HV Gavriel, l’émotion avant tout

HV-Gavriel

 

CG : Bonjour HV Gavriel, si vous deviez vous présenter en un seul Tweet ça serait ?
HVG : Un tweet ? Oh bon sang , je déteste Twitter ! Hasthtag #JeSuisTropBavardePourMeContenterdUnTweetTuRigolesOuQuoi ?

CG : Comment vous est venue votre passion pour l’écriture ?
HVG : Sur le tard et de manière impromptue, un peu comme les oreillons, quoi ! J’ai toujours inventé plein d’histoires, depuis mon plus jeune âge, mais je ne les ai jamais couchées par écrit. Jusqu’à ce que l’une d’entre elle parasite totalement mes pensées, et que son personnage principal en vienne à m’obséder jour et nuit. Un petit jeune homme, totalement gay, beau comme un ange, agité comme un diable, au passé atroce et au futur incertain. Il s’appelait Lucas, et voulait que je raconte sa vie. J’ai résisté quelques semaines, mais je n’arrivais plus à dormir ni à travailler, je pensais à lui tout le temps. Alors j’ai craqué, j’ai profité du pont du 1er mai pour ouvrir un fichier word, en me disant que j’allais écrire les quelques scènes que j’avais dans le crâne et me débarrasser de lui. C’était en 2012. Cette histoire est devenue le tome 1 des Loups de Riverdance et je n’ai plus cessé d’écrire depuis.

CG : Vos romans sont souvent sentimentaux, croyez-vous toujours au prince charmant ?
HVG : Absolument ! D’ailleurs, je l’ai épousé Lol. Plaisanterie mise à part, oui, je crois en l’amour, encore faut-il se l’autoriser, et savoir regarder autour de soi. Le prince de votre cœur n’est pas forcément beau, ni mince, ni jeune, ni riche, mais il vous aime et vous comptez plus que tout pour lui. Le reste n’est que littérature, fantasme et conte de fée. Alors dans tous mes romans, il y a de l’amour, parce qu’une vie sans amour ne vaut pas d’être vécue.

CG : Quels sont les ingrédients d’une histoire d’amour que vous aimez, en tant que lectrice ?
HVG : Je n’ai pas d’archétype qui me plaise plus que d’autre, je suis volontiers les auteurs où qu’ils m’emmènent. Drame ou comédie, sensualité ou extrême romantisme, dureté ou tendresse, réalisme ou fantaisie, tout me convient si les personnages me touchent, si les mots m’emportent, si les émotions me font vibrer.

CG : Vous avez une communauté de lecteurs, vous font-ils part d’idées, de suggestions, ou ont-ils des attentes particulières ?
HVG : Pas vraiment. Ils sont juste très impatients de mes prochaines sorties, mais ont l’air toujours bien plus confiants que moi sur ma capacité à leur plaire, voir à les émerveiller ! En soit, cette certitude est un peu effrayante. La barre est mise très haut, alors j’ai toujours peur de décevoir. Mais c’est aussi un défi, un challenge qui me pousse à vouloir toujours faire mieux. Par contre, sur le contenu même de l’histoire, les situations ou le genre de roman, je me sens totalement libre. Certains thèmes sont certes plus « consensuels » que d’autres, mais essayer de faire plaisir au plus grand nombre n’est pas forcément ce qui marche le mieux, on risque juste de se retrouver à écrire un texte stéréotypé, fade et complaisant. N’ayant pas le souci de plaire pour vendre puisque je ne vis pas de ma plume, j’écris surtout pour me faire plaisir. Avec mon cœur et mes émotions plus qu’avec ma tête, et pour le moment, cela m’a toujours bien réussi, je pense que c’est cette sincérité qui plaît et qui touche mes lecteurs.

CG : Vous semblez très prolifique, avec plusieurs romans par an, comment faites-vous pour gérer votre temps ? Vous avez un truc ? Une baguette magique ?
HVG : Je ne me trouve pas très prolifique, comparée à nombre de mes amis auteurs ! Et malheureusement, je n’ai aucune baguette magique : je cours tout le temps, jonglant entre mon métier, ma vie de famille, l’écriture , les salons, les amis, les parents … Avec la constante impression de ne rien faire correctement, et un seul mot à la bouche « je suis en retard, en r’tard », comme le lapin blanc d’Alice !

CG : Quels conseils donneriez-vous à un jeune gay qui voudrait se lancer dans l’écriture de son premier roman ?
HVG : Un seul : de se lancer vraiment. Si vous aimez écrire, si pondre un chapitre est votre dose d’adrénaline, si vous rêvez nuit et jour de vos histoires, si vous êtes prêts à y passer vos soirées, vos weekend, vos vacances, allez-y. Ecrivez, allez au bout de votre projet (commencer un manuscrit c’est bien, le finir, c’est mieux) , puis posez le dans un coin et faites autre chose. Revenez y plus tard, l’œil reposé, corrigez, reprenez , encore et encore. Un roman, ça se travaille. Faites le lire par d’autres pour avoir des avis. Si au final votre texte vous satisfait, alors publiez-le. Il y a plein de possibilité : sur le web avec FictionPress, ou wattpad ou autre ; en auto édition ; ou tentez l’aventure éditoriale en maison d’édition. Réfléchissez bien à ce que vous souhaitez et à ce qui vous correspond le mieux. Maintenant, si vous avez envie d’écrire comme vous avez eu envie de vous mettre au plongeon après avoir craqué sur le sourire de Tom Daley, ou si vous avez commencé « un truc » mais qu’il dort depuis 10 mois dans votre tiroir parce que vous avez toujours mieux à faire, épargnez-vous cette peine. L’écriture n’est peut-être pas une ascèse, mais c’est un sacerdoce, et une Muse sacrément exigeante, qui ne vous rend un peu que si on lui donne tout.

CG : De tous vos romans, lequel est votre préféré ? Pourquoi ?
HVG : Impossible de répondre, c’est comme demander à une mère quel est son enfant préféré ! Je les aime tous autant, pas forcément pour les même raisons : Lucas (les Loups de Riverdance T1) parce que c’était le tout premier, qu’il est culotté, ambitieux, original et parfois maladroit ; le Journal d’une robe noire car c’est le plus personnel, que j’y ai mis mes tripes et que Bastien par certains côtés me ressemble beaucoup ; Justin’Love car je me suis amusée à l’écrire, qu’il est romantique et drôle, plein d’émotions, à l’image de Justin lui même, solaire et optimiste comme j’aimerai l’être plus souvent ; Renaissances car j’ai adoré travailler sur ces 4 hommes si différents et entremêler leurs destins comme une Parque tissant sa toile ; Léo (Les loups de Riverdance T 2) car c’est le plus abouti et le plus équilibré à ce jour ; et ceux à venir, car les livres qu’on a pas encore écrit sont les plus riches d’espérances.

CG : Si vous partiez sur une île déserte et que vous n’aviez droit qu’à trois livres, lesquels emporteriez-vous ?
HVG : Je ne partira JAMAIS sur une île déserte sans ma liseuse et ma tablette, qu’on se le dise ! Et sinon….c’est triché si on prend des séries ? Parce que je voudrais la saga Fortune de France, de Robert Merle, la plus merveilleuse série historique que j’ai jamais lu ; Et puis celle de l’assassin Royal, de Robin Hobb, parce que… c’est Fitz, quoi ! Et le troisième, En terre étrangère de Robert Heinlein. Non , plutôt Vendredi du même ; Ou alors la série de Chanur de Carolyn C Cherrih ; Ou Volte Face ? ; Malevil de Robert Merle ; La nuit des temps, de Barjavel ; Cat le Psion, de Joan D Vinge ; ou encore Kushiel, de Jacqueline Carey… non, définitivement, je ne peux pas choisir, ça me déchire le cœur !

CG : Si vous deviez donner un nom à votre autobiographie ?
HVG : The lucky one, ça me conviendrait bien.

CG : Merci beaucoup !

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