La casa de las flores, une série addictive et gay friendly

 

Quel est donc le mystère de cette série qui nous rend accro dès le première épisode ?

Netflix créée une fois encore la surprise avec La casa de las flores, une série mexicaine au rythme trépidant. Utilisant les codes des télénovelas, La casa de las flores est une sorte de Plus Belle La Vie puissance 10, comprenez qu’il se passe plus de chose en un épisode de La casa de las flores qu’en toute une saison de la célèbre sitcom de France 3.

Chaque personnage est soigneusement dessiné et avec une complexité psychologique qui les rend étonnamment crédibles et attachants. Comme dans toutes ces séries familiales, les personnages ont des problèmes, beaucoup de problèmes, d’énormes problèmes ! On se délecte à les voir tenter de se sortir de ces ennuis si compliqués.

Des personnages ancrés dans la réalité

On adore évidemment Darío Yazbek Bernal qui joue le rôle de Julián de La Mora. Dès sa première scène, le fils de la maison est surpris en train de faire l’amour à sa compagne (montrant à l’occasion de très jolies fesses). Nous sommes scotchés à notre fauteuil quand, dans sa seconde apparition, il déclare sa flamme à un homme fou de désir qui lui offre une fellation en plein coeur du domaine familial. Ce personnage, à la fois, esclave de son désir et tant désireux de se stabiliser, est diablement romantique et on accroche tout de suite. Paulina, sa soeur (Cecilia Suárez), qui parle au ralenti car elle est sous anti-dépresseurs, dissimule également un passé tumultueux. Son ex mari, dont elle a un fils, a changé de sexe, mais il demeure entre eux des sentiments très forts.

Une intrigue sombre et complexe

Lors d’une grande réunion de famille, le corps d’une femme est retrouvée pendue au milieu de la boutique florale La casa de las flores. On apprend bien vite que c’est la maîtresse du chef de famille. Celle-ci travaillait dans la respectable boutique tout en gérant une autre maison du nom de La casa de las flores, cabaret de travestis… Ensuite tout va très vite s’enchaîner sous nos yeux stupéfaits, défilés de beaux gosses, sextape, trafic, prison, coups de foudre, sexe, tromperies, etc.

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Trois questions à Taram Boyle, l’écrivain gay censuré par Facebook

Les Editions Textes Gais publient un recueil des trois tomes de Taram Boyle, auteurs de romans sentimentaux/érotiques qui ont tous connus un beau succès. C’est l’occasion de prendre des nouvelles de ce jeune auteur qui en intrigue plus d’un.

 

Culture Gay : Bonjour Taram. Pourquoi avoir décidé de sortir vos 3 romans en un seul volume ?

Taram Boyle : Le numérique permet de lire de façon plus libre et on trouve des sagas ou des trilogies vendues ainsi. Ce n’est pas qu’une réédition, les textes ont été légèrement améliorés. Comme ces trois romans ont connu chacun une belle carrière, j’ai pensé que de les proposer tous ensemble à un petit prix serait intéressant pour les lecteurs. Je pense aux plus jeunes gays ou aux gays sans activité qui n’ont pas trop les moyens de s’offrir beaucoup de lecture. Ils ont ici une belle occasion de faire le plein de romance et de fantasmes pour trois fois rien.

 

Culture Gay : Tu es également connu pour tes déboires avec Facebook. Tu es toujours en guerre contre eux ?

Taram Boyle : Non, pas du tout. Ils sont en croisade contre l’érotisme gay avec leur esprit étriqué et puritain. Facebook a censuré plusieurs fois mes posts en prétendant que je ne respectais pas leurs règles de communauté. Seulement leurs règles de communauté ne respectent pas le droit français qui interdit de censurer. Chez nous, montrer un homme nu de dos, n’a rien de scandaleux. Aux USA on fait une attaque dès qu’on voit une paire de fesses, par contre, montrer des actes terroristes, promouvoir l’homophobie, la haine, le racisme, le nazisme, ne pose aucun problème. Plusieurs de mes comptes ont été censurés. Je n’ai plus du tout accès à Facebook d’où j’ai été totalement banni, par contre sur mon ancien compte, toutes mes données et mes anciennes pages sont toujours actives, ce que je trouve assez malhonnête de leur part. Si vous voulez me suivre sur Facebook, allez sur Taram Boyle (page gérée par un tiers). Sinon, il y a Twitter qui est quand même beaucoup plus souple et surtout, tellement moins homophobe.

 

Culture Gay : Tes trois romans ont tous connu le succès. Ils ont été publiés en numérique mais les versions papier sont épuisées. Le prochain est pour bientôt ?

Taram Boyle : J’avoue que j’ai un peu le syndrome de la page blanche, mais c’est volontaire. Je ne veux pas faire comme certains auteurs qui enchaînent les textes comme s’ils travaillaient à l’usine. Pour être franc avec vous, j’ai rencontré quelqu’un et les fantasmes que j’écrivais auparavant, je les vis réellement au quotidien. Dans ma chambre à coucher, il n’y a personne pour me censurer et je me sens totalement libre. Peut-être que je suis en train de me ressourcer, de me recharger d’énergie et mes futurs romans sont en train de naître. Je vous tiendrai au courant. Mais pour l’instant je suis beaucoup trop amoureux et comblé pour écrire. Il faut vivre l’amour pour pouvoir le raconter…

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Pas tous égaux devant l’infidélité – Témoignages

Pas tous égaux devant l’infidélité.

 

Culture Gay a interrogé deux jeunes gays qui ont vécu la même expérience, mais sous des points de vue très différents. Il est toujours plus facile de tromper l’autre que d’accepter d’être trompé.

 

Culture Gay : Bonjour Nathan, tu as été victime de l’infidélité de ton ex, comment cela s’est-il passé ?

Nathan : Bonjour, Culture Gay. Cela s’est passé l’été dernier, pendant que j’étais en vacances. Mon ex petit ami est allé rendre visite à mon sex-friend. Je ne sais pas ce qu’il espérait, mais ils ont fait ce qu’ils avaient envie de faire.

 

Culture Gay : Ton ex avec ton actuel ? C’était par esprit de vengeance ou pour te rendre jaloux ?

Nathan : Non, pas du tout. Je crois que mon copain avait juste envie de sexe et il n’a pas eu la patience d’attendre mon retour.

 

Culture Gay : Comment l’as-tu appris ?

Nathan : Seulement deux semaines plus tard. Nous passions la soirée quand mon copain est allé aux toilettes. À ce moment-là, son téléphone a bipé et j’ai vu qu’il recevait un message de mon ex. J’étais très surpris, alors quand il est revenu je lui ai demandé ce qui se passait. Mon copain s’est mis à bafouiller et à parler une autre langue. Il ne sait pas mentir et j’ai compris qu’il s’était passé quelque chose. Il a fini par m’avouer la vérité.

 

Culture Gay : Tu lui en as voulu ?

Nathan : Sur le coup non, car il ne se sentait pas coupable. Mais après réalisé la peine que j’ai ressenti, il a commencé à regretter. Puis il m’a dit que ce n’était pas un drame et que je devais l’accepter… Il ne m’a jamais vraiment rassuré en me disant qu’il ne recommencerait pas, même quand je lui demandais… J’ai essayé de lui pardonner, mais au fil des semaines on s’est vus de moins en moins. Nous n’avions plus grand chose à nous dire. Nous avons finalement décidé de mettre fin à notre relation. Je crois que même s’il ne m’avait pas trompé nous aurions rompus. C’est la raison pour laquelle je ne lui en veux pas tellement.

 

Culture Gay : C’est important pour toi la fidélité ? Quand on te trompe tu considères cela comme une trahison ?

Nathan : Pour moi  la fidélité c’est important, mais en fait, la fidélité est une branche de ce qui est le plus important dans un couple : Le plus important c’est LA CONFIANCE. Sans cela, aucun couple ne peut fonctionner ! Quand on me trompe, je dirais exactement qu’on brise la confiance et après cela y a trois possibilités:
–  On est un couple fort (c’est très difficile) et on recolle les morceaux de la confiance même si ça prend beaucoup de temps,
–  On arrête tout,
–  Le couple continue de croire que ça va s’arranger, mais l’échafaudage finira par s’écrouler.

 

Culture Gay : Merci !

 

Culture Gay : Bonjour Esteban, tu as trompé ton copain, alors que vous n’êtes pas dans une relation livre, que s’est-il passé ?

Esteban : Je suis en couple depuis plusieurs années avec le même garçon et je l’aime profondément. Mais un jour je suis tombé sur mon ex sur un tchat. On a un peu discuté et la conversation a vite dévié autours du sexe. Nous avons échangé des photos hots et cela nous a beaucoup excité. Mon ex m’a dit qu’il avait très envie de moi et c’était réciproque. Nous nous sommes retrouvés un peu plus tard il est venu me chercher pour m’emmener chez lui et nous avons pris un super pied.

 

Culture Gay : Sexuellement, c’était mieux qu’avec ton copain ?

Esteban : Étrangement c’était plus câlin. On s’est revus cinq fois pour faire la même chose et puis j’ai décidé d’arrêter car je me sentais trop mal.

 

Culture Gay : Mal vis-à-vis de ton copain ?

Esteban : Oui, j’avais trop l’impression de le trahir. On en n’a jamais parlé et il a jamais rien su de ces aventures.

 

Culture Gay : Tu n’as jamais eu envie de recommencer ?

Esteban : Non, c’est du passé. J’ai oublié ce passage. Je suis heureux avec mon copain.

 

Culture Gay :  Comment réagirais-tu si tu apprenais que lui te trompait.

Esteban : Je ne sais pas. Mal. Je pense que je partirais.

 

 

 

Des trucs de grands, coup de cœur littéraire de Culture Gay

« Quand enfin il relevait la tête, je croisais son regard, hagard, fébrile. C’était celui d’un camé qui savourait le shoot qu’il venait de se faire. »

 

David Vigrid publie un livre courageux dans lequel il décrit les abus sexuels dont David Mills, son alter égo littéraire, a fait l’objet pendant de nombreuses années. Au fil des pages on se surprend à partager l’intimité douloureuse et l’incompréhension d’un jeune enfant manipulé à qui on va voler tous les repères de sa future vie sexuelle d’adulte. Pendant un labs de temps interminable, il subit dans un silence imposé, contre des promesses enfantines et des cadeaux disproportionnés, les assauts réguliers de cet ami de la famille qui ressemble à Mac Gyver et que chacun apprécie. David Mills est impatient de devenir adulte et son prédateur va utiliser cette brèche pour l’entraîner dans son sillon destructeur :

« — Oui, tu m’as demandé si je voulais faire des trucs de grands.

— Chhhhhut, pas si fort. Son visage se rapprocha à nouveau du mien. Mais il faudra que cela reste un secret. Il ne faudra jamais le dire. »

Avec une plume habile et sensible, l’auteur nous confie tous les secrets de David, faisant de nous les témoins stupéfaits d’un récit passionnant. Car le récit de David ne s’arrête pas à son enfance. Il va partager avec nous les conséquences de ces abus scandaleux, lors de ses premiers rapports avec des jeunes de son âge qui vont s’avérer désastreux…

https://livre.fnac.com/a12433640/David-Vigrid-Des-trucs-de-grands

« Parfois, à le voir jouer avec mon corps, je me faisais l’impression d’être l’une de mes figurines, ne revêtant de l’intérêt que dans les mains de celui qui les manipulait »

 

« encore aujourd’hui, il m’arrive de me demander comment mes parents n’ont pu ne rien voir, ne rien deviner »

 

Mon coming out a été catastrophique !

Nicolas a attendu la quarantaine avant de faire son coming out. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Peut-être se doutait-il qu’on ne l’accepterait pas si facilement. Ses appréhensions se sont finalement révélées parfaitement fondées. Malheureusement. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

C’est le 20 avril 2012 que Nicolas décide de réunir tout son courage pour affronter le regard familial en leur révélant la vérité. Il ne s’attend certainement pas à ce que ses parents l’accueillent à bras ouverts, mais encore moins à des réactions qui vont le marquer pour le restant de ses jours :

-Je voulais vous dire que je suis amoureux d’un homme, leur dit-il, un peu hésitant.

Aussitôt le regard de son père s’assombrit. Il frappe deux fois son poing sur la table si fort que Nicolas se demande si elle ne va pas se casser en deux. Il devient aussitôt incontrôlable. Loin de calmer son mari, la mère en rajoute :

– Tu n’es plus notre fils ! hurle-t-elle aussitôt. Lorsque tu as eu cette bronchite aiguë, à l’âge de 7 ans, j’aurais mieux fait de te laisser mourir !

Nicolas explique aujourd’hui  leur réaction, comme pour les excuser : “Mes parents sont pentecôtiste et Italiens”

-Je veux ma place au ciel, poursuit son père qui ne décolère pas. Je préfère perdre mon fils, plutôt que de perdre ma vie eternelle !!

Nicolas comprend très vite que la situation est irréparable, “Pour eux, je suis mort. Je n’existe plus”, confie-t-il. “Je n’ai plus aucun contact avec eux depuis 6 ans. Ma seule chance a été d’être bien entouré, grâce à mon petit frère et à ma cousine. Parce que je l’avoue, j’ai souvent pensé au suicide, dans ces moments-là. Le stress qui a suivi mon coming out a été extrêmement difficile à supporter.”

Malgré toute la détresse qu’il a connue, Nicolas ne regrette rien :

-Si c’était à refaire, je recommencerais. Le coming out est une véritable libération. D’ailleurs, même si pour moi ça a été horrible, je conseille toujours aux autres de dire la vérité. Mais il faut d’abord bien réfléchir aux conséquences de cette révélation, car elles peuvent être très graves, même si au bout du compte il en ressort toujours quelque chose de positif.

 

 

 

 

 

Paula Dumont coup de cœur littéraire de Culture Gay

Paula Dumont, coup de cœur littéraire de Culture Gay !

 

Auteure de nombreux ouvrages à propos de l’homosexualité, Paula Dumont sort aux éditions de l’Harmattan un ouvrage captivant. Dans “Autobiographie, Féminisme, homosexualité, écriture, milieu social, profession”, Paula Dumont livre un véritable témoignage que beaucoup devraient lire, tant elle sait montrer les embûches semées sur le chemin des femmes qui vivent souvent seules. En effet, dans la France de la fin des années 60, elle a dû  faire sa place dans un pays où les femmes étaient souvent reléguées aux tâches ménagères. Courageuse, tenace et volontaire, la petite fille qui pensait qu’elle était seule à aimer les femmes, va connaître un destin intellectuel dense et enrichissant. Nous lui avons demandé de répondre à nos questions et “Déesse merci !” elle a accepté notre invitation. Paula Dumont est notre coup de cœur littéraire.

 

Culture Gay : Bonjour Paula, comment allez-vous ? Pouvez-vous vous décrire en quelques mots ?

Paula Dumont :  Je vais bien, merci ! J’ai 71 ans, je suis retraitée de l’Education nationale depuis 11 ans, j’étais professeur de lettres. Depuis mon départ à la retraite, je publie des livres sur l’homosexualité. A ce jour, j’en ai publié dix.

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