est l’inconnu. Dans la nuit le vent siffle, et puis j’oublie. »

 

Culture Gay : Bonjour Stéphane Dubin, seriez-vous quelqu’un de secret ou de réservé ?

Stéphane Dubin : J’aime bien savourer le temps de la réflexion. L’époque est à l’instantané, à la dictature de l’immédiat. Alors prendre un peu le large…

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Le Royaume des plaisirs, conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Bonjour Maxime Harven. Vous êtes l’auteur d’un roman érotique, « Le Royaume des Plaisirs », un livre plutôt déroutant.

Mon but n’était pas de dérouter le lecteur. J’ai envisagé « Le Royaume des plaisirs » comme un exercice. Je voulais écrire un roman érotique de bout en bout, si je peux m’exprimer ainsi (rire). Si vous commencez à lire ce roman, vous remarquerez très vite que le moindre détail est prétexte aux plaisirs masculins. Le sexe est présent sur chaque page…

201608-maxime-harven-le-royaume-des-plaisirs-coverClassez-vous Le Royaume des plaisirs dans la catégorie romanesque, sentimentale, simplement érotique ?

Pour moi c’est avant tout un roman érotique-fantastique. Mais je trouvais que la plupart des romans de ce genre étaient finalement assez réalistes. Les protagonistes racontent souvent des vies ordinaires. J’avais envie de quelque chose qui ressemble aux contes des 1001 nuits. Je ne me suis imposé aucune limite.

Comment vous sont venues les idées de l’île aux verges volantes, la mer des foutres, l’usine à sexe et ces monstres assoiffés de jeunes hommes ?

La mythologie grecque est hautement érotique. Quand j’étais adolescent, j’ai vu ces céramiques représentant des scènes homosexuelles et je n’ai pu les dissocier de toutes ces histoires de minotaure, d’esclaves ou de malédictions divines. Du coup il était parfaitement naturel de planter un décor aussi imagé.

Avez-vous d’autres romans en préparation ?

Je ne sais pas encore. Les lecteurs en redemandent, mais je ne veux pas me forcer, même si j’obtiens un certains succès avec Le Royaume des plaisirs. Mais si j’écris un certain roman, je vous promets qu’il sera encore plus imaginatif que le premier !

Résumé :

Maxime est obsédé à l’idée d’avoir ses premiers rapports avec un jeune de son âge. La tension sexuelle qui l’habite est telle que lorsqu’il rencontre trois jeunes hommes qui lui promettent une « journée d’éclate entre mecs », il accepte sans réfléchir. Mais ceux-ci vont l’emmener dans un palais superbe dissimulé dans une montagne. C’est là qu’il va pénétrer dans un monde totalement inconnu où tous les fantasmes deviennent possibles. C’est nu et ivre de désir qu’il va devoir vivre cette aventure exceptionnelle.

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Andrej Koymasky, du piment dans le sentimental

Andrej Koymasky

CG : Bonjour Andrej, pourriez-vous vous présenter en un seul Tweet ?
AK : Vieux, moche et fauché… Mais ce n’est pas pour trouver mon amant que j’écris ces lignes. Je suis un écrivain qui n’était pas heureux avec les histoires qu’il trouvait sur internet (parce qu’elles sont soit pornographiques, soit à l’eau de rose). Un jour j’ai décidé d’écrire les miennes : on ne peut pas critiquer un travail si on n’est pas à la hauteur de celui-ci. Ah, bon… j’ai été professeur de dessin dans des lycées…

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