Dylan El Kara, un espoir qui fait rêver

 

Culture Gay : Bonjour Dylan El Kara, vous avez 19 ans et vous venez déjà de sortir votre sixième film. À quel âge avez-vous découvert votre passion pour le cinéma ?

Dylan El Kara : J’ai découvert ma passion pour le cinéma quand j’avais 10-11 ans grâce à Anne Loiseau, ma professeur de français en 5ème.

 

CG : Le film s’ouvre avec Dalida qui chante “Je suis malade”. On découvre ensuite le témoignage d’un jeune qui fait des rencontres malheureuses via internet (5 ruptures en un an). Vous pensez que c’est plus difficile de trouver la stabilité quand on est jeune et gay ?

DEK : Je pense que ça dépend plus de la personne et non pas de la sexualité. Vous savez, il y a des jeunes qui préfèrent passer leur jeunesse à être des coureurs de jupons et/ou de pantalons et tant mieux pour eux ! Ce n’est pas une histoire d’être gay ou non. On peut être gay et stable sentimentalement parlant.

 

CG : Le personnage principal rencontre ensuite et vous invitez les gays à ne pas “mimer” les hétéros”. Vous pensez que le modèle hétéro n’est pas fait pour les gays ? Que voulez-vous dénoncer ?

DEK : Après tout, est-ce qu’il y a un “modèle” en terme de relations amoureuses ? Je pense que chacun est libre de vivre sa vie amoureuse comme bon lui semble. Est-ce que le “modèle hétéro” c’est une femme, deux enfants et un chien ? C’est un mode de vie et non pas un modèle. En fait, ce que je veux dénoncer c’est ce schéma que la société veut nous imposer. Soyez différent car c’est cette différence qui rend notre monde beau.

 

CG : Quels sont les réalisateurs qui vous inspirent le plus ?

DEK :J’ai deux réalisateurs que j’admire et qui m’inspire : James Wan et J.J. Abrams. Deux réalisateurs complètements différents des films gay. L’un fait de l’horreur et l’autre de la science-fiction.

 

CG : Réaliser un film c’est le rêve de beaucoup. La création de “Nous sommes deux” a-t-elle été compliquée ? Vous a-t’on aidé à concrétiser ce projet ?

DEK : À chaque nouveau projet, j’ai la chance de travailler avec des personnes généreuses et pleines de talent. Sur “Nous sommes deux”, le plus compliqué a été de garder le projet secret. En effet, c’est une surprise pour mon petit-ami. Le film raconte comment on s’est rencontré. Monsieur n’était au courant de rien. Le plus drôle c’est que l’une des scènes a été tournée dans son appartement. Il y avait beaucoup de monde au courant du projet mais il faut croire que les gens savent garder des secrets. Je tiens à remercier Bruno et Jérémie sans qui je n’aurai rien pu faire ainsi qu’à toute l’équipe et à mes acteurs.

 

CG : Comment s’est déroulé le casting. Les acteurs ont-ils facilement accepté de jouer dans un court métrage à la thématique Gay ?

DEK :Le casting est entièrement constitué d’amis. Rien que le fait de jouer dans un film, ça les a excités, film gay ou pas. Une fois de plus, Maxime Charron a encore répondu présent sur ce nouveau projet. Il est formidable, que ce soit dans la vie réelle que sur un plateau de tournage. À chaque projet, il est à fond et c’est un plaisir de travailler avec lui et d’être son ami. C’est grâce à lui que tout a commencé il y a deux ans, sur le tournage de mon premier court-métrage.

 

CG : Pouvez-vous nous parler de votre prochain projet ? Toujours sur la thématique gay ?

DEK : Le prochain projet est “Et les autres, qu’est-ce qu’on en a à foutre ?”. Avec Alban Jamet nous venons d’écrire le nouveau scénario et nous allons partir en tournage prochainement pour enfin sortir ce film, le plus tôt possible. Donc oui, film à thématique gay. Cependant, les films d’émouvantes me manquent un peu et j’aimerai beaucoup en tourner un nouveau. Il y a beaucoup de projets qui se développent en même temps qui vont arriver tôt ou tard. Ils seront au nom de “GoldenLight Production” et non plus au nom de “Escap Productions”. Veillez sur vos écrans.
CG : Merci beaucoup

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