En Algérie, être pénétré c’est très mal, même si c’est un viol.

Rahim : “En Algérie, être pénétré c’est très mal, même si c’est un viol !”

Rahim est un jeune algérien de 27 ans. Il habite Alger et ne supporte plus les mauvais traitements qui sont réservés aux gays. Violé à de multiples reprises pendant des années par le mari de sa sœur, il a décidé de se confier à Culture Gay.

Culture Gay : Salut Rahim, tu habites Alger. Peux-tu nous décrire comment est ton quotidien aujourd’hui en tant que gay ?

Rahim : Actuellement, je me sens menacé au quotidien, surtout quand je me rends dans les lieux de drague gay… Dès que je sors de chez moi et que je traverse ma cité, on m’insulte, on fait des bruits bizarres. Si seulement ce n’était que cela ! À plusieurs reprises on a essayé de m’agresser physiquement. À chaque fois ils étaient plusieurs contre moi.
Ils ont même lancé un chien à ma poursuite. Une fois, alors que j’étais en train de marcher, un mec vient par-derrière moi et me gifle. Je suis tombé par terre et il m’a craché dessus. Ensuite, il a jeté sa cigarette allumée en direction de mes yeux. Heureusement je portais une casquette !

Culture Gay : Comment sont perçus les gays en Algérie ? Est-ce que tous les gays sont persécutés, ou est-ce que certains peuvent avoir une vie normale au grand jour ?

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365 fois Anthony

 

 

Anthony dévoile sa vie dans un journal intime très intéressant où il partage les secrets et les moments intimes de sa vie. On ne peut pas juger un journal sans juger la personne qui l’écrit, mais au fil des jours, Anthony se révèle intéressant, attachant, passionné, aimant, touchant. A une époque où les internautes deviennent de simples consommateurs et se contentent de liker des posts, il est bon de rappeler qu’un blog est un merveilleux outil de partage, de réflexion et d’autothérapie. Interview du mystérieux auteur de cette expérience littéraire 2.0.

 

EXTRAIT :

Guy me serra dans ses bras. Dans la nuit noire, il brisa le silence en se mettant à parler tout seul. Symboliquement. À ma mère décédée.
« Marie-Jo. Je vous promets de prendre soin de votre fils toute sa vie. Je ne lui ferais plus jamais aucun mal. Personne ne pourra lui faire du mal. Plus jamais. Je le protègerai toute ma vie… »
J’en tremblais.
À ce moment là, le piège s’était refermé sur moi.
La passion destructrice est arrivée. La jalousie s’est installée. Le doute. Pour toujours.
Je n’étais plus la jeune personne insouciante. Libre. J’étais devenu sa petite chose. Et je me complaisais dans ce rôle.
Plus il mentait plus je le détestais. Plus il me trompait plus je l’aimais. Plus il me repoussait plus il m’aimait. Plus je me détestais.
« Tu as le choix Antho… Soit tu pars et tu l’oublies. Soit tu restes. Mais si tu restes, il faut l’assumer. En silence. Tu ne pourras plus venir te plaindre. Il faut que tu prennes une décision ! »
Je suis resté.
Anthony

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Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire

 

Michaël : “Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire.”

Michaël a 33 ans.  Il habite Montréal (Québec) où il est étudiant en cybersécurité et en cyberenquête à l’École Polytechnique. Il est régulièrement confronté à des prédateurs sexuels qui convoitent des ados, souvent trop jeunes pour soupçonner les conséquences de telles rencontres.

 

Culture Gay : Tu as récemment fait un parallèle entre tes études en cybercriminalité et ta propre expérience. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Michaël : En effet, ma réorientation dans ce domaine n’a rien d’étranger à ma propre expérience, même si ce n’est pas ma seule motivation. J’aime d’abord et avant tout l’informatique depuis toujours. Au-delà de cette passion toutefois il y a mon parcours.
Il y a exactement 20 ans, alors que j’avais 13 ans, je commençais à utiliser les chats en ligne. Au même moment, je commençais à découvrir et à être curieux par rapport à mon orientation sexuelle. C’est à ce moment que, seul devant l’inconnu de ma propre sexualité, j’ai eu la malchance de discuter sur mIRC avec plusieurs cyberprédateurs qui ont profité de ma vulnérabilité pour faire de moi leur objet sexuel.
J’ai pu reconnaître ce qui m’était arrivé et rétablir les faits dès le début de ma vingtaine qui fut malgré tout très chaotique, mais riche en apprentissages et en développement personnel. J’ai aussi beaucoup voyagé, étudié, réfléchi, grandi.
Ma réorientation professionnelle était nécessaire pour plusieurs raisons, et ce domaine est tout indiqué pour moi. Maintenant que j’ai plus de recul sur mon expérience de vie, je suis certain que je peux y jouer un rôle différent de quelqu’un qui n’a pas le même vécu.

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Mon coming-out a viré au cauchemar

Bad coming-out pour Dan

Dan a aujourd’hui 23 ans. Ancien élève brillant, sa vie a basculé lorsqu’il a décidé d’assumer son homosexualité et d’en parler à ses parents. Il a accepté de nous raconter sa descente aux enfers.

 

Culture Gay : Salut Dan, peux-tu te présenter à nous ? Quelles sont tes passions ?

Dan : Bonjour, je dirais tout ce qui touche à la mythologie, l’histoire, les anciennes civilisations. La littérature en général me plaît énormément. J’aime aussi le fantastique. Comme j’ai connu de longues périodes de dépression, j’ai passé des journées à lire. D’ailleurs un ouvrage sur internet m’a beaucoup aidé c’est ”Pour l’amour de Pete” qui relate les aventures d’un couple d’adolescents avec tout les soucis qu’on peut connaître (coming out, parents, école, ect). Sinon j’écoute un peu de tout, du classique, du violon, Dupstep, rock, punk, pop, etc en gros la soupe populaire musicale XD. Les animaux j’adore aussi, sauf les gros chiens… Ça m’as toujours effrayé de voir des chiens très grands capables de faire des ravages si jamais ils s’attaquent à un humain. Sinon oui je vis seul depuis mes 17 ans, donc ça fait 6 ans maintenant. ^^

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Nassim, 15 ans « Pour moi le sexe c’est un truc à part »

Nassim, 15 ans « Pour moi le sexe c’est un truc à part »

Nassim a 15 ans, il habite le sud de la France et il est en seconde générale. Il se proclame gay à 70%, mais lorsqu’il le pourra, il se verrait bien faire sa vie avec un garçon. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

Culture Gay : Bonjour Nassim. Tu dis que tu es gay à 70% comment fais-tu pour calculer si précisément cette proportion ?

Nassim : Ah ! Oui haha ! C’est totalement au hasard, il n’a pas fallu longtemps pour que je fasse le calcul ! C’est d’après mon expérience.

 

Culture Gay : à quoi ressemble la vie d’un ado aujourd’hui ?

Nassim : Je reste souvent devant mon tel à snapper et sinon je fais de la muscu au lycée et je sors dehors. Oui, j’écoute souvent du Rap, un peu de tout aussi Black M… J’adore aussi le rock du style Indochine, Telephone…Et attention cliché : j’aime bien Lady Gaga. Et je peux avouer sans honte que j’aime les musiques de l’époque xD du genre Nino Ferrer, Brassens, Goldman et surtout France Gall Ah oui je lis souvent, je vais parfois à la bibliothèque et je reviens chargé au max, je lis des mangas, des Bd (surtout Tamara et Marzi), mais je n’aime pas les gros livres.

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Stéphane Dubin, écrivain sensuel

Stéphane Dubin, écrivain sensuel

 

Culture Gay a du s’y reprendre à plusieurs reprises avant que Stéphane Dubin, peu familier des réseaux sociaux, accepte notre demande d’interview. Ce qui surprend, à la lecture de «Peurs entre nous», c’est la qualité littéraire de ce roman viril et sentimental. Mieux que de longs discours, nous avons sélectionné quelques courts extraits qui abondent en ce sens :

« Mais en le massant, je me surprends à le caresser ; si le geste est le même ou presque, l’esprit est différent. C’est le désir qui me dévore, mes doigts agissant sur ses trapèzes émergeant du large col de son t-shirt, son corps s’offrant soudain à moi, sa respiration calme animant le dessin de ses lèvres entrouvertes. Un effet inattendu. Mince. J’arrête, je me sens coupable, je me sens touché, piégé. Pas possible. Ce doit être un esprit de la montagne qui me joue un tour ! J’éteins la lampe, doucement je glisse dans mon sac. Dans ma gorge ? Dans ma tête ? Dans ma poitrine ? Quelque part comme une étincelle a pris vie. C’est l’inconnu. Dans la nuit le vent siffle, et puis j’oublie. »

 

Culture Gay : Bonjour Stéphane Dubin, seriez-vous quelqu’un de secret ou de réservé ?

Stéphane Dubin : J’aime bien savourer le temps de la réflexion. L’époque est à l’instantané, à la dictature de l’immédiat. Alors prendre un peu le large…

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