Lucky Records, fournisseur officiel de collectors de la capitale

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Lucky Records est  une référence pour les collectionneurs de vinyles et de CD. Dans cette boutique du Marais, vous trouverez ce maxi japonais introuvable de Madonna, ce pressage russe de Mylène Farmer, des pictures discs, des lives introuvables de Lady Gaga ou du merchandising de concerts du monde entier. Il n’en fallait pas plus pour que Culture Gay leur rende une petite visite.

Culture gay : Bonjour Georges. Plus qu’un magasin de disques, Lucky Records est aujourd’hui un site internet où l’on peut dénicher les perles les plus incroyables du monde entier. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Lucky Records :
Bonjour, l’ouverture du site internet est l’évolution normale, mais le magasin créé en 1991 est d’abord l’histoire d’une amitié entre Maurice, Christophe maintenant disparu et moi-même. Au décès de Christophe nous avons ressenti le devoir de continuer, pour honorer sa mémoire, à faire ce travail. Le magasin est, en plus d’être un commerce le lieu de partage d’une passion commune avec nos clients. En 2005 la création du site internet a été faite par Pascal qui continue à en assurer la création graphique et la maintenance.
CG : Certains collectionneurs sont prêts à tout pour obtenir le pressage manquant de tel album. Quels sont les artistes qui sont les plus collectionnés ? Madonna ? Mylène Farmer ? Lady Gaga ? Les mélomanes restent-ils fidèles aux stars qu’ils aimaient dans leur jeunesse (lesquelles) ?
LR : Chez nous bien évidemment c’est Madonna qui arrive en tête et suivent d’autres artistes comme Mylène Farmer, Kylie Minogue, Britney Spears, Lady Gaga, Céline Dion sans oublier Sylvie Vartan, Sheila et Dalida évidemment. S’il est un domaine où les gays sont fidèles c’est bien à leur Star favorite et oui quand on aime une vedette dans sa jeunesse pour nous c’est pour la vie !

 

lucky_photo02CG : On sait aussi que les artistes s’amusent également à multiplier les variantes ou les déclinaisons de CD. Selon votre expérience, quel est celui ou celle qui en fait le plus (ou le morceau qui a connu le plus de supports) ?
LR : Au fil des ans les exemples sont nombreux, de Madonna à Mylène Farmer, en passant par Zazie il est bien difficile de trouver un gagnant. Pour les produits dérivés et le merchandising, la reine incontestée est Britney Spears.

 

CG : Par exemple moi j’aime beaucoup Britney, Rihanna, etc. Si je voulais commencer une collection de leurs disques, comment devrais-je m’y prendre ? Faut-il tout acheter dès la sortie ? Attendre que le disque soit moins à la mode ? Se focaliser juste un pays, une édition, un type de support ?
LR : Commencer une collection est un engagement et doit également et surtout être un plaisir. À moins d’avoir  des moyens financiers considérables et illimités il est primordial de choisir selon ses envies et ses goûts et il faut, je pense commencer par les supports commerciaux, Cd albums, vinyle s’il existe, éditions limitées, puis Cd singles et Cd Remixes au fur et à mesure de leur sortie. Ensuite on peut éventuellement envisager d’acheter les supports “promo” où les pressages étrangers. Dans le cas d’artistes comme Rihanna et Britney Spears, vu le nombre de supports et la déclinaison de produits dérivés celà peut devenir une recherche sans fin et coûter une véritable fortune.

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Lucky Records – 66, rue de la Verrerie – 75004 PARIS

CG : On entend parler de cote des disques et il est vrai que certains disques de Mylène Farmer, Madonna ou Sylvie Vartan, valent des fortunes. Quelles sont les règles pour qu’un disque conserve sa valeur et que je puisse le revendre plus tard ?
LR : D’abord il faut apprendre la patience, car la recherche de l’objet convoité peut prendre beaucoup de temps. Il faut également savoir que faire une collection revient cher et il faut donc afin qu’un disque conserve sa valeur l’acheter dans le meilleur état possible. Si l’on achète un article, même rare, en mauvais état il faudra un jour le racheter afin de l’avoir en parfait état. L’état du disque est l’élément primordial de sa valeur. Nombre de nos clients préfèrent venir chez nous car nous apportons le plus grand soin à ce que nous vendons pour être certains d’avoir un article à l’état neuf. Un disque de collection a en effet une côte et ne peut donc être assimilé à un article de mode et être soumis comme un article de grande distribution au régime des promotions et des soldes. Nous proposons un grand nombre de 33 tours vinyles originaux, en variété française et internationale ainsi que de nombreux maxi vinyles des années 80, 90 et 2000 style dance, disco et diverses productions Stock, Aitken, Waterman à 5 €. De quoi se faire plaisir avec un disque sans se ruiner.

 

CG : On entend depuis des années que les ventes de CD et de vinyles déclinent. Est-ce une réalité chez vous ? On parle en même temps du revival des vinyles qui cartonneraient. Alors, ça baisse ou ça monte ?
LR : Ça baisse et ça monte ! Chez nous nous avons toujours proposé ces deux supports. D’un point de vue général il est évident que la vente des Cd nouveautés s’est effectivement effondrée en quelques années. Nous assistons depuis quelques temps à un véritable revival du vinyle en réédition. Le catalogue est varié et nous proposons un très large choix ce ces nouveaux produits qui ont un succès énorme auprès d’une nouvelle clientèle très jeune. En ce qui concerne le collector, le disque rare, Cd ou vinyle s’est toujours très bien vendu. D’autre part nous participons depuis plusieurs années à l’opération Disquaire Day qui aura lieu le 16 avril 2016 et qui propose un vaste choix de vinyles pour cet événement. Cette année et pour la première fois il y aura parmi plus des 200 références exclusives un vinyle de Madonna !

 

Quelques dédicaces incroyables sur le site de la boutique !

Quelques dédicaces incroyables sur le site de la boutique !

CG : La nouvelle génération ne jure que par le mp3, alors que nous savons que le son est compressé, altéré et que rien ne vaudra jamais un vrai CD ou un bon vinyle avec sa superbe pochette grand format. Selon vous, le vrai son, c’est le CD ou le vinyle ?
LR : Le vinyle sans hésitation pour le format de la pochette, le plaisir de sortir le vinyle et surtout le moment magique où la tête de lecture se pose dans le sillon…

 

CG : Les sites de streaming nous font croire que la musique est illimitée, mais même si nous payons une redevance, la musique ne nous appartient pas vraiment et il faut bien avouer que la qualité de son est rarement au rendez-vous. De plus, sans internet, je peux toujours me brosser. Si je veux rester dans la légalité, mais posséder une belle discothèque, sans pour autant vivre au moyen-âge, quelle est la meilleure solution ?
LR : Oui l’offre est illimitée et le choix pléthorique et le streaming permet d’écouter ce que l’on veut au moment que l’on veut donc c’est tout à fait indispensable. Je pense qu’il est tout à fait possible d’avoir également en parallèle une discothèque physique Cd et vinyles. Le mariage (pour tous) du moyen âge et des nouvelles technologies de l’Internet ! Et qui peut prédire ce que le futur nous réserve ?

 

Quelques médias ultra collector du «Celebration» de Madonna

Quelques médias ultra collector du «Celebration» de Madonna

CG : Sur votre site internet, vous montrez votre fabuleuse collection de disques dédicacés par les artistes eux-mêmes. Cela fait rêver. Quelle a été votre plus belle rencontre ? Avez-vous des anecdotes par rapport à ces dédicaces ?
LR :
Le passage de Kylie au magasin reste un souvenir exceptionnel car elle s’est montrée absolument charmante et a pris la peine après sa visite de nous écrire pour nous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année. L’anecdote qui restera c’est quand les body guards de Samantha Fox m’ont empêché de rentrer dans le magasin où elle était en dédicace. J’ai dû téléphoner à Maurice pour qu’il me fasse rentrer. Ça a fait rire tout le monde.

 

CG : Connaissez-vous des fans qui sont réellement allés très loin dans leur quête pour obtenir un disque dont ils rêvaient ?
LR : Oui et nous avons eu des propositions indécentes ! Mais chut ne le dites à personne !

 

CG : Promis ! Vous collaborez également au magazine Spotlight ? Pouvez-vous nous en toucher deux mots ?
LR :
Spotlight Magazine est né de la passion commune de Corinne et de Christophe pour Madonna. Ce magazine est entièrement consacré à l’actualité artistique de cette artiste exceptionnelle. Le magazine en est au numéro 56 après 20 ans d’existence et le dernier numéro est paru en décembre 2015 au moment du passage du Rebel Heart Tour à Paris. Le prochain numéro paraitra après la fin de la tournée de Madonna. Le concert a été filmé en Australie à Melbourne les 19 et 20 mars 2016 pour une sortie physique des DVD & BLURAY avant la fin de l’année. Corinne est toujours rédactrice en chef de Spotlight Magazine.

CG : Quelles sont les grosses sorties de disque prévues en 2016 ?
LR : C’est bien évidemment la sortie du DVD Rebel Heart Tour de Madonna.

 

CG : Merci beaucoup pour vos réponses.
LR :
Merci à vous.
Lucky-records, le site internet

L'équipe Lucky Records : Maurice, Pascal & Georges

L’équipe Lucky Records : Maurice, Pascal & Georges

 

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2 thoughts on “Lucky Records, fournisseur officiel de collectors de la capitale”

  1. Ça fait bien longtemps qu ils n ont plus rien sauf de nombreux pirates.pour faire de bonnes affaires vaux mieux aller sur discogs ou Ebay.

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