Homoparentalité : Nos enfants sont plus libres que ceux des couples hétéros

Julien a décidé d’assumer son homosexualité et de refaire sa vie à l’âge de 30 ans.

Julien et son mari ont d’abord été mariés pendant plusieurs années avec des femmes avant de se rencontrer. C’est seulement à l’âge de 30 ans que Julien a réalisé qu’il était vraiment homosexuel. Au beau milieu de la nuit, il a senti une forme de rejet qui l’a conduit à penser que ce n’était plus possible de rester avec sa femme. Il vit désormais dans les environs de Lille avec son mari et ses trois enfants..

 

Culture Gay : Bonjour Julien, comment s’est déroulée votre transition avec vos enfants ?

Julien : Nos trois filles étaient jeunes lorsque je me suis installé avec mon mari. Elles ont toutes les trois deux ans de différence (14, 16 et 18 ans lors de notre mariage) et elles  étaient ravies de notre union, surtout d’être nos demoiselles d’honneur !

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Anne Pigalle, la muse des stars n’a pas dit son dernier mot

Anne Pigalle, artiste aux multiples talents

Anne Pigalle est une icône underground qui a choisi l’Angleterre pour patrie. C’est une artiste avec un A comme Amour, une muse discrète mais que l’on a vu partout. Vous l’avez peut-être rencontrée sans le savoir, au détour d’une publicité pour du parfum, sur une couverture de magazine, dans une exposition, derrière des lunettes de soleil, chez Ardisson ou à un concert.

 

Jimmy Sabater : Bonjour Anne Pigalle. Vous vous définissez comme artiste “multimédia” pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Anne Pigalle : Bonjour ! Je suis primordialement une chanteuse , c’est a dire que la voix et l’émotion est mon intérêt principal (même si je fus brièvement guitariste dans un groupe de filles punk a l’époque) . Après vient l’écriture des chansons, leur production, musicienne, vidéaste, poète, peintre, photographe, performeuse, et j’en oublie. Je commence le film pour mon prochain album en janvier en tant que cinéaste, interprète et chanteuse, évidemment. Je me mets en scène, je fais mon cinéma. Je n’aime pas tellement cette expression de multi média artiste, alors parfois, je me fais aussi appelée The last Chanteuse, pour rappeler l’opposé de multi media artiste et peut être sa complémentarité dans non travail. S’y retrouve qui pourra ou qui voudra. Mon travail a regroupé et développé toutes ces techniques ces 15 dernières années, je peux même dire que quand j’ai commencé à peindre, il y avait peu de chanteurs/chanteuses qui le faisaient, donc toujours un peu a l’avant garde, votre chanteuse. Mais toutes ces facettes sont reliées à mon travail de performeuse, jamais séparées, pour créer the big picture. Je pourrais m’étaler sur ce chapitre de ma vie mais tout ce travail se culmine dans le projet sur lequel je travaille actuellement, donc, a suivre…

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Michel Larivière, défenseur de l’histoire LGBT

Michel Larivière, défenseur de l’histoire LGBT

Michel Larivière, après des études de lettres, a été lauréat au concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Il a joué Les Fourberies de Scapin avec Robert Hirsch, Oscar avec Louis de Funès, Tartuffe avec Francis Blanche, Les Malheurs de Sophie de Jean-Claude Brialy. Après avoir travaillé pour l’O.R.T.F Michel Larivière s’est consacré à ses recherches sur l’histoire de l’homosexualité et de la bisexualité masculine. De 2009 à 2013, Michel Larivière a collaboré à Têtu. Il anime gayscelebres.hautetfort.com. Depuis 2015, il participe à l’émission Secrets d’Histoire sur France 2. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’homosexualité et la bisexualité.

 

CG : Pourquoi pensez-vous que nos ancêtres aient dissimulé ces pans de l’histoire homosexuelle ? Quel était leur intérêt ?

Michel Larivière : L’homophobie, et le désirs de dissimuler ce qui est pour eux, une tare, un vice, un péché qui abimerait l’image vertueuse  du grand homme.

 

CG : Vous vous êtes fait une spécialité dans le rétablissement de la vérité concernant la sexualité des hommes célèbres, les historiens seraient-ils hypocrites ?

Michel Larivière : Non, mais jusqu’au milieu du XXème siècle, le sujet était tabou. D’excellents historiens estimaient que c’était  un sujet dont on ne devait pas parler.

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Les Vestiges de Marc Kiska, des mots et des images

Les Vestiges de Marc Kiska, des mots et des images

Marc Kiska publie “Les Vestiges d’Alice”, un excellent premier roman, dont la qualité littéraire rejoint la qualité d’édition. Et si cet artiste est si impliqué dans l’objet autant que le contenu, c’est qu’il exprime son art sur de multiples supports. L’écriture et la photographie sont ses premières armes et il sait les utiliser avec talent. Interview.

 

Les Vestiges d’Alice, de Marc Kiska (Ed. Tabou)

Culture Gay : Bonjour Marc Kiska, vous êtes un jeune artiste aux talents multiples et à l’avenir prometteur, pourriez-vous vous présenter aux fans de Culture Gay ?

Marc Kiska : Bonjour. Je suis né en France en 1983 et j’ai grandi dans une petite ville près de Saint-Etienne. À 17 ans, après avoir passé un bac technologique en hôtellerie-restauration, j’ai intégré un programme éducatif d’un an en Norvège. Après de nombreuses aventures – pleines de créatures féeriques mais aussi monstrueuses -, j’ai décidé de rester dans ce pays. J’ai commencé à écrire jeune et c’est à l’âge de 21 ans que j’ai eu envie d’illustrer mes textes. Je me suis tourné vers la photo et j’ai appris à développer mes pellicules dans ma salle de bain ; j’aime le DIY et je suis autodidacte dans de nombreux domaines. J’ai entre autres réalisé un court-métrage, je fais du dessin numérique, parfois du graphisme, et j’ai exposé cet été une première sculpture.

 

Culture Gay : Vous avez commencé à écrire très jeune, comment avez-vous découvert cette passion ? Vous souvenez-vous de vos premiers textes ? Quels étaient vos thèmes de prédilection ?

Marc Kiska : J’ai commencé à écrire vers l’âge de treize ans. J’étais rêveur, créatif, et j’aimais lire ; ma mère m’a légué son amour des livres. Mais c’est au lycée que j’ai vraiment écrit, plus jeune je me cherchais, j’avais du mal à trouver ma voix. Le lycée et l’internat ont été un passage marquant pour moi, je me suis retrouvé enfermé dans un milieu conservateur, presque militaire, en tout cas psychologiquement violent. Une horreur ! Et j’avais dans tout ça mon homosexualité à gérer. À cette période je suis tombé par hasard sur un livre de Poppy Z. Brite, et cet auteur (aujourd’hui transgenre) m’a complètement bouleversé. Je me suis épris de l’esprit rebelle post-punk/gothique. Je me suis mis à écrire des poèmes, puis des nouvelles assez sombres qui reflétaient mon humeur. J’avais un besoin viscéral de parler de mon amour des garçons mais aussi de l’oppression que je subissais. J’ai commencé à écrire un roman en terminale que j’ai achevé quelques années plus tard, mais qui n’a jamais été publié, ça démarrait sur l’incendie d’un lycée… “L’ange et le démon de l’amande” fut ma première nouvelle à paraître dans la revue Belge “Encre Noire” en 2001. Mes nouvelles étaient de style fantastique, mes personnages étaient toujours des ados sombres et paumés en quête d’amour et de liberté. Elles étaient aussi érotiques, mais contrairement aux Vestiges d’Alice, c’était plutôt romantique que cru.
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Stéphane Bairin De Cock, medium LGBT

Stéphane Bairin De Cock, medium

 

Stéphane Bairin De Cock est un médium très populaire sur la télévision et la radio belges. Il a toujours assumé son homosexualité et a même partagé avec Culture Gay quelques photos de son mariage avec son compagnon. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

Culture Gay : Bonjour Stéphane, comment avez-vous découvert votre don pour la voyance ?

Stéphane Bairin De Cock : J’ai un don de naissance que j’ai découvert vers l’âge de 14 ans. Certaines prédictions que je faisais à mes amis d’école se réalisaient. Ce qui m’a valu une adolescence difficile car je devais gérer ce don et en même temps certaines personnes me prenaient pour un fou lol…

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Joël Philart dessinateur de fantasmes gays

Joël Philart est dessinateur de bandes dessinées gays et il mérite qu’on explore son univers original. Grâce à un imaginaire à la fois fantastique, science-fictionnesque et très érotique, il sait captiver l’attention du spectateur. Les personnages sont beaux et soignés, les décors extrêmement fournis. On se trouve à un travail long et soigné. Culture Gay a interviewé ce dessinateur plein d’avenir.

 

CG : Bonjour Joël, pouvez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Joël Philart : Bonjour, j’ai la cinquantaine (déjà !), je vis en Suisse, dans une région pas très gay-friendly, donc je resterai discret. Je vis avec mon partenaire depuis 16 maintenant, nous avons contracté un partenariat enregistré vu que le mariage pour tous n’est pas encore arrivé en Suisse.

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Lizzie Felton : C’est ma passion pour l’écriture qui m’a faite chanter

Lizzie Felton signe un morceau de pop électro sur lequel elle pose sa voix, comme un bonbon acidulé sur un lit de miel. On accroche dès la première écoute et on rêve que les médias hétéros mettent leurs à priori de côté pour passer ce délicieux morceau en boucle sur les radios nationales. Interview.

Lizzie Felton

Lizzie Felton

CG : Bonjour Lizzie Felton, peux-tu te présenter à celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Lizzie Felton : Bonjour à tous, je m’appelle Lizzie Felton, je vagabonde entre Paris et Strasbourg, entre l’écriture et la musique. Je fais partie du groupe pop-rock Tybalt et Mercutio, et je lance à présent mon projet musical en solo, plus électro pop, dont « Cara » est le tout premier extrait. À côté de cela, j’écris beaucoup. Mon premier roman « Les amoureux de la lune » parraitra d’ailleurs dans quelques mois en librairie.

 

CG : Tu signes un morceau d’électro simple mais redoutablement efficace. Comment es-tu venue à la musique ?

Lizzie Felton : Je suis venue à la musique assez tardivement, et pour deux raisons. Tout d’abord, j’ai commencé à écrire des textes musicaux, et j’ai eu envie de les mettre en musique. C’est donc ma passion pour l’écriture qui m’a fait chanter. Mais il y a aussi eu la découverte de Mylène Farmer, quand j’étais ado, et de qui j’ai été très fan pendant des années. Ce n’était pas purement musical, c’était un tout ; ses clips, ses shows, son univers, sa sensibilité. Tout ça me touchait profondément. J’étais fascinée !

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