Natation Synchronisée Masculine – Documentaire complet

Trois sportifs gays et leur intraitable entraîneur préparent la compétition internationale de natation synchronisée des Eurogames. Esthétiquement impeccable, joliment musicalement illustré, ce doc sur le culte du corps et de l’effort est une belle réussite.

2

Mister Gay France 2018, c’est lui !

Bruno Solari : « Pourquoi pas moi ? »

Bruno Solari, 44 ans, est originaire du Vaucluse. Il mesure 1,71m et porte du 38. C’est son expérience dans le circuit des concours de beauté de 15ans qui l’a décidé à se lancer à son tour dans l’aventure. Il est par ailleurs propriétaire de plusieurs marques de concours depuis 5 ans et également chef d’une entreprise dans la viticulture. Interview.

 

Culture Gay : Bonjour Bruno Solari, vous êtes le nouveau Mister Gay 2018. D’abord toutes nos félicitations ! Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans l’aventure Mister Gay 2018 ? Vous vous êtes dit « Moi aussi je peux le faire » ?

Bruno Solari – Mister Gay France 2018 : Merci beaucoup ! Non, pas du tout. C’est la continuité de mon travail et la récompense de celui-ci. Ce qui m’a motivé, c’est plutôt le challenge de représenter ce concours prestigieux. En étant Gentleman France, on se prend au jeu, on cherche à exister. Mais se faire repérer sur son travail et sa passion, c’est juste extraordinaire, vous ne trouvez pas ? Et plus justement et « pourquoi pas moi »…

 

Culture Gay : Cette élection s’est déroulée sans le support des magazines gays traditionnels. Pourquoi ? Comment s’est-elle passée ?

Bruno Solari – Mister Gay France 2018 : Pourquoi ? Parce que à mon humble avis l’organisation ne voulait pas tomber dans le ghetto mais élargir, s’ouvrir. Mon élection s’est passée en plusieur phases j’ai été repéré par le délégué de Belgique. Et ensuite j’ai eu une discussion à propos de mes motivations avec un organisateur de l’organisation international. Ensuite, après l’acceptation en demande d’ami sur Facebook  du fondateur, j’ai eu une discussion pour me présenter et puis ma candidature a été validée. Ils m’ont demandé ce que je pourrais pour que leur marque soit mise en avant sur le territoire national. Étant dans le circuit des concours de beauté, je vais pouvoir les valoriser sur mes différents événements et faire un mix avec le milieu gay, gay pride, salons, discothèques et autres.

Lire la suite…

David, « Plus personne ne m’adressait la parole »

David : « toi qui es sérophobe, ça peut t’arriver, à toi aussi »

 

David, 31 ans, a récemment poussé un coup de gueule sur Facebook et son message touchant a immédiatement remporté l’adhésion de dizaines de fans. Victime de la rumeur à cause de sa séropositivité, il nous explique son parcours.

 

Culture Gay : Bonjour David. À quel âge as-tu découvert ta séropositivité ? Comme as-tu vécu cette annonce ? Tu en as aussitôt parlé à ton entourage ?

David : J’ai découvert ma séropositivité a l’âge de 24 ans le 15 août 2010 pour être très précis. Quand tu apprends que tu es séropositif tu tombes de haut, tu as l’impression que tout s’effondre autour de toi. Je suis resté enfermé chez moi pendant de long mois sans voir personne. J’avais tellement honte de moi et je vivais dans une ville ou les homosexuels sont très mal vus donc je me suis dit si en plus ils savent que je suis séropositif, c’est la fin pour moi. Pendant ces longs mois de silence j’ai voulu en finir avec la vie je ne me voyais pas vivre avec cette foutue maladie. En plus ça m’est tombé dessus sans même que je la connaisse vraiment, sans même savoir si j’allais vivre encore longtemps. Du coup J’ai préféré le cacher à ma famille pendant de longs mois. C’était à la fois égoïste de ma part de pas leur dire de suite, mais c’était aussi pour les protéger de tout ce qui allait se dire sur moi. Je ne voulais pas que ma famille s’inquiète et se rendent malade pour moi   

Culture Gay : Tu as subi des ragots de la part de gays, veux-tu nous en parler ?

David : À la révélation de ma séropositivité j’ai subit pas mal de chose comme quoi j’étais un “nid a saloperies”, que je n’avais “pas seulement le SIDA mais plein d’autres maladies”. C’était surement une manière pour les gens d’essayer de me mettre de côté. Heureusement tous les gay ne réagissent pas comme ça et heureusement !

Lire la suite…

En Algérie le viol des gays est courant

« En Algérie, le viol des gays est courant », selon Kamel, 24 ans.

« En Algérie, le viol des gays est courant », selon Kamel, 24 ans.

Kamel est un jeune gay algérien qui nous a appelé à l’aide à de multiples reprises via notre formulaire anonyme. Cette fois, il a accepté de répondre à nos question et de partager son expérience avec nous.

 

Culture Gay : Quels sont les droits des gays en Algérie, actuellement ?

Kamel : Nous risquons une peine de prison 3 ans et une grosse amende à payer. Cela crée toutes sortes d’abus. Par exemple j’ai invité un mec chez moi et les choses se sont mal passées. Il m’a violé et ensuite il a volé mon PC ainsi que celui de mon frère. Il nous a dérobé également de l’argent. Lorsque la police a mené son enquête, c’est moi qui me suis retrouvé en prison. Heureusement mon père a réussi à me sortir de là au bout de quelques jours. Mais c’était l’horreur.

 

Culture Gay : Les gays ne sont-ils pas représentés ? Il n’y a pas d’associations de défenseurs des gays ou des artistes connus qui affichent publiquement leur homosexualité en Algérie ?

Kamel : Ah ! Non, malheureusement ! Je ne crois pas. Je n’ai jamais vu de gay pride, de marche des fiertés ou de trucs de ce genre…

Lire la suite…

Michel Larivière, défenseur de l’histoire LGBT

Michel Larivière, défenseur de l’histoire LGBT

Michel Larivière, après des études de lettres, a été lauréat au concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Il a joué Les Fourberies de Scapin avec Robert Hirsch, Oscar avec Louis de Funès, Tartuffe avec Francis Blanche, Les Malheurs de Sophie de Jean-Claude Brialy. Après avoir travaillé pour l’O.R.T.F Michel Larivière s’est consacré à ses recherches sur l’histoire de l’homosexualité et de la bisexualité masculine. De 2009 à 2013, Michel Larivière a collaboré à Têtu. Il anime gayscelebres.hautetfort.com. Depuis 2015, il participe à l’émission Secrets d’Histoire sur France 2. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’homosexualité et la bisexualité.

 

CG : Pourquoi pensez-vous que nos ancêtres aient dissimulé ces pans de l’histoire homosexuelle ? Quel était leur intérêt ?

Michel Larivière : L’homophobie, et le désirs de dissimuler ce qui est pour eux, une tare, un vice, un péché qui abimerait l’image vertueuse  du grand homme.

 

CG : Vous vous êtes fait une spécialité dans le rétablissement de la vérité concernant la sexualité des hommes célèbres, les historiens seraient-ils hypocrites ?

Michel Larivière : Non, mais jusqu’au milieu du XXème siècle, le sujet était tabou. D’excellents historiens estimaient que c’était  un sujet dont on ne devait pas parler.

Lire la suite…

Oui-Gay le nouveau site de rencontres gays very Friendly

Oui-Gay le nouveau site de rencontres gays very Friendly

 

Culture Gay : Bonjour vous êtes le responsable du tout nouveau site de rencontres “Oui-Gay” qui est partenaire de Culture Gay, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a motivé dans ce projet ?

Oui-Gay : Bonjour Culture Gay, tout d’abord merci pour cette interview et pour votre accueil chaleureux !

Pour répondre à vos questions, nous avons déjà 2 autres sites de rencontres, de type rencontre amicale avec plus de 32 000 membres et un autre, ouvert il y a seulement quelques mois, de type rencontre sérieuse pour les hétéros.

Et pour être totalement transparent avec vous et vos lecteurs, il y a encore quelques mois je n’étais pas spécialement sensibilisé à la communauté gay.

Ce sont des amis à moi gays qui en voyant le résultat positif du site de rencontre amicale m’ont fait remarquer qu’il pourrait être opportun de proposer un site pour retrouver sa communauté, pouvoir se rencontrer sans jugement.


Nous voulions et en toute modestie apporter une solution alternative qu’offre oui-gay.com.

Lire la suite…

Les Vestiges de Marc Kiska, des mots et des images

Les Vestiges de Marc Kiska, des mots et des images

Marc Kiska publie “Les Vestiges d’Alice”, un excellent premier roman, dont la qualité littéraire rejoint la qualité d’édition. Et si cet artiste est si impliqué dans l’objet autant que le contenu, c’est qu’il exprime son art sur de multiples supports. L’écriture et la photographie sont ses premières armes et il sait les utiliser avec talent. Interview.

 

Les Vestiges d’Alice, de Marc Kiska (Ed. Tabou)

Culture Gay : Bonjour Marc Kiska, vous êtes un jeune artiste aux talents multiples et à l’avenir prometteur, pourriez-vous vous présenter aux fans de Culture Gay ?

Marc Kiska : Bonjour. Je suis né en France en 1983 et j’ai grandi dans une petite ville près de Saint-Etienne. À 17 ans, après avoir passé un bac technologique en hôtellerie-restauration, j’ai intégré un programme éducatif d’un an en Norvège. Après de nombreuses aventures – pleines de créatures féeriques mais aussi monstrueuses -, j’ai décidé de rester dans ce pays. J’ai commencé à écrire jeune et c’est à l’âge de 21 ans que j’ai eu envie d’illustrer mes textes. Je me suis tourné vers la photo et j’ai appris à développer mes pellicules dans ma salle de bain ; j’aime le DIY et je suis autodidacte dans de nombreux domaines. J’ai entre autres réalisé un court-métrage, je fais du dessin numérique, parfois du graphisme, et j’ai exposé cet été une première sculpture.

 

Culture Gay : Vous avez commencé à écrire très jeune, comment avez-vous découvert cette passion ? Vous souvenez-vous de vos premiers textes ? Quels étaient vos thèmes de prédilection ?

Marc Kiska : J’ai commencé à écrire vers l’âge de treize ans. J’étais rêveur, créatif, et j’aimais lire ; ma mère m’a légué son amour des livres. Mais c’est au lycée que j’ai vraiment écrit, plus jeune je me cherchais, j’avais du mal à trouver ma voix. Le lycée et l’internat ont été un passage marquant pour moi, je me suis retrouvé enfermé dans un milieu conservateur, presque militaire, en tout cas psychologiquement violent. Une horreur ! Et j’avais dans tout ça mon homosexualité à gérer. À cette période je suis tombé par hasard sur un livre de Poppy Z. Brite, et cet auteur (aujourd’hui transgenre) m’a complètement bouleversé. Je me suis épris de l’esprit rebelle post-punk/gothique. Je me suis mis à écrire des poèmes, puis des nouvelles assez sombres qui reflétaient mon humeur. J’avais un besoin viscéral de parler de mon amour des garçons mais aussi de l’oppression que je subissais. J’ai commencé à écrire un roman en terminale que j’ai achevé quelques années plus tard, mais qui n’a jamais été publié, ça démarrait sur l’incendie d’un lycée… “L’ange et le démon de l’amande” fut ma première nouvelle à paraître dans la revue Belge “Encre Noire” en 2001. Mes nouvelles étaient de style fantastique, mes personnages étaient toujours des ados sombres et paumés en quête d’amour et de liberté. Elles étaient aussi érotiques, mais contrairement aux Vestiges d’Alice, c’était plutôt romantique que cru.
Lire la suite…