Je ne veux jamais revoir mes anciens mecs

 

Sylvain préfère changer de partenaire à chaque plan.

Sylvain se définit comme un joueur. Ce qu’il aime avec ses conquêtes, c’est endosser un rôle. Depuis qu’il a découvert que les mecs étaient fascinés par son sexe, il en profite pour prendre une revanche sur un passé où on le traitait avec moins beaucoup d’admiration.

Culture Gay : Bonjour Sylvain, tu es un célibataire endurci et cela semble te convenir. Comment fais-tu pour gérer ta sexualité ?

Sylvain : C’est un choix et je vis très bien mon célibat et ma sexualité. Je ne reçois pas chez moi, ou rarement. Je fréquente régulièrement les sauna gays, mais de façon raisonnable. Je suis heureux ainsi.

 

Culture Gay : Ce n’est pas un peu frustrant de ne partager que quelques moments intimes avec une personne, sans chercher à la connaître davantage ?

Ho non ! Je ne peux pas être frustré, car je ne cherche aucune attache. Je joue avec eux, un peu comme si j’étais un acteur de cinéma et j’invente les scénarios les plus fous, j’ai beaucoup d’imagination. Lorsque j’arrive au sauna, je me mets dans la peau d’un homme très viril et quand on me parle, je réponds que je suis hétéro, bi ou que c’est la première fois que j’entre dans un sauna. J’adore ça ! C’est un peu l’archétype du mâle dominant qui veut que ses partenaires soient à genoux devant lui. Je suis bien monté et j’attire toute une catégorie de mecs qui sont prêts à tout pour jouer avec moi et faire des trucs. J’adore jouer les caïd, mettre les mecs mal à l’aise et voir qu’ils sont prêts à tout pour aller au bout d’un trip. J’adore créer ces mises en scène. Parfois je fais semblant de piquer des colères pour voir leurs réactions. Bien sûr, tout cela est pour rire.

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Coup de jeune chez les éditeurs LGBT

Les éditions Cœur de Lune apportent des romans de qualité sur la scène littéraire LGBT.

 

Sébastien a 30 ans tout rond. Ce charmant garçon habite la campagne, dans le Limousin d’où il contrôle sa société dans le monde du web et sa maison d’édition qu’il a lancé par passion en 2015.

 

Culture Gay : Pourriez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

 

Site de l’éditeur

Sébastien : Donc moi c’est Sébastien, je m’occupe d’une petite maison d’édition qui s’appelle Cœur de Lune. Nous publions quelques romans (1 à 2 par an) qui ont comme point commun la présence d’au moins un personnage principal homosexuel, bisexuel, avec des trames variées : policier, roman noir, tranche de vie, aventure, etc.

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Homoparentalité : Pour certains, nous sommes des phénomènes de foires

Cécilia : Pour certains, nous sommes comme des phénomènes de foires

Cécilia se décrit ainsi : “Je suis assez compliquée, car je suis hétéro (j’ai 3 enfants), en couple avec une jolie demoiselle depuis presque 11 ans (mais pas lesbienne, ni bi) et j’ai un faible pour les homosexuels depuis toujours. Je les trouve tellement beaux !!! Je me suis toujours dit que j’étais attirée parce qu’ils sont sans doutes inaccessibles…”

 

Culture Gay : Bonjour Cécilia, vous vivez avec une femme et vous avez des enfants ?

Cécilia : J’ai rencontré ma compagne chez des amis communs. On ne parlait pas plus que ça à l’époque. Et puis un jour on s’est croisée dans la rue et elle m’a vue dans un état de désarroi. Et depuis, c’est devenue mon ange gardien. Elle s’est occupée de nous alors que nous n’étions qu’amies. Un rapprochement si fort ! Notre amitié a duré 7 mois durant lesquels ne nous faisions plus rien l’une sans l’autre. On s’appelait plusieurs fois par jour. Elle habitait encore chez sa mère et ne rentrait plus chez elle. Après le travail elle venait directement chez moi. J’étais en couple à l’époque avec un homme et c’était assez compliqué. Elle a même assisté à l’accouchement de mon dernier. Et puis le rapprochement était de plus en plus fort jusqu’au soir ou nous nous sommes vraiment aimées.

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Homoparentalité : Nos enfants sont plus libres que ceux des couples hétéros

Julien a décidé d’assumer son homosexualité et de refaire sa vie à l’âge de 30 ans.

Julien et son mari ont d’abord été mariés pendant plusieurs années avec des femmes avant de se rencontrer. C’est seulement à l’âge de 30 ans que Julien a réalisé qu’il était vraiment homosexuel. Au beau milieu de la nuit, il a senti une forme de rejet qui l’a conduit à penser que ce n’était plus possible de rester avec sa femme. Il vit désormais dans les environs de Lille avec son mari et ses trois enfants..

 

Culture Gay : Bonjour Julien, comment s’est déroulée votre transition avec vos enfants ?

Julien : Nos trois filles étaient jeunes lorsque je me suis installé avec mon mari. Elles ont toutes les trois deux ans de différence (14, 16 et 18 ans lors de notre mariage) et elles  étaient ravies de notre union, surtout d’être nos demoiselles d’honneur !

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Anne Pigalle, la muse des stars n’a pas dit son dernier mot

Anne Pigalle, artiste aux multiples talents

Anne Pigalle est une icône underground qui a choisi l’Angleterre pour patrie. C’est une artiste avec un A comme Amour, une muse discrète mais que l’on a vu partout. Vous l’avez peut-être rencontrée sans le savoir, au détour d’une publicité pour du parfum, sur une couverture de magazine, dans une exposition, derrière des lunettes de soleil, chez Ardisson ou à un concert.

 

Jimmy Sabater : Bonjour Anne Pigalle. Vous vous définissez comme artiste “multimédia” pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Anne Pigalle : Bonjour ! Je suis primordialement une chanteuse , c’est a dire que la voix et l’émotion est mon intérêt principal (même si je fus brièvement guitariste dans un groupe de filles punk a l’époque) . Après vient l’écriture des chansons, leur production, musicienne, vidéaste, poète, peintre, photographe, performeuse, et j’en oublie. Je commence le film pour mon prochain album en janvier en tant que cinéaste, interprète et chanteuse, évidemment. Je me mets en scène, je fais mon cinéma. Je n’aime pas tellement cette expression de multi média artiste, alors parfois, je me fais aussi appelée The last Chanteuse, pour rappeler l’opposé de multi media artiste et peut être sa complémentarité dans non travail. S’y retrouve qui pourra ou qui voudra. Mon travail a regroupé et développé toutes ces techniques ces 15 dernières années, je peux même dire que quand j’ai commencé à peindre, il y avait peu de chanteurs/chanteuses qui le faisaient, donc toujours un peu a l’avant garde, votre chanteuse. Mais toutes ces facettes sont reliées à mon travail de performeuse, jamais séparées, pour créer the big picture. Je pourrais m’étaler sur ce chapitre de ma vie mais tout ce travail se culmine dans le projet sur lequel je travaille actuellement, donc, a suivre…

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Michel Larivière, défenseur de l’histoire LGBT

Michel Larivière, défenseur de l’histoire LGBT

Michel Larivière, après des études de lettres, a été lauréat au concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Il a joué Les Fourberies de Scapin avec Robert Hirsch, Oscar avec Louis de Funès, Tartuffe avec Francis Blanche, Les Malheurs de Sophie de Jean-Claude Brialy. Après avoir travaillé pour l’O.R.T.F Michel Larivière s’est consacré à ses recherches sur l’histoire de l’homosexualité et de la bisexualité masculine. De 2009 à 2013, Michel Larivière a collaboré à Têtu. Il anime gayscelebres.hautetfort.com. Depuis 2015, il participe à l’émission Secrets d’Histoire sur France 2. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’homosexualité et la bisexualité.

 

CG : Pourquoi pensez-vous que nos ancêtres aient dissimulé ces pans de l’histoire homosexuelle ? Quel était leur intérêt ?

Michel Larivière : L’homophobie, et le désirs de dissimuler ce qui est pour eux, une tare, un vice, un péché qui abimerait l’image vertueuse  du grand homme.

 

CG : Vous vous êtes fait une spécialité dans le rétablissement de la vérité concernant la sexualité des hommes célèbres, les historiens seraient-ils hypocrites ?

Michel Larivière : Non, mais jusqu’au milieu du XXème siècle, le sujet était tabou. D’excellents historiens estimaient que c’était  un sujet dont on ne devait pas parler.

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Les Vestiges de Marc Kiska, des mots et des images

Les Vestiges de Marc Kiska, des mots et des images

Marc Kiska publie “Les Vestiges d’Alice”, un excellent premier roman, dont la qualité littéraire rejoint la qualité d’édition. Et si cet artiste est si impliqué dans l’objet autant que le contenu, c’est qu’il exprime son art sur de multiples supports. L’écriture et la photographie sont ses premières armes et il sait les utiliser avec talent. Interview.

 

Les Vestiges d’Alice, de Marc Kiska (Ed. Tabou)

Culture Gay : Bonjour Marc Kiska, vous êtes un jeune artiste aux talents multiples et à l’avenir prometteur, pourriez-vous vous présenter aux fans de Culture Gay ?

Marc Kiska : Bonjour. Je suis né en France en 1983 et j’ai grandi dans une petite ville près de Saint-Etienne. À 17 ans, après avoir passé un bac technologique en hôtellerie-restauration, j’ai intégré un programme éducatif d’un an en Norvège. Après de nombreuses aventures – pleines de créatures féeriques mais aussi monstrueuses -, j’ai décidé de rester dans ce pays. J’ai commencé à écrire jeune et c’est à l’âge de 21 ans que j’ai eu envie d’illustrer mes textes. Je me suis tourné vers la photo et j’ai appris à développer mes pellicules dans ma salle de bain ; j’aime le DIY et je suis autodidacte dans de nombreux domaines. J’ai entre autres réalisé un court-métrage, je fais du dessin numérique, parfois du graphisme, et j’ai exposé cet été une première sculpture.

 

Culture Gay : Vous avez commencé à écrire très jeune, comment avez-vous découvert cette passion ? Vous souvenez-vous de vos premiers textes ? Quels étaient vos thèmes de prédilection ?

Marc Kiska : J’ai commencé à écrire vers l’âge de treize ans. J’étais rêveur, créatif, et j’aimais lire ; ma mère m’a légué son amour des livres. Mais c’est au lycée que j’ai vraiment écrit, plus jeune je me cherchais, j’avais du mal à trouver ma voix. Le lycée et l’internat ont été un passage marquant pour moi, je me suis retrouvé enfermé dans un milieu conservateur, presque militaire, en tout cas psychologiquement violent. Une horreur ! Et j’avais dans tout ça mon homosexualité à gérer. À cette période je suis tombé par hasard sur un livre de Poppy Z. Brite, et cet auteur (aujourd’hui transgenre) m’a complètement bouleversé. Je me suis épris de l’esprit rebelle post-punk/gothique. Je me suis mis à écrire des poèmes, puis des nouvelles assez sombres qui reflétaient mon humeur. J’avais un besoin viscéral de parler de mon amour des garçons mais aussi de l’oppression que je subissais. J’ai commencé à écrire un roman en terminale que j’ai achevé quelques années plus tard, mais qui n’a jamais été publié, ça démarrait sur l’incendie d’un lycée… “L’ange et le démon de l’amande” fut ma première nouvelle à paraître dans la revue Belge “Encre Noire” en 2001. Mes nouvelles étaient de style fantastique, mes personnages étaient toujours des ados sombres et paumés en quête d’amour et de liberté. Elles étaient aussi érotiques, mais contrairement aux Vestiges d’Alice, c’était plutôt romantique que cru.
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