Trois questions à Taram Boyle, l’écrivain gay censuré par Facebook

Les Editions Textes Gais publient un recueil des trois tomes de Taram Boyle, auteurs de romans sentimentaux/érotiques qui ont tous connus un beau succès. C’est l’occasion de prendre des nouvelles de ce jeune auteur qui en intrigue plus d’un.

 

Culture Gay : Bonjour Taram. Pourquoi avoir décidé de sortir vos 3 romans en un seul volume ?

Taram Boyle : Le numérique permet de lire de façon plus libre et on trouve des sagas ou des trilogies vendues ainsi. Ce n’est pas qu’une réédition, les textes ont été légèrement améliorés. Comme ces trois romans ont connu chacun une belle carrière, j’ai pensé que de les proposer tous ensemble à un petit prix serait intéressant pour les lecteurs. Je pense aux plus jeunes gays ou aux gays sans activité qui n’ont pas trop les moyens de s’offrir beaucoup de lecture. Ils ont ici une belle occasion de faire le plein de romance et de fantasmes pour trois fois rien.

 

Culture Gay : Tu es également connu pour tes déboires avec Facebook. Tu es toujours en guerre contre eux ?

Taram Boyle : Non, pas du tout. Ils sont en croisade contre l’érotisme gay avec leur esprit étriqué et puritain. Facebook a censuré plusieurs fois mes posts en prétendant que je ne respectais pas leurs règles de communauté. Seulement leurs règles de communauté ne respectent pas le droit français qui interdit de censurer. Chez nous, montrer un homme nu de dos, n’a rien de scandaleux. Aux USA on fait une attaque dès qu’on voit une paire de fesses, par contre, montrer des actes terroristes, promouvoir l’homophobie, la haine, le racisme, le nazisme, ne pose aucun problème. Plusieurs de mes comptes ont été censurés. Je n’ai plus du tout accès à Facebook d’où j’ai été totalement banni, par contre sur mon ancien compte, toutes mes données et mes anciennes pages sont toujours actives, ce que je trouve assez malhonnête de leur part. Si vous voulez me suivre sur Facebook, allez sur Taram Boyle (page gérée par un tiers). Sinon, il y a Twitter qui est quand même beaucoup plus souple et surtout, tellement moins homophobe.

 

Culture Gay : Tes trois romans ont tous connu le succès. Ils ont été publiés en numérique mais les versions papier sont épuisées. Le prochain est pour bientôt ?

Taram Boyle : J’avoue que j’ai un peu le syndrome de la page blanche, mais c’est volontaire. Je ne veux pas faire comme certains auteurs qui enchaînent les textes comme s’ils travaillaient à l’usine. Pour être franc avec vous, j’ai rencontré quelqu’un et les fantasmes que j’écrivais auparavant, je les vis réellement au quotidien. Dans ma chambre à coucher, il n’y a personne pour me censurer et je me sens totalement libre. Peut-être que je suis en train de me ressourcer, de me recharger d’énergie et mes futurs romans sont en train de naître. Je vous tiendrai au courant. Mais pour l’instant je suis beaucoup trop amoureux et comblé pour écrire. Il faut vivre l’amour pour pouvoir le raconter…

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Stéphane Dubin, écrivain sensuel

Stéphane Dubin, écrivain sensuel

 

Culture Gay a du s’y reprendre à plusieurs reprises avant que Stéphane Dubin, peu familier des réseaux sociaux, accepte notre demande d’interview. Ce qui surprend, à la lecture de «Peurs entre nous», c’est la qualité littéraire de ce roman viril et sentimental. Mieux que de longs discours, nous avons sélectionné quelques courts extraits qui abondent en ce sens :

« Mais en le massant, je me surprends à le caresser ; si le geste est le même ou presque, l’esprit est différent. C’est le désir qui me dévore, mes doigts agissant sur ses trapèzes émergeant du large col de son t-shirt, son corps s’offrant soudain à moi, sa respiration calme animant le dessin de ses lèvres entrouvertes. Un effet inattendu. Mince. J’arrête, je me sens coupable, je me sens touché, piégé. Pas possible. Ce doit être un esprit de la montagne qui me joue un tour ! J’éteins la lampe, doucement je glisse dans mon sac. Dans ma gorge ? Dans ma tête ? Dans ma poitrine ? Quelque part comme une étincelle a pris vie. C’est l’inconnu. Dans la nuit le vent siffle, et puis j’oublie. »

 

Culture Gay : Bonjour Stéphane Dubin, seriez-vous quelqu’un de secret ou de réservé ?

Stéphane Dubin : J’aime bien savourer le temps de la réflexion. L’époque est à l’instantané, à la dictature de l’immédiat. Alors prendre un peu le large…

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Critique L’Amour en Cage de Taram Boyle

Voici le troisième roman de Taram Boyle. Comme les deux opus précédents, le texte est bien écrit, les descriptions sont aussi très détaillées aussi bien au niveau des sentiments qu’au niveau des sensations au cours des (nombreuses) scènes érotiques.

Tout démarre par la vision sur un site de rencontres vidéos d’un jeune homme blond nu étendu sur un lit dans une pièce vide. Il tient dans sa main un amour en cage, ce fameux fruit de la passion dont la chair délicieuse est prisonnière de ses feuilles desséchées. Cette image presque un tableau, va obséder Julien qui va y déceler une beauté et une pureté à l’opposé de ce qu’il a l’habitude de croiser sur ce site. Dès lors, il sera obsédé par ce bel inconnu, si différent, qui incarne une sorte de perfection inaccessible. Évidemment, l’un des clients de Julien (qui est coach d’entreprise) ne va pas voir cet amour d’un bon œil, i va même tenter d’y mettre un terme…
L’originalité de L’amour en cage c’est que l’un des protagonistes, aussi beau qu’il soit, ne supporte pas qu’on le touche, alors que son prétendant est un accro au sexe de premier ordre. Il va donc falloir que chacun d’entre eux fasse de gros efforts pour qu’une relation soit possible.
Pour Valentin c’est presque un travail psychanalytique qui est nécessaire pour surmonter les traumas de son enfance. Heureusement, Julien est doté de suffisamment de charmes pour le faire aller de l’avant.
Le roman est dense car, pour que Valentin soit libéré de son étouffant passé, Julien va lui proposer un pèlerinage aux sources du mal. On s’en doute, le dénouement est à la hauteur de toutes ces espérances. L’Amour en cage se dévore d’une traite. Une excellente romance érotique entre hommes comme on aimerait en lire plus souvent.

 

 

 

Le Royaume des plaisirs, conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Maxime Harven « Le Royaume des plaisirs », conte des 1001 nuits gays

Bonjour Maxime Harven. Vous êtes l’auteur d’un roman érotique, « Le Royaume des Plaisirs », un livre plutôt déroutant.

Mon but n’était pas de dérouter le lecteur. J’ai envisagé « Le Royaume des plaisirs » comme un exercice. Je voulais écrire un roman érotique de bout en bout, si je peux m’exprimer ainsi (rire). Si vous commencez à lire ce roman, vous remarquerez très vite que le moindre détail est prétexte aux plaisirs masculins. Le sexe est présent sur chaque page…

201608-maxime-harven-le-royaume-des-plaisirs-coverClassez-vous Le Royaume des plaisirs dans la catégorie romanesque, sentimentale, simplement érotique ?

Pour moi c’est avant tout un roman érotique-fantastique. Mais je trouvais que la plupart des romans de ce genre étaient finalement assez réalistes. Les protagonistes racontent souvent des vies ordinaires. J’avais envie de quelque chose qui ressemble aux contes des 1001 nuits. Je ne me suis imposé aucune limite.

Comment vous sont venues les idées de l’île aux verges volantes, la mer des foutres, l’usine à sexe et ces monstres assoiffés de jeunes hommes ?

La mythologie grecque est hautement érotique. Quand j’étais adolescent, j’ai vu ces céramiques représentant des scènes homosexuelles et je n’ai pu les dissocier de toutes ces histoires de minotaure, d’esclaves ou de malédictions divines. Du coup il était parfaitement naturel de planter un décor aussi imagé.

Avez-vous d’autres romans en préparation ?

Je ne sais pas encore. Les lecteurs en redemandent, mais je ne veux pas me forcer, même si j’obtiens un certains succès avec Le Royaume des plaisirs. Mais si j’écris un certain roman, je vous promets qu’il sera encore plus imaginatif que le premier !

Résumé :

Maxime est obsédé à l’idée d’avoir ses premiers rapports avec un jeune de son âge. La tension sexuelle qui l’habite est telle que lorsqu’il rencontre trois jeunes hommes qui lui promettent une « journée d’éclate entre mecs », il accepte sans réfléchir. Mais ceux-ci vont l’emmener dans un palais superbe dissimulé dans une montagne. C’est là qu’il va pénétrer dans un monde totalement inconnu où tous les fantasmes deviennent possibles. C’est nu et ivre de désir qu’il va devoir vivre cette aventure exceptionnelle.

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Andrej Koymasky, du piment dans le sentimental

Andrej Koymasky

CG : Bonjour Andrej, pourriez-vous vous présenter en un seul Tweet ?
AK : Vieux, moche et fauché… Mais ce n’est pas pour trouver mon amant que j’écris ces lignes. Je suis un écrivain qui n’était pas heureux avec les histoires qu’il trouvait sur internet (parce qu’elles sont soit pornographiques, soit à l’eau de rose). Un jour j’ai décidé d’écrire les miennes : on ne peut pas critiquer un travail si on n’est pas à la hauteur de celui-ci. Ah, bon… j’ai été professeur de dessin dans des lycées…

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