En Algérie, être pénétré c’est très mal, même si c’est un viol.

Rahim : “En Algérie, être pénétré c’est très mal, même si c’est un viol !”

Rahim est un jeune algérien de 27 ans. Il habite Alger et ne supporte plus les mauvais traitements qui sont réservés aux gays. Violé à de multiples reprises pendant des années par le mari de sa sœur, il a décidé de se confier à Culture Gay.

Culture Gay : Salut Rahim, tu habites Alger. Peux-tu nous décrire comment est ton quotidien aujourd’hui en tant que gay ?

Rahim : Actuellement, je me sens menacé au quotidien, surtout quand je me rends dans les lieux de drague gay… Dès que je sors de chez moi et que je traverse ma cité, on m’insulte, on fait des bruits bizarres. Si seulement ce n’était que cela ! À plusieurs reprises on a essayé de m’agresser physiquement. À chaque fois ils étaient plusieurs contre moi.
Ils ont même lancé un chien à ma poursuite. Une fois, alors que j’étais en train de marcher, un mec vient par-derrière moi et me gifle. Je suis tombé par terre et il m’a craché dessus. Ensuite, il a jeté sa cigarette allumée en direction de mes yeux. Heureusement je portais une casquette !

Culture Gay : Comment sont perçus les gays en Algérie ? Est-ce que tous les gays sont persécutés, ou est-ce que certains peuvent avoir une vie normale au grand jour ?

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Laurent Dautray, un premier roman sensible, bouleversant, indispensable

Laurent Dautray, un premier roman sensible, bouleversant, indispensable

Laurent Dautray, un premier roman sensible, bouleversant, indispensable

À la fin de la lecture de «Dis-le», ce sont des frissons qui vous parcourent l’échine et peut-être un mot qui vous vient à l’esprit : Magnifique. Si le roman prend parfois des allures de règlement de comptes et répertorie les errances de Mathieu, le jeune amant, dont il est question, le style de l’auteur rend l’exercice passionnant. «Dis-le» nous permet de partager les attentes, les désillusions et les combats d’un narrateur de douze ans plus âgé que le jeune au charme dévastateur. Très vite on réalise, qu’on ne peut apprivoiser un petit animal sauvage sans craindre griffes et morsures. C’est peut-être de cela qu’il est finalement question dans ce roman-documentaire. L’auteur refuse d’ailleurs de parler d’autobiographie et présente son travail comme une auto-fiction. Mais peu importe. On se dit que nous aussi, nous aurions pu tomber en amour avec Mathieu et essayer de l’aider à s’en sortir. C’est justement ce qui est beau dans ce roman, la description des sentiments dans des situations que nous aurions pu rencontrer. Car personne n’est à l’abri du bonheur, ni de la fatalité et la vie s’amuse toujours à combiner les deux. À lire absolument.

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