Les Ignobles de Huguette Conilh

Les-IgnoblesRésumé du roman : Ils sont les ignobles, victimes de leur différence, souffre-douleur des cours d’école, les proies de l’ignorance que l’intolérance met en marge de la société. Pour échapper au tableau des opprobres, Camille a préféré couper les ponts avec sa famille. Jusqu’au jour où la mort de ses parents dans l’incendie de leur maison l’oblige à reprendre le chemin de la Vienne. Il recueille alors son frère cadet, Mathis, un adolescent torturé par la culpabilité de n’avoir pu sauver ses parents. Passée l’émotion des retrouvailles, la tâche s’avère plus compliquée que ne l’imaginait l’aîné, partagé entre l’engagement qu’il vient de prendre et la vie routinière qu’il menait jusque-là. D’autant plus qu’il entraîne son colocataire et son propriétaire dans l’éprouvant sillage éducatif de l’adolescence. Le destin croisé de ces quatre personnages fera remonter à la surface les lourds secrets du passé. Les inavouables ignominies.

Portrait de Huguette Conilh : Girondine de naissance, Lot-et-Garonnaise de cœur, j’ai regagné depuis deux ans le berceau de mon enfance. Je vis à la campagne près de Miramont-de-Guyenne, dans un petit village de 280 âmes. Je suis maman de quatre grands enfants, mamie de six petits-enfants. J’ai 58 ans.

Aide médico-psychologique de formation, j’exerce aujourd’hui la fonction d’auxiliaire de vie scolaire auprès d’enfants en situation de handicap.

Les Ignobles de Huguette Conilh

Les Ignobles de Huguette Conilh

Je suis également membre d’une association LGBT à laquelle j’ai adhéré après l’écriture de mon troisième roman, « Les Ignobles ». L’association Ecce Homo, située à Villeneuve-sur-Lot, fête ses vingt ans cette année.

Je ne suis ni écrivain, ni romancière ; je suis auteur. Auteur de romans et de nouvelles.

J’ai une passion pour la lecture et l’écriture depuis l’enfance. Mes premiers personnages ont vu le jour dans mes années collège, n’ont cessé de grandir, de mûrir, jusqu’à devenir les héros de ma première romance (H/F). À l’époque, on appelait ce genre « roman sentimental » ou « roman à l’eau de rose ». Le mien est sorti en 2010, dans les premières collections francophones. Il a été réédité en numérique sous le titre « Azul » fin 2015.

Enfant, adolescente et même adulte, je ne prisais pas spécialement le genre policier/polar/thriller/noir. Pas du tout, même. La responsable du CDI de mon collège m’a fait découvrir Agatha Christie, que j’ai appréciée, sans plus. Surtout, « Le Meurtre de Roger Ackroyd », je me souviens, mais ce n’est pas allé plus loin. Il m’a fallu passer par la poésie, les biographies d’auteurs ou de personnages historiques, les romans historiques et la Fantasy pour enfin (re)goûter au polar et surtout au noir. Ainsi est né mon second roman « Le Chien de l’enfer » (« La Liste de Miss Zapping » en numérique chez Num Éditeur).

Huguette Conilh

Huguette Conilh

Mes sources d’inspiration se trouvent dans la vie de tous les jours. Le comportement des gens face à certaines situations m’intéresse particulièrement, notamment ce qui concerne les apparences, les conventions sociales, les non-dits, les préjugés, l’hypocrisie. Tout ce qui finalement permet de vivre en société sans trop s’écarter d’une sacro-sainte norme. Je suppose que mon besoin d’authenticité et mon métier d’aide-médico psychologique au plus près de l’humain m’ont fortement influencée. J’aime aller chercher ce qui est « derrière ». Ce qui se voit n’est qu’une mise en scène des apparences jouées par une doublure. Le véritable acteur est souvent en coulisse.

J’aspire cependant à me détacher des messages au travers de l’écriture, et à raconter des histoires, faire vivre des personnages, tout simplement. Créer des héros/héroïnes les plus proches d’une réalité. Donner au lecteur l’impression de les avoir croisés ou susciter en lui l’envie de les rencontrer est mon principal moteur. Si message il y a, le lecteur saura le dégager tout seul.

« Les Ignobles » est issu de mon amitié avec un jeune gay, c’est la première raison pour laquelle j’ai écrit ce roman. J’ai rencontré Camille sur le net il y a quelques années. Il voulait être le héros de l’un de mes romans. Je ne pouvais donc que construire un personnage homosexuel.

Le sujet de la différence me parlait d’autant plus que je travaillais dans le médico-social. Je côtoyais au quotidien des personnes adultes polyhandicapées, dépendantes et très déficitaires. Je connaissais bien le regard porté sur ces personnes pas comme les autres, ces « citoyens dans la cité » que l’on se devait de socialiser sans les imposer.

Le titre « Les Ignobles » a été le point de départ de ce roman, parce que dans son origine latine « inobilis » les « non-nobles » étaient autrefois les bandits et autres coupe-jarrets que l’on pendait pour l’exemple à la croisée des chemins. Cette définition correspondait tout à fait à l’orientation que je voulais donner à cette histoire. Les inobilis sont ceux que la société maintient dans sa marge à cause de leur différence. La marge, si on y réfléchit bien, étant pourtant l’endroit où l’on corrige ce qui est faux dans le texte. De même que le porteur de handicap est celui à qui on ajoute un poids supplémentaire au départ de la course pour le mettre à égalité avec les autres. Les différents seraient-ils au final les meilleurs ?…

Et parce que l’indulgence, la bienveillance, la tolérance, le respect d’une diversité humaine est l’affaire de tous, j’ai voulu montrer dans ce roman que les différents, eux-mêmes soumis aux remarques désobligeantes, n’étaient pas à l’abri de réactions impulsives. C’est pourquoi le roman met en scène un couple homosexuel et un homme devenu paraplégique à la suite d’une agression.

Une journaliste m’a demandé récemment pourquoi je plaçais côte à côte homosexualité et handicap, comme si l’un allait avec l’autre. Ce qui n’avait rien à voir et montre à quel point les amalgames peuvent être vite faits. Je parle seulement de plusieurs formes de différences.

Des différences qui font peur par leur côté inconnu, mystérieux, peut-être dangereux, on ne sait pas à quoi on a affaire.

Parfois, la peur est si grande qu’elle conduit au rejet. Qui sait si ça ne pourrait pas nous péter à la figure. Déteindre sur nous peut-être ?

Je suppose que la plupart du temps, les propos homophobes viennent de cette incompréhension plutôt que d’une véritable haine.

Pour cette raison je pense que la parole est souvent salutaire. Sans elle, il n’y a pas d’autre solution que de passer à l’acte. On le voit avec les agressions homophobes. Il vaudrait mieux tenter de mettre des mots sur les raisons qui rapprochent deux hommes ou deux femmes et qui n’a pas d’autre nom que l’amour.

C’est ce que j’ai voulu montrer dans ce roman imprégné d’amour avant tout. D’amour entre hommes, d’amour entre homme et femme, d’amour fraternel, d’amitié aussi. « Les Ignobles » réunit trois hommes et un adolescent, tous les quatre blessés par la vie. C’est une histoire de secrets, chacun révélé au fil de la lecture. C’est un roman qui veut prouver que l’amour referme toutes les blessures.

Extrait :

« Mathis, y a pas de règles pour aimer, ça arrive comme ça, sans que t’y aies réfléchi. T’oses pas en parler, tu crois que t’es tout seul à vivre ça, et puis un jour tu rencontres celui qui te prouve le contraire. Alors tu sais que t’as jamais quitté la normalité. Deux mecs, deux femmes, un mec une femme, c’est du pareil au même. C’est juste une histoire de sentiments. »

Nom de l’Éditeur et son site internet :

http://blog.mix-editions.fr/

Site où l’on peut se procurer le roman :

Précédé de « Cas mille », nouvelle gratuite sur toutes les plateformes et le site éditeur, avant-première du roman. Elle raconte la découverte de son homosexualité par Camille et sa rencontre avec celui qui le révèle à lui-même.

 

Les Ignobles

Sur le site de la maison d’édition

 

Amazon

Fnac

iTunes

Google Play

7switch

 

Site officiel de l’auteur :

Bienvenue dans le bastion

PartagezShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestShare on TumblrShare on LinkedInEmail this to someone
Partagez ce post

2 thoughts on “Les Ignobles de Huguette Conilh”

  1. Ping : Cıvata

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *