Viré de chez mes parents le jour de mon coming out

Nolan a été expulsé de chez ses parents à 18 ans, le jour de son anniversaire.

Culture Gay : Salut Nolan, ton coming out a viré au drame. Peux-tu nous dire quel âge tu avais et comment tu t’étais préparé à cet évènement ?

Nolan : C’était début janvier, le jour de mon anniversaire, pour mes 18 ans. À l’époque je n’avais pas de petit copain, mais je savais que j’étais gay. J’en avais marre de vivre caché. J’ai pensé que ça me libérerait et que ce serait mieux au niveau de mes amis et de mes proches. J’ai profité du fait que toute la famille soit réunie pour faire mon annonce. Je n’avais aucune idée de comment ça allait se passer. Comme tous les ans, nous avons fait un grand repas. J’ai ensuite soufflé les bougies sur mon gâteau. Les gens sont arrivés avec des cadeaux et j’ai rassemblé tout mon courage pour annoncer à tout le monde que j’étais gay.

 

Culture Gay : Comment tes proches ont-ils réagi ?

Nolan : C’était le drame ! Ma mère a éclaté en sanglots et mon père a dit devant tout le monde “Prends la porte ! Tu n’es plus notre fils !” J’étais désemparé. Je ne savais plus quoi faire. Sous la pression de mon père, je suis sorti dans la rue, sans savoir où aller. Heureusement, mes grands-parents m’ont couru après. Ils ont été formidables, immédiatement. Ils m’ont dit “va chercher tes affaires, tu vas venir à la maison”. Quand je suis revenu, il y avait tout mes cadeaux. Je n’en ai ouvert aucun, sauf celui de mes grands-parents.

 

Culture Gay : Les autres membres de ta famille ne t’ont pas défendu ?

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Théâtre : Un Cœur Sauvage

Casting de Un Cœur Sauvage, Douglas Lemenu, Léa Malassenet et Thomas Violleau

Culture Gay : « Un Cœur Sauvage » revient au théâtre pour 4 mois de représentations au Théâtre Le Funambule – Montmartre. Après presque 15 ans de représentations peut-on parler d’un grand succès ?

Douglas Lemenu : Je ne sais pas si on peut parler de grand succès mais cette pièce qui est le premier volet de la trilogie (Un Cœur en Herbe et Un Cœur de Père sont les volets suivants) écrite par Christophe Botti, est la pièce la plus mise en scène depuis sa création en 2005. Nous sommes heureux de la jouer pendant 4 mois dans le 18ème ! C’est une pièce encore tellement utile aujourd’hui… Nous nous réjouissons déjà de partir jouer les 7, 8 et 9 à Bordeaux au Théâtre La Lucarne.

C’est une pièce qui ne doit pas être pensée comme une nécessité d’être uniquement jouée à Paris et pour laquelle le fait d’être jouée en terrain conquis, à la capitale, serait une fin en soi. Elle doit vivre sur l’ensemble du territoire national. Nous nous attelons tous les jours avec notre chargé de diffusion à organiser des représentations dans des collèges, des lycées, des municipalités !

Culture Gay : La pièce met en scène des adolescents confrontés à la sexualité, à la difficulté de s’accepter en tant que gay et du suicide chez les jeunes. Comment « Un Cœur Sauvage » est-elle perçue par les nombreux lycéens qui viennent la voir ?

Douglas Lemenu : C’est la force de cette pièce et c’est pour cela qu’elle est reprise depuis 14 ans maintenant. Les questions qu’elle soulève, les sujets traités sont intemporels et universels.

J’aime l’intelligence de cette pièce dans sa construction. Tout y est ! Les gens viennent et repartent enchantés. Des larmes, parfois. Des rires, souvent. Les 3 personnages sont des adolescents et cette pièce invite véritablement le public pendant 1h15 à refaire le film de leur adolescence.

La question de l’orientation sexuelle y est centrale mais pas seulement. Le sujet de la frontière entre l’amour et l’amitié à un âge de la vie parfois difficile est à mon sens le fil rouge de cette histoire.

La thématique gay est pour moi un détail même si elle met en avant des problématiques qui sont intrinsèquement liées. Il ne s’agit pas de dénoncer des comportements mais d’amener à une vraie prise de conscience de la question de l’orientation sexuelle qui n’est pas – rappelons le encore une fois – un choix.

Si les gens repartent en se disant « Peut-être que je ne me suis pas toujours bien comporté quand j’étais au collège ou au lycée » ou « J’ai peut-être pas voulu voir ce qui se passait », alors le pari est gagné ! Le théâtre a précisément dans ce cas là une portée éducative, pédagogique.

C’est un âge de la vie compliqué et l’inconnu effraie.  L’âge de l’adolescence c’est véritablement le rendez-vous de tellement de premières fois !

Culture Gay : Frédéric Maugey, ainsi que tout le casting, se distinguent en mettant un point d’honneur à se mettre au niveau des jeunes. Les problèmes des jeunes d’il y a quinze ans de ceux d’aujourd’hui sont-ils les mêmes ? Sentez-vous une évolution des LGBTQ ces dernières années ?

Douglas Lemenu : Comme je le disais plus haut, ce sont des thèmes universels et intemporels et de toute évidence les problématiques sont les mêmes. Ce qui a cependant évolué en presque 15 ans c’est la prise de conscience majeure par une bonne partie de la population du rejet des minorités. Je parle là de toutes les minorités.

Nous travaillons avec SOS Homophobie, Urgence Homophobie, Le Sidaction et nous saluons leurs initiatives pour faire reculer toutes les formes de violences que beaucoup ont à subir encore aujourd’hui du fait de leur orientation sexuelle.

Le mariage pour tous a suscité de vives tensions dans tout le pays pendant plusieurs mois. Aujourd’hui, les gens qui souhaiteraient le remettre en cause sont à la marge.

Tous les jours, les associations font un travail extraordinaire pour mettre en lumière les actes de violences, les agressions, le harcèlement scolaire etc.

Il y a 15 ans, les réseaux sociaux n’étaient pas un vecteur de communication aussi omniprésent qu’aujourd’hui et je reconnais bien volontiers que les réseaux sociaux ne présentent pas que des avantages ! Ils sont aussi le terrain de bien des lynchages ici ou là…

Mathan, adolescent de 17 ans que j’interprète dit d’ailleurs une chose très juste : « Il y aura toujours un crétin pour crier « Sale Pédé », mais le jour où il y aura une loi contre la bêtise, je promets que je porterais plainte » !

 

Douglas Lemenu

Culture Gay : Vous jouez donc le personnage de Mathan, rôle titre de la pièce « Un Cœur Sauvage », c’est pour vous le moyen d’aider les jeunes gays en souffrance ?

Douglas Lemenu : Le personnage de Mathan est extraordinaire ! Il est le personnage central autour duquel qui gravitent Virginie (Léa Malassenet) et François (Thomas Violleau). Un adolescent de 17 ans profondément attachant. Tantôt solaire, tantôt plus sombre. Tantôt interrogatif, tantôt affirmatif. Tantôt ami, tantôt amant. « Un Cœur Sauvage » c’est la mise en lumière d’un questionnement intérieur et de ce qui peut être tragiquement vécu par beaucoup de gays lorsque vient la révélation de son homosexualité. Une pièce profondément optimiste !

C’est effectivement un moyen d’aider les jeunes (et les moins jeunes !) gays en souffrance, bien sûr.

Je crois qu’il est assez aisé de s’identifier aux épreuves que traversent Mathan. C’est là le super travail de Christophe Botti dans l’écriture. Il n’y pas eu de tricherie. C’est simple d’accès et c’est ça qui la rend aussi pure, je crois.

On ne parle de rien d’autre que d’amour et le texte porte ce sentiment dans un véritable écrin du début à la fin. La mise en scène de Frédéric Maugey est au service du texte et renforce encore davantage ce que je viens de dire.

Mais cette pièce à un double objectif : aider, accompagner les gays dans leur coming-out bien sûr, mais aussi sensibiliser et amener à réfléchir sur des comportements qui n’étaient pas acceptables il y a quelques années, qui ne le sont pas plus aujourd’hui et qui ne le seront davantage demain.

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Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire

 

Michaël : “Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire.”

Michaël a 33 ans.  Il habite Montréal (Québec) où il est étudiant en cybersécurité et en cyberenquête à l’École Polytechnique. Il est régulièrement confronté à des prédateurs sexuels qui convoitent des ados, souvent trop jeunes pour soupçonner les conséquences de telles rencontres.

 

Culture Gay : Tu as récemment fait un parallèle entre tes études en cybercriminalité et ta propre expérience. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Michaël : En effet, ma réorientation dans ce domaine n’a rien d’étranger à ma propre expérience, même si ce n’est pas ma seule motivation. J’aime d’abord et avant tout l’informatique depuis toujours. Au-delà de cette passion toutefois il y a mon parcours.
Il y a exactement 20 ans, alors que j’avais 13 ans, je commençais à utiliser les chats en ligne. Au même moment, je commençais à découvrir et à être curieux par rapport à mon orientation sexuelle. C’est à ce moment que, seul devant l’inconnu de ma propre sexualité, j’ai eu la malchance de discuter sur mIRC avec plusieurs cyberprédateurs qui ont profité de ma vulnérabilité pour faire de moi leur objet sexuel.
J’ai pu reconnaître ce qui m’était arrivé et rétablir les faits dès le début de ma vingtaine qui fut malgré tout très chaotique, mais riche en apprentissages et en développement personnel. J’ai aussi beaucoup voyagé, étudié, réfléchi, grandi.
Ma réorientation professionnelle était nécessaire pour plusieurs raisons, et ce domaine est tout indiqué pour moi. Maintenant que j’ai plus de recul sur mon expérience de vie, je suis certain que je peux y jouer un rôle différent de quelqu’un qui n’a pas le même vécu.

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Enzo, 14 ans : « Les gens ne pensent qu’à la reproduction alors que dans la vie, il n’y a pas que ça »

Témoignage, Enzo, 14 ans.

Enzo a 14 (et demi 😉 ), il habite dans le nord de la France. Il est gay depuis 2 ans et il décidé de faire le point sur sa vie avec nous.

 

Culture Gay : Parlons un peu de toi, Enzo. Quels sont tes centres d’intérêts dans la vie ?

Enzo : J’ai envie de réussir mes études, essayer d’aller jusqu’au BAC+3 pour avoir plus de choix au niveau des métiers. Je voudrais avoir une situation amoureuse stable (comme elle l’est pour le moment). Adopter, mais je ne sais pas encore. J’ai besoin de réfléchir encore longtemps parce que j’ai encore quelques années devant moi. Et être tout simplement heureux sans avoir à penser qu’on se moque de moi sur ma façon d’être. J’écoute beaucoup de musiques et différents chanteurs/chanteuses alors ça serait difficile de dire que j’aime un artiste pour le moment, mais celui que j’écoute le  plus c’est Lenni-Kim. Mais ce que j’aime le plus c’est écrire. J’écris un-peu tout. Par exemple des bandes-dessinées, des livres ou je recopie des cours plusieurs fois… je trouve toujours quelque chose à écrire. Mon roman préféré, c’est « Dracula »de Bram Stoker. Je ne regarde pas de séries. Mes films préférés sont : « Baisers cachés », « Ça », « Paranormal Activity » (j’aime les films d’horreur) :joy:

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Nassim, 15 ans « Pour moi le sexe c’est un truc à part »

Nassim, 15 ans « Pour moi le sexe c’est un truc à part »

Nassim a 15 ans, il habite le sud de la France et il est en seconde générale. Il se proclame gay à 70%, mais lorsqu’il le pourra, il se verrait bien faire sa vie avec un garçon. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

Culture Gay : Bonjour Nassim. Tu dis que tu es gay à 70% comment fais-tu pour calculer si précisément cette proportion ?

Nassim : Ah ! Oui haha ! C’est totalement au hasard, il n’a pas fallu longtemps pour que je fasse le calcul ! C’est d’après mon expérience.

 

Culture Gay : à quoi ressemble la vie d’un ado aujourd’hui ?

Nassim : Je reste souvent devant mon tel à snapper et sinon je fais de la muscu au lycée et je sors dehors. Oui, j’écoute souvent du Rap, un peu de tout aussi Black M… J’adore aussi le rock du style Indochine, Telephone…Et attention cliché : j’aime bien Lady Gaga. Et je peux avouer sans honte que j’aime les musiques de l’époque xD du genre Nino Ferrer, Brassens, Goldman et surtout France Gall Ah oui je lis souvent, je vais parfois à la bibliothèque et je reviens chargé au max, je lis des mangas, des Bd (surtout Tamara et Marzi), mais je n’aime pas les gros livres.

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Amoureux de mon cousin, je voudrais vivre avec lui

Amoureux de mon cousin, je voudrais vivre avec lui

 

Martin nous écrit son désespoir depuis Rennes. Amoureux de son cousin depuis plusieurs années, ses sentiments le rongent et il ne sait pas comment faire évoluer cette situation. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

Culture Gay : Bonjour Martin, tu as aujourd’hui 29 ans et tu vis à Rennes. Comment as-tu découvert que ton cousin était gay et réciproquement ?

Martin : Moi j’étais très très jeune, je dirais à l’âge de 12 ou 13 ans. Et je l’ai découvert à propos de mon cousin lorsqu’il est venu passer ses vacances d’été chez mes parents. Il devait avoir 14 ans. Aujourd’hui il a 25 ans

 

Culture Gay : Parlons un peu de lui. Qu’est-ce qu’il a de spécial, qu’est-ce qui t’attire en lui ?

Martin : Il a 25 ans et nous avons  4 ans d’écart… Il vit sur Paris. Il a fait son coming-out assez tôt, avant ses 18 ans. J’adore son sourire, ses yeux… Pour ce qui est du physique, je dirais que tout en lui me plaît. Mais c’est aussi une belle personne, qui a le goût et l’envie d’entreprendre. Il a beaucoup d’énergie, il est cultivé, il sait beaucoup de choses…

 

Culture Gay : Idéalement, si tu avais une baguette magique que souhaiterais-tu vivre avec lui ?

Martin : Toute ma vie, être en couple et vivre heureux, se marier, construire une maison, avoir des enfants, etc… La vie d’un couple quoi ! 🙂

 

Culture Gay : Tu es amoureux de lui depuis le plus jeune âge ?

Martin : Je suis amoureux de lui depuis le jour de notre rencontre, c’est à dire vers mes 17 ans, lors de ces fameuses vacances chez mes parents… Car ma mère avait perdu de vue sa famille. C’était donc la première fois qu’on se voyait…

 

Culture Gay : Tu as déjà “consommé” les choses avec lui ?

Martin : Oui et non… Disons, pour être honnête, qu’il n’y a jamais eu vraiment de sexe… Mais toujours des rapprochements physiques… Des papouilles, des câlins, des caresses et quelques fois des bisous très tendres…

 

Culture Gay : Votre histoire ressemble presque à un conte de fées ! On voudrait qu’il finisse bien. Pourquoi n’êtes vous pas encore ensemble ??? 🙂

Martin : On se dit qu’aux yeux des gens, ce n’est pas bien… Même si moi, de mon côté, mon entourage m’encourage. Pour eux (parents frère, sœur et amis) ce n’est pas un cousin germain… et que quoi qu’il arrive, il n’y aura pas d’enfant naturel, alors bon… On ne porte même pas le même nom !

 

Culture Gay : S’il lit cet article, quel message aimerais-tu  lui adresser ?

Martin : Que je l’aime ! Que j’aimerais que ce soit l’homme de ma vie, qu’avec lui je veux vivre les plus beaux moments que l’on peut vivre dans une vie et faire de lui l’homme le plus heureux de ce monde !

 

Culture Gay : Tu es en contact régulier avec lui ? Il est en couple ?

Martin : Oui. Actuellement il est en couple depuis plus de 1 an même s’il s’est séparé plusieurs fois de son homme… On s’écrit environ tous les deux jours…

 

Culture Gay : On va se faire l’avocat du Diable, mais parfois les gens ont peur d’être blessant, surtout en famille. Et si votre filiation n’était qu’un prétexte car tu ne lui plais pas ?

Martin : Je ne pense pas, car ce ne sont pas les mots qu’il m’a dit lors de nos différentes discussions. Cet été, encore… 😉

 

Culture Gay : C’est vrai que vous êtes très mignons tous les deux Serais-tu prêt à quitter Rennes, tes amis, ta famille et ton emploi pour aller vivre avec lui à Paris ?

Martin : Merciii c’est gentil ! 🙂 Ah ! Oui sans aucune hésitation !

 

Culture Gay : Et si le problème n’était pas simplement sexuel. Il sait que vous tu as tel comportement sexuel et il a envie d’autre chose ?

Martin : Ah ! Bah ! De ce côté là moi je suis principalement actif et lui les 2…

 

Culture Gay : Et si on te disait que chasser dans la famille c’est la solution de facilité, que répondrais-tu ?

Martin : Je vous répondrais que, certes c’est dans la famille, mais avant toute chose, c’est notre cœur qui parle ! Et que jamais il ne bat aussi fort que lorsque nous sommes l’un avec l’autre !

 

Culture Gay : Que peut-on te souhaiter pour  2018 ?

Martin : J’espère qu’un jour on passera le cap… et que je souhaite qu’on soit heureux …Merciii Beaucoup… votre page est superbe ! Merci pour votre écoute et vos questions… Bises ! 🙂

 

Culture Gay : Merci beaucoup à toi, Martin, on croise les doigts pour que votre histoire se concrétise et vous soyez heureux ! 🙂

L’addiction au porno est une maladie qui rend ses victimes malheureuses

L’addiction au porno est une maladie qui rend ses victimes malheureuses

 

Culture Gay : Bonjour Valentin. Tu as partagé ta vie avec un garçon qui était accro aux films X gays. Comment as-tu découvert cet intérêt ? Était-il déjà accro avant votre rencontre ?

Valentin : Il était en effet déjà accro avant notre rencontre. il regardait en effet une dizaine de film par jour. Il était totalement décomplexé et pouvait visionner ses films avec ou sans ma présence, cela ne le dérangeait nullement. il ne se masturbait pas forcément voir très peu lors des visionnages, mais il commentait plutôt, du style : « ah oui ! Purée ! Celui là il en a une grosse ! » Il aimait les scènes avec des rebeu, dans les caves, etc.

 

Culture Gay : T’es-tu déjà demandé si les films n’avaient pas finalement comme but de t’exciter toi et ainsi de zapper les préliminaires ?

Valentin : Non pas du tout, c’était une façon pour lui de se nourrir de sexe au sens propre comme au sens figuré. J’ai appris par la suite qu’il me trompait régulièrement avec des hommes qu’il faisait venir à la maison durant mes absences, quand j’étais au bureau. En fait, je me suis rendu compte trop tard que je vivais avec quelqu’un de très tourmenté et qui avait un vrai problème d’addiction au films X et donc au sexe…

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