Youtube et son offre LGBT

Google essaie de reprendre la recette qui a fait le succès de tous ses concurrents, même s’il est difficile d’être bon sur tous les fronts. Après le moteur de recherche, les mails, la suite bureautique, le stockage, la musique…, le géant du net essaie de transformer Youtube en monétisant certains contenus.

Une nouvelle catégorie LGBT pourra vous dépanner pendant une soirée, mais l’offre paraît ridicule (10 films), quand on sait que des dizaines de milliers de titres sont proposés gratuitement par les auteurs gratuitement hors catalogue.

On aimerait vraiment un service qui propose une grande partie de l’immense culture LGBT. Netflix propose du contenu (en grande partie américain), mais cette catégorie fait encore figure de parent pauvre comparée . Le site Sens critique recense plus de 120 films on aimerait trop les avoir tous à portée de télécommande ou de tablette

Films gays et LGBT sur Youtube

La culture est l’un des droits fondamentaux de l’homme. Les LGBT sont encore très en retard sur cette question, un comble quand on sait que nous sommes dans les plus grands consommateurs de culture !

 

Le diable est magnifique de Nicolás Videla

Le chien qui aboie présente, avec l’association pour la promotion et la diffusion du cinéma en amérique latine, Le diable est magnifique de Nicolás Videla

Le diable est magnifique – du réalisateur chilien Nicolás Videla retrace le parcours de Manu à Paris. Jeune chilienne, transgenre et séductrice, celle-ci bataille au quotidien pour vivre comme elle l’entend.

El Perro que Ladra a projeté ce film hybride – docu-fiction – aux mois de mars et mai derniers en présence de sa protagoniste: la sulfureuse Manuela Guevara qui a échangé avec le public parisien sur cette oeuvre en partie autobiographique.

La prospection de films colombiens pour le Panorama, fût également la découverte de Señorita María, la falda de la montaña: un portrait magique, douloureux et poétique d’une femme Trans dans le monde rurale du petit village de Boavita dans le département de Boyacá, région montagneuse, froide, peuplée de paysans introvertis et conservateurs dans le centre de la Colombie.

La section parallèle de cette année dévoile un monde fantastique et vous propose un voyage latino-américain dans la vie nocturne des rues de San José du Costa Rica avec Véronica, travailleuse du sexe; des spectacles de Linn da Quebrada à Saô Paulo, la «terroriste du genre» qui combat préjugés sexuels et raciaux avec son arme anti-machiste: sa voix, son corp et ses compositions funk; et pour finir 4 personnages trans à Santiago du Chili, à la recherche de liberté, de respect et de dignité.

Le chien qui aboie est ravi de mettre en lumière la trans-identité et son refus de se voir imposer des rôles genrés avec les atteintes aux libertés, aux rêves, à l’épanouissement personnel et aux projets de vie de chaque individu, que cela implique.

http://www.lesecransdeparis.fr/

La casa de las flores, une série addictive et gay friendly

 

Quel est donc le mystère de cette série qui nous rend accro dès le première épisode ?

Netflix créée une fois encore la surprise avec La casa de las flores, une série mexicaine au rythme trépidant. Utilisant les codes des télénovelas, La casa de las flores est une sorte de Plus Belle La Vie puissance 10, comprenez qu’il se passe plus de chose en un épisode de La casa de las flores qu’en toute une saison de la célèbre sitcom de France 3.

Chaque personnage est soigneusement dessiné et avec une complexité psychologique qui les rend étonnamment crédibles et attachants. Comme dans toutes ces séries familiales, les personnages ont des problèmes, beaucoup de problèmes, d’énormes problèmes ! On se délecte à les voir tenter de se sortir de ces ennuis si compliqués.

Des personnages ancrés dans la réalité

On adore évidemment Darío Yazbek Bernal qui joue le rôle de Julián de La Mora. Dès sa première scène, le fils de la maison est surpris en train de faire l’amour à sa compagne (montrant à l’occasion de très jolies fesses). Nous sommes scotchés à notre fauteuil quand, dans sa seconde apparition, il déclare sa flamme à un homme fou de désir qui lui offre une fellation en plein coeur du domaine familial. Ce personnage, à la fois, esclave de son désir et tant désireux de se stabiliser, est diablement romantique et on accroche tout de suite. Paulina, sa soeur (Cecilia Suárez), qui parle au ralenti car elle est sous anti-dépresseurs, dissimule également un passé tumultueux. Son ex mari, dont elle a un fils, a changé de sexe, mais il demeure entre eux des sentiments très forts.

Une intrigue sombre et complexe

Lors d’une grande réunion de famille, le corps d’une femme est retrouvée pendue au milieu de la boutique florale La casa de las flores. On apprend bien vite que c’est la maîtresse du chef de famille. Celle-ci travaillait dans la respectable boutique tout en gérant une autre maison du nom de La casa de las flores, cabaret de travestis… Ensuite tout va très vite s’enchaîner sous nos yeux stupéfaits, défilés de beaux gosses, sextape, trafic, prison, coups de foudre, sexe, tromperies, etc.

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Qui sont les super fans de Culture Gay ?

Voici les premières personnes à avoir décidé de nous aider en nous donnant quelques euros via le site https://www.tipeee.com/culture-gay/tippers Vous pouvez encore les rejoindre !

Culture Gay devait renouveler les services de son site internet et, une fois encore, ce sont les animateurs du site internet et de la page Facebook qui devaient mettre la main à la poche. Une situation qui n’était plus acceptable. Malgré plusieurs appels aux dons, peu de personnes s’étaient mobilisées. Du coup, nous avons décidé de cesser toute activité sur Culture Gay pendant 48 heures. Non seulement nous avons reçu de quoi payer notre hébergement, mais en plus de nombreux fans nous ont envoyé des messages de soutien que nous publions ici. À noter qu’après notre dernier post, Facebook s’est empressée de désactiver notre fonction de programmation des posts sur notre page. Un comble pour un réseau social qui n’a, pour l’instant, jamais payé ses impôts en France. Pour l’heure, nous ne savons pas comment seront publiées les actualités demain…

Le réseau social, suite à notre annonce de peut-être quitter Facebook, s’est empressé de désactiver notre fonction de programmation de posts à l’avance. Un punition ?

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Netflix nous régale avec The Windsors

Le casting de The Windsors

Netflix a eu la bonne idée de mettre la famille royale d’Angleterre en scène dans une parodie britannique digne de la cultissime série québécoise “Le Cœur a ses raisons”. Nous retrouvons donc le Prince Edward, le Prince Andrew, Sarah Ferguson, Pippa Middleton, le Prince Harry, le Prince Charles, Camila, Wills, Kate, Beatrice et Eugenie à travers des situations de plus en plus loufoques au fil des épisodes. Pippa et Camila qui font un travail de sape remarquable. Le Prince William se rêve en ambulancier et nettoie les sols d’un fast food incognito pour vivre comme le commun des britanniques. Kate a des racines gitanes cachées et ce passé ne va pas tarder à remonter à la surface. Le Prince Harry ne sait ni lire ni écrire et passe son temps à boire, fumer et coucher avec toutes les filles. Bref, si vous êtes abonné à Netflix, fous rires garantis (patientez au moins jusqu’au troisième épisode pour vous laisser convainque 😉 ).

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Anne Pigalle, la muse des stars n’a pas dit son dernier mot

Anne Pigalle, artiste aux multiples talents

Anne Pigalle est une icône underground qui a choisi l’Angleterre pour patrie. C’est une artiste avec un A comme Amour, une muse discrète mais que l’on a vu partout. Vous l’avez peut-être rencontrée sans le savoir, au détour d’une publicité pour du parfum, sur une couverture de magazine, dans une exposition, derrière des lunettes de soleil, chez Ardisson ou à un concert.

 

Jimmy Sabater : Bonjour Anne Pigalle. Vous vous définissez comme artiste “multimédia” pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Anne Pigalle : Bonjour ! Je suis primordialement une chanteuse , c’est a dire que la voix et l’émotion est mon intérêt principal (même si je fus brièvement guitariste dans un groupe de filles punk a l’époque) . Après vient l’écriture des chansons, leur production, musicienne, vidéaste, poète, peintre, photographe, performeuse, et j’en oublie. Je commence le film pour mon prochain album en janvier en tant que cinéaste, interprète et chanteuse, évidemment. Je me mets en scène, je fais mon cinéma. Je n’aime pas tellement cette expression de multi média artiste, alors parfois, je me fais aussi appelée The last Chanteuse, pour rappeler l’opposé de multi media artiste et peut être sa complémentarité dans non travail. S’y retrouve qui pourra ou qui voudra. Mon travail a regroupé et développé toutes ces techniques ces 15 dernières années, je peux même dire que quand j’ai commencé à peindre, il y avait peu de chanteurs/chanteuses qui le faisaient, donc toujours un peu a l’avant garde, votre chanteuse. Mais toutes ces facettes sont reliées à mon travail de performeuse, jamais séparées, pour créer the big picture. Je pourrais m’étaler sur ce chapitre de ma vie mais tout ce travail se culmine dans le projet sur lequel je travaille actuellement, donc, a suivre…

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