Tétraplégique suite à mon coming out

Il y a 6 mois, j’ai dit à mes parents et mon frère aîné que j’étais homosexuel et mon père et mon frère ont très mal réagis. Il ne m’ont plus adressé la parole pendant 2 jours quant à ma mère, elle pleurait souvent depuis mon coming out. Au fil des jours, mon père et mon frère m’adressaient la parole à nouveau pour m’insulter, me faire la morale comme beaucoup d’ homophobes, du style, « tu es honteux, sale pédé » ou encore « c’est pas bien, on ne t’a pas éduqué pour que que tu sois homo ». Mais il ni avait pas que mes parents qui ont mal réagi. Quand je l’ai dis à tous mes ami(e)s, beaucoup d’entre eux m’ont tourné le dos suite à mon homosexualité. Pendant 2 mois entier j’ai subi les remarques désobligeantes de mon père et de mon frère mais aussi de quelques personnes du quartier car certains de mes anciens amis avaient dis que j’aimais les garçons. On m’insultait sans arrêt, à la maison, dans la rue… C’était devenu lourd, à tel point qu’un jour, j’ai tenté de mettre fin à mes jours en prenant plein de médicaments mélangés que j’ai pris avec de l’alcool. C’est ma mère qui a voulu me réveiller et elle a vu que quelque chose n’allait pas, elle a donc appeler le Samu, j’ai eu droit à un lavement d’estomac mais toujours vivant. Je me suis dit que je devais recommencer à vivre avec ces injures. Et rien à changé, je subissais énormément d’injures de la part de mon père et de mon frère et ma mère qui ne disait rien. Je pleurais très souvent le soir, tellement j’étais triste. Je voulais m’endormir et ne plus jamais me réveiller pour être libre. Plus le temps passait, plus je me sentais pas bien, je voulais crever l’abcès avec ma famille, mais ils disaient qu’ils me reparleraient convenablement seulement si j’abandonnais l’idée d’être gay. Je leur ai expliqué plusieurs fois, que ce n’était pas un choix, mais ils ne voulaient rien entendre. Après 2 mois, je n’en pouvais plus. J’ai décidé de remettre fin à mes jours mais en faisant une tentative qui devait réussir. Je voulais me sentir libre, partir loin dans les nuages et ne plus jamais endurer toutes ces insultes au quotidien de la part de mes anciens amis, de ma famille et de voisins et inconnus du quartier… En rentrant du travail, j’ai donc ouvert la fenêtre qui menait au balcon et j’ai déposé une lettre sur la table en disant que je ne voulais plus vivre et endurer toutes leurs méchancetés gratuites. J’ai donc sauté du 3ème étage de l’immeuble. J’ai fini par aller à l’hôpital et les médecins ont réussis à me réanimer. Il a fallu m’opérer d’urgence j’avais plusieurs côtes de cassées, recoudre au crâne et les blessures lors de ma chute. Je me suis réveillé dans mon lit d’hôpital, le médecin m’a appris que j’avais eu de la chance, que j’aurais pu mourir suite à ma chute, mais que je suis paraplégique, j’ai les jambes paralysées. « Il se peut que vous ne remarchiez jamais » : m’a dit le médecin. J’étais déçu d’être encore en vie surtout quand on sait qu’on va finir dans un fauteuil roulant ! Ma famille a eu très peur pour moi. Il a fallu qu’il m’arrive quelque chose de grave pour qu’ils changent complètement et qu’il passent au dessus de leurs préjugés homophobes pour l’amour qu’ils avaient pour moi. Mais les cicatrices demeurent…

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Je sors avec un garçon 15 ans plus jeune que moi

plus-jeune

 

Sébastien a 39 ans, il est ambulancier diplômé d’état et habite à Hourtin (33). Il est papa de deux garçons de 7 ans et 12 ans. Sébastien pratique le footing, l’équitation, et aime passer de bons moments entre amis, en famille avec son chéri qui est plus jeune que lui.

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Guy : Notre histoire d’amour a duré 44 ans !

Histoireans

 

Guy est loin de la génération Grindr qui, tout en consommant le sexe comme un produit d’alimentation, se plaint de relations dénuées de sentiments. Guy a traversé l’après-guerre, l’homophobie ordinaire et toutes les épreuves de la vie avec son compagnon. Il témoigne pour Culture Gay.

 

Culture Gay : Bonjour Guy, merci beaucoup d’accepter de répondre à nos questions. Vous êtes né en 1938, pourriez-vous nous expliquer comment était perçue l’homosexualité aussi loin que vont vos souvenirs ?
Guy : Je suis né en 1937 à Amsterdam… l’homosexualité était absolument tabou jusqu’en 1960 par-là !

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Andres : « Mon beau père m’a demandé de quitter la maison de mes parents. »

« Mon beau-père m'a demandé de quitter la maison de mes parents »

« Mon beau-père m’a demandé de quitter la maison de mes parents »

 

Culture Gay : Bonjour Andres, pouvez-vous présenter en quelques lignes ? 

Andres : Bonjour, je suis originaire d’un petit village espagnol dans le département de Castilla et Léon. J’ai 44 ans et j’habite à Vichy, en France, depuis 1995.

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