365 fois Anthony

 

 

Anthony dévoile sa vie dans un journal intime très intéressant où il partage les secrets et les moments intimes de sa vie. On ne peut pas juger un journal sans juger la personne qui l’écrit, mais au fil des jours, Anthony se révèle intéressant, attachant, passionné, aimant, touchant. A une époque où les internautes deviennent de simples consommateurs et se contentent de liker des posts, il est bon de rappeler qu’un blog est un merveilleux outil de partage, de réflexion et d’autothérapie. Interview du mystérieux auteur de cette expérience littéraire 2.0.

 

EXTRAIT :

Guy me serra dans ses bras. Dans la nuit noire, il brisa le silence en se mettant à parler tout seul. Symboliquement. À ma mère décédée.
« Marie-Jo. Je vous promets de prendre soin de votre fils toute sa vie. Je ne lui ferais plus jamais aucun mal. Personne ne pourra lui faire du mal. Plus jamais. Je le protègerai toute ma vie… »
J’en tremblais.
À ce moment là, le piège s’était refermé sur moi.
La passion destructrice est arrivée. La jalousie s’est installée. Le doute. Pour toujours.
Je n’étais plus la jeune personne insouciante. Libre. J’étais devenu sa petite chose. Et je me complaisais dans ce rôle.
Plus il mentait plus je le détestais. Plus il me trompait plus je l’aimais. Plus il me repoussait plus il m’aimait. Plus je me détestais.
« Tu as le choix Antho… Soit tu pars et tu l’oublies. Soit tu restes. Mais si tu restes, il faut l’assumer. En silence. Tu ne pourras plus venir te plaindre. Il faut que tu prennes une décision ! »
Je suis resté.
Anthony

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B-Class d’Aline Khor une pentalogie romantique en première classe

Aline Khor sort une saga en 5 tomes (pentalogie) autour de deux garçons que tout oppose. On passe un très bon moment en compagnie d’Icare et Riùn, et Aline Khor nous rappelle que lorsque les histoires sont bien écrites, on peut les suivre sans fin.

Culture Gay : Bonjour Aline Khor. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Aline Khor : Bonjour Culture Gay, je tiens tout d’abord à vous remercier pour cette demande d’interview. Je suis touchée de l’attention que vous me portez.

En quelques mots, j’aurais du mal à me présenter car faudrait-il déjà que je parvienne à me comprendre. Mes sentiments et mes émotions sont un tourbillon dans lequel je me laisse entraîner, tourbillon qui entretient sûrement ma créativité. Souvent j’ai l’air d’un tyran sans empathie, d’une personne forte, insensible et inébranlable. J’ai le sang chaud et le parler franc, j’ose tout pour cacher des insécurités et des angoisses qui me pourrissent la vie. Je suis beaucoup plus sensible qu’il n’y paraît et je n’ai pas la confiance en moi que mon humour noir et mes sarcasmes s’efforcent de feindre.

Ma sensibilité et mes fragilités doivent sûrement ressortir dans B-Class, puisque le personnage d’Icare est ma copie conforme. À cela près que j’ai moins de barbe et que je suis de gauche, mais ses piques cinglantes, ses dépressions et la pression qu’il s’inflige sont totalement miennes. Je suis sûrement un peu borderline quelque part, mais bon on s’y fait et on vit avec. Les artistes sont tous dérangés de toute façon.

Culture Gay : Vous commencez votre carrière d’auteur par une œuvre monumentale, véritable saga en 5 tomes ! Comment vous est venue cette rage d’écrire et ce besoin d’une si longue histoire ?

Aline Khor : Disons que la rage d’écrire, je l’ai toujours plus ou moins eue. Dès l’enfance je créais des histoires et je commençais des romans à la pelle, qui en général ne dépassaient pas les trois chapitres (rire).

À l’âge de quatorze ans je m’y suis mise sérieusement et l’habitude d’écrire presque tous les jours ne m’a jamais quittée. Créer permet de m’exprimer, de dénoncer et de faire rêver des dizaines de personnes, pourquoi je m’en priverais ? C’est la seule chose qui me fait me sentir bien, utile, digne d’intérêt. Chaque chapitre que je termine, chaque compliment que je reçois me procurent une fierté immense et font que je ne craque pas.

« Je ne peux pas mourir maintenant, je n’ai pas fini mon roman. », m’étais-je dit en 2013 tandis que mes jambes se balançaient dans le vide qui séparait le toit du sol. Aujourd’hui c’est toujours d’actualité et même si l’art ne m’a pas encore sauvée, la rage d’écrire rime pour moi avec la rage de vivre.

Quant au besoin dont vous parlez, ce n’était pas tant un besoin d’écrire « une longue histoire » sinon « d’écrire B-Class ». Quand j’ai commencé le roman en mai 2017, je ne savais pas trop dans quoi je me lançais. J’avais juste laissé cogiter mes idées pendant un an et demie et je ne pouvais plus attendre de commencer. J’avais quelques grandes lignes au brouillon et le reste est venu tout seul, avec sa dose de doutes, de crises de nerfs et de questions existentielles. C’est ça l’inspiration.

Si l’œuvre est longue c’est parce que c’était nécessaire qu’elle le soit, je n’ai décidé de rien. Ce n’était pas un challenge d’écrire mille-deux-cent pages, ce n’est pas spécialement une fierté, c’est juste B-Class.


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Ce que j’ai subi est et restera impardonnable, David Vigrid

Après notre chronique à propos de “Des trucs de grands”, excellente biographie romancée de David Vigrid, l’éditeur nous a permis d’entrer en contact avec cet auteur qui nous a ému et tant donné envie d’en savoir plus.

Culture Gay : Vous signez un livre-confessions magnifique dans lequel vous dénoncez les abus sexuels dont vous avez été victime de 6 ans à 14 ans. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous livrer dans un texte, plutôt que d’en parler à quelqu’un ? Avez-vous envoyé un exemplaire de votre texte à Tom, votre agresseur ?

Premièrement, encore merci pour votre post sur votre site. Ecrire, dessiner, peindre ont toujours été des médias plus simples et plus sibyllin pour moi que de me livrer oralement. Comme je le dit à plusieurs reprises dans mon roman : mon histoire, ma peine, ma souffrance… Ma façon de vivre avec et d’avancer, de positiver. Et non, contrairement à mon alter ego de papier, je n’ai plus jamais revu « Tom ». J’ai tenté de le chercher mais sans succès et sans réelle envie non plus, je dois en convenir, de le retrouver.

Des trucs de grands de David Vigrid, Éditions Textes Gais
Des trucs de grands de David Vigrid, Éditions Textes Gais

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Trois questions à Taram Boyle, l’écrivain gay censuré par Facebook

Les Editions Textes Gais publient un recueil des trois tomes de Taram Boyle, auteurs de romans sentimentaux/érotiques qui ont tous connus un beau succès. C’est l’occasion de prendre des nouvelles de ce jeune auteur qui en intrigue plus d’un.

 

Culture Gay : Bonjour Taram. Pourquoi avoir décidé de sortir vos 3 romans en un seul volume ?

Taram Boyle : Le numérique permet de lire de façon plus libre et on trouve des sagas ou des trilogies vendues ainsi. Ce n’est pas qu’une réédition, les textes ont été légèrement améliorés. Comme ces trois romans ont connu chacun une belle carrière, j’ai pensé que de les proposer tous ensemble à un petit prix serait intéressant pour les lecteurs. Je pense aux plus jeunes gays ou aux gays sans activité qui n’ont pas trop les moyens de s’offrir beaucoup de lecture. Ils ont ici une belle occasion de faire le plein de romance et de fantasmes pour trois fois rien.

 

Culture Gay : Tu es également connu pour tes déboires avec Facebook. Tu es toujours en guerre contre eux ?

Taram Boyle : Non, pas du tout. Ils sont en croisade contre l’érotisme gay avec leur esprit étriqué et puritain. Facebook a censuré plusieurs fois mes posts en prétendant que je ne respectais pas leurs règles de communauté. Seulement leurs règles de communauté ne respectent pas le droit français qui interdit de censurer. Chez nous, montrer un homme nu de dos, n’a rien de scandaleux. Aux USA on fait une attaque dès qu’on voit une paire de fesses, par contre, montrer des actes terroristes, promouvoir l’homophobie, la haine, le racisme, le nazisme, ne pose aucun problème. Plusieurs de mes comptes ont été censurés. Je n’ai plus du tout accès à Facebook d’où j’ai été totalement banni, par contre sur mon ancien compte, toutes mes données et mes anciennes pages sont toujours actives, ce que je trouve assez malhonnête de leur part. Si vous voulez me suivre sur Facebook, allez sur Taram Boyle (page gérée par un tiers). Sinon, il y a Twitter qui est quand même beaucoup plus souple et surtout, tellement moins homophobe.

 

Culture Gay : Tes trois romans ont tous connu le succès. Ils ont été publiés en numérique mais les versions papier sont épuisées. Le prochain est pour bientôt ?

Taram Boyle : J’avoue que j’ai un peu le syndrome de la page blanche, mais c’est volontaire. Je ne veux pas faire comme certains auteurs qui enchaînent les textes comme s’ils travaillaient à l’usine. Pour être franc avec vous, j’ai rencontré quelqu’un et les fantasmes que j’écrivais auparavant, je les vis réellement au quotidien. Dans ma chambre à coucher, il n’y a personne pour me censurer et je me sens totalement libre. Peut-être que je suis en train de me ressourcer, de me recharger d’énergie et mes futurs romans sont en train de naître. Je vous tiendrai au courant. Mais pour l’instant je suis beaucoup trop amoureux et comblé pour écrire. Il faut vivre l’amour pour pouvoir le raconter…

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Pas tous égaux devant l’infidélité – Témoignages

Pas tous égaux devant l’infidélité.

 

Culture Gay a interrogé deux jeunes gays qui ont vécu la même expérience, mais sous des points de vue très différents. Il est toujours plus facile de tromper l’autre que d’accepter d’être trompé.

 

Culture Gay : Bonjour Nathan, tu as été victime de l’infidélité de ton ex, comment cela s’est-il passé ?

Nathan : Bonjour, Culture Gay. Cela s’est passé l’été dernier, pendant que j’étais en vacances. Mon ex petit ami est allé rendre visite à mon sex-friend. Je ne sais pas ce qu’il espérait, mais ils ont fait ce qu’ils avaient envie de faire.

 

Culture Gay : Ton ex avec ton actuel ? C’était par esprit de vengeance ou pour te rendre jaloux ?

Nathan : Non, pas du tout. Je crois que mon copain avait juste envie de sexe et il n’a pas eu la patience d’attendre mon retour.

 

Culture Gay : Comment l’as-tu appris ?

Nathan : Seulement deux semaines plus tard. Nous passions la soirée quand mon copain est allé aux toilettes. À ce moment-là, son téléphone a bipé et j’ai vu qu’il recevait un message de mon ex. J’étais très surpris, alors quand il est revenu je lui ai demandé ce qui se passait. Mon copain s’est mis à bafouiller et à parler une autre langue. Il ne sait pas mentir et j’ai compris qu’il s’était passé quelque chose. Il a fini par m’avouer la vérité.

 

Culture Gay : Tu lui en as voulu ?

Nathan : Sur le coup non, car il ne se sentait pas coupable. Mais après réalisé la peine que j’ai ressenti, il a commencé à regretter. Puis il m’a dit que ce n’était pas un drame et que je devais l’accepter… Il ne m’a jamais vraiment rassuré en me disant qu’il ne recommencerait pas, même quand je lui demandais… J’ai essayé de lui pardonner, mais au fil des semaines on s’est vus de moins en moins. Nous n’avions plus grand chose à nous dire. Nous avons finalement décidé de mettre fin à notre relation. Je crois que même s’il ne m’avait pas trompé nous aurions rompus. C’est la raison pour laquelle je ne lui en veux pas tellement.

 

Culture Gay : C’est important pour toi la fidélité ? Quand on te trompe tu considères cela comme une trahison ?

Nathan : Pour moi  la fidélité c’est important, mais en fait, la fidélité est une branche de ce qui est le plus important dans un couple : Le plus important c’est LA CONFIANCE. Sans cela, aucun couple ne peut fonctionner ! Quand on me trompe, je dirais exactement qu’on brise la confiance et après cela y a trois possibilités:
–  On est un couple fort (c’est très difficile) et on recolle les morceaux de la confiance même si ça prend beaucoup de temps,
–  On arrête tout,
–  Le couple continue de croire que ça va s’arranger, mais l’échafaudage finira par s’écrouler.

 

Culture Gay : Merci !

 

Culture Gay : Bonjour Esteban, tu as trompé ton copain, alors que vous n’êtes pas dans une relation livre, que s’est-il passé ?

Esteban : Je suis en couple depuis plusieurs années avec le même garçon et je l’aime profondément. Mais un jour je suis tombé sur mon ex sur un tchat. On a un peu discuté et la conversation a vite dévié autours du sexe. Nous avons échangé des photos hots et cela nous a beaucoup excité. Mon ex m’a dit qu’il avait très envie de moi et c’était réciproque. Nous nous sommes retrouvés un peu plus tard il est venu me chercher pour m’emmener chez lui et nous avons pris un super pied.

 

Culture Gay : Sexuellement, c’était mieux qu’avec ton copain ?

Esteban : Étrangement c’était plus câlin. On s’est revus cinq fois pour faire la même chose et puis j’ai décidé d’arrêter car je me sentais trop mal.

 

Culture Gay : Mal vis-à-vis de ton copain ?

Esteban : Oui, j’avais trop l’impression de le trahir. On en n’a jamais parlé et il a jamais rien su de ces aventures.

 

Culture Gay : Tu n’as jamais eu envie de recommencer ?

Esteban : Non, c’est du passé. J’ai oublié ce passage. Je suis heureux avec mon copain.

 

Culture Gay :  Comment réagirais-tu si tu apprenais que lui te trompait.

Esteban : Je ne sais pas. Mal. Je pense que je partirais.

 

 

 

Paula Dumont coup de cœur littéraire de Culture Gay

Paula Dumont, coup de cœur littéraire de Culture Gay !

 

Auteure de nombreux ouvrages à propos de l’homosexualité, Paula Dumont sort aux éditions de l’Harmattan un ouvrage captivant. Dans “Autobiographie, Féminisme, homosexualité, écriture, milieu social, profession”, Paula Dumont livre un véritable témoignage que beaucoup devraient lire, tant elle sait montrer les embûches semées sur le chemin des femmes qui vivent souvent seules. En effet, dans la France de la fin des années 60, elle a dû  faire sa place dans un pays où les femmes étaient souvent reléguées aux tâches ménagères. Courageuse, tenace et volontaire, la petite fille qui pensait qu’elle était seule à aimer les femmes, va connaître un destin intellectuel dense et enrichissant. Nous lui avons demandé de répondre à nos questions et “Déesse merci !” elle a accepté notre invitation. Paula Dumont est notre coup de cœur littéraire.

 

Culture Gay : Bonjour Paula, comment allez-vous ? Pouvez-vous vous décrire en quelques mots ?

Paula Dumont :  Je vais bien, merci ! J’ai 71 ans, je suis retraitée de l’Education nationale depuis 11 ans, j’étais professeur de lettres. Depuis mon départ à la retraite, je publie des livres sur l’homosexualité. A ce jour, j’en ai publié dix.

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Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire

 

Michaël : “Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire.”

Michaël a 33 ans.  Il habite Montréal (Québec) où il est étudiant en cybersécurité et en cyberenquête à l’École Polytechnique. Il est régulièrement confronté à des prédateurs sexuels qui convoitent des ados, souvent trop jeunes pour soupçonner les conséquences de telles rencontres.

 

Culture Gay : Tu as récemment fait un parallèle entre tes études en cybercriminalité et ta propre expérience. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Michaël : En effet, ma réorientation dans ce domaine n’a rien d’étranger à ma propre expérience, même si ce n’est pas ma seule motivation. J’aime d’abord et avant tout l’informatique depuis toujours. Au-delà de cette passion toutefois il y a mon parcours.
Il y a exactement 20 ans, alors que j’avais 13 ans, je commençais à utiliser les chats en ligne. Au même moment, je commençais à découvrir et à être curieux par rapport à mon orientation sexuelle. C’est à ce moment que, seul devant l’inconnu de ma propre sexualité, j’ai eu la malchance de discuter sur mIRC avec plusieurs cyberprédateurs qui ont profité de ma vulnérabilité pour faire de moi leur objet sexuel.
J’ai pu reconnaître ce qui m’était arrivé et rétablir les faits dès le début de ma vingtaine qui fut malgré tout très chaotique, mais riche en apprentissages et en développement personnel. J’ai aussi beaucoup voyagé, étudié, réfléchi, grandi.
Ma réorientation professionnelle était nécessaire pour plusieurs raisons, et ce domaine est tout indiqué pour moi. Maintenant que j’ai plus de recul sur mon expérience de vie, je suis certain que je peux y jouer un rôle différent de quelqu’un qui n’a pas le même vécu.

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