L’addiction au porno est une maladie qui rend ses victimes malheureuses

L’addiction au porno est une maladie qui rend ses victimes malheureuses

 

Culture Gay : Bonjour Valentin. Tu as partagé ta vie avec un garçon qui était accro aux films X gays. Comment as-tu découvert cet intérêt ? Était-il déjà accro avant votre rencontre ?

Valentin : Il était en effet déjà accro avant notre rencontre. il regardait en effet une dizaine de film par jour. Il était totalement décomplexé et pouvait visionner ses films avec ou sans ma présence, cela ne le dérangeait nullement. il ne se masturbait pas forcément voir très peu lors des visionnages, mais il commentait plutôt, du style : « ah oui ! Purée ! Celui là il en a une grosse ! » Il aimait les scènes avec des rebeu, dans les caves, etc.

 

Culture Gay : T’es-tu déjà demandé si les films n’avaient pas finalement comme but de t’exciter toi et ainsi de zapper les préliminaires ?

Valentin : Non pas du tout, c’était une façon pour lui de se nourrir de sexe au sens propre comme au sens figuré. J’ai appris par la suite qu’il me trompait régulièrement avec des hommes qu’il faisait venir à la maison durant mes absences, quand j’étais au bureau. En fait, je me suis rendu compte trop tard que je vivais avec quelqu’un de très tourmenté et qui avait un vrai problème d’addiction au films X et donc au sexe…

Culture Gay : Depuis tu t’es séparé de cet amant. Penses-tu que l’addiction de ton partenaire au porno, et au sexe en général, soient responsables ?

Valentin : Oui ma séparation est une conséquence due au fait qu’il était très demandeur de films de cul, je trouvais ça absurde et surtout il n’arrivait plus à faire l’amour sans avoir un ordi à côté du lit avec un film de cul à l’écran.

 

Culture Gay : Considères-tu que vous aviez une sexualité plus débridée que la moyenne et que cette proximité avec la pornographie vous rendait plus libres de vos corps et de vos actes ?

Valentin. Non, nous n’avions pas une sexualité plus débridé (en tout cas pas avec moi) mais je pense que lui, en parallèle de notre histoire, avait une autre vie avec des hommes de passage. Avec eux il entretenait probablement des relations sexuelles qui faisaient référence à certaines scènes pornographiques qu’il avait visionnées.  Un soir, alors qu’il était occupé, j’ai découvert une conversation messenger sur notre ordinateur commun. Il dévoilait ses fantasmes à son correspondant. J’ai été stupéfait par ce que j’ai lu. Je pensais le connaitre et je découvrais qu’il était aux antipodes de ce que je croyais.

 

Culture Gay : Ses fantasmes étaient plus hards que la sexualité qu’il avait avec toi ? Des fantasmes davantage liés à l’imagerie porno ?

Valentin : Oui clairement à des scènes de cul que l’on peut parfois voir dans des film X hards. Des films SM où les mecs sont tenus en laisse comme des chiens et où ils se font imposer des pratiques avec une dizaine de mecs…

 

Culture Gay : Il n’était pas demandeur de ce genre de choses avec toi ?

Valentin. Non ! Au contraire ! Il donnait l’image d’un gars lisse et propre, presque outré quand il s’exprimait sur des sujets touchant à la sexualité devant nos amis.

 

Culture Gay : Est-ce que tu crois qu’il a finalement été influencé par la pornographie, comme une drogue et que celle-ci lui a mis en tête des fantasmes qui n’aurait jamais eut sans ça ?

Valentin : Franchement, je l’ignore, mais probablement que oui. Quoi qu’on dise, le porno reste une addiction, au même titre qu’une drogue comme la cocaïne ou l’héroïne, les réseaux sociaux, etc

 

Culture Gay : Il y a des jeunes et parfois même des adolescents qui nous écrivent et qui sont déjà accros au porno, quel conseil leur donnerais-tu ?

Valentin : Ils peuvent se faire plaisir de temps à autre, mais à vrai dire je suis assez démuni face à ce phénomène grandissant, les média en parlent régulièrement et c’est une catastrophe pour notre jeunesse qui n’ont que ça comme référence…

 

Culture Gay : Finalement, penses-tu qu’il faut aider les gens accros au porno ?

Valentin : Oui, il sont très clairement addicts et donc par conséquent malades. Ils sont malheureux et il faut les aider. Cela devrait même être reconnu et remboursé par la sécu. Internet a démocratisé la pornographie avec ses centaines de milliers de sites de cul accessibles à la jeunesse et aujourd’hui nous devons aider toutes ces victimes.

 

Culture Gay : Merci beaucoup Valentin pour toutes tes réponses.

Valentin : Merci à vous !

 

Pour aller plus loin :

Le Nouvel Obs a publié cet article qui donne de bon conseils qui s’appliquent également aux gays

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2 thoughts on “L’addiction au porno est une maladie qui rend ses victimes malheureuses”

  1. Le porno ma aide à construire ma sexualité et m’assumer en tant qu homosexuel.
    Je vivais dans un petit village du sud c’etait pas évident d’être le seul PD !
    J’ai d’ailleurs arrêté la danse classique à cause de ça.
    Alors oui j’ai aussi des fantasmes du meme genre que ce jeune homme mais parce que j’aime le sexe et les expériences après jaime le porno parce-que jadmire ces acteurs ils sont beaux virils et attirants comparés à moi.
    Une question quand peut on dire que ça devient une addiction ?

    1. Bonjour Romain, je ne suis pas psychologue mais je pense pouvoir te dire que l’addiction commence si cette passion sexuelle prend le pas sur ta vie sociale (si tu y passes tout ton temps libre au point d’oublier tes amis, ta famille, ton copain, de faire ton boulot correctement, les tâches quotidiennes, etc.), si tu n’arrives plus à t’en passer (au boulot, en vacances, partout !). Ce qui semblait être le cas pour l’ami de Valentin.

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