Ce que j’ai subi est et restera impardonnable, David Vigrid

Après notre chronique à propos de “Des trucs de grands”, excellente biographie romancée de David Vigrid, l’éditeur nous a permis d’entrer en contact avec cet auteur qui nous a ému et tant donné envie d’en savoir plus.

Culture Gay : Vous signez un livre-confessions magnifique dans lequel vous dénoncez les abus sexuels dont vous avez été victime de 6 ans à 14 ans. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous livrer dans un texte, plutôt que d’en parler à quelqu’un ? Avez-vous envoyé un exemplaire de votre texte à Tom, votre agresseur ?

Premièrement, encore merci pour votre post sur votre site. Ecrire, dessiner, peindre ont toujours été des médias plus simples et plus sibyllin pour moi que de me livrer oralement. Comme je le dit à plusieurs reprises dans mon roman : mon histoire, ma peine, ma souffrance… Ma façon de vivre avec et d’avancer, de positiver. Et non, contrairement à mon alter ego de papier, je n’ai plus jamais revu « Tom ». J’ai tenté de le chercher mais sans succès et sans réelle envie non plus, je dois en convenir, de le retrouver.

Des trucs de grands de David Vigrid, Éditions Textes Gais
Des trucs de grands de David Vigrid, Éditions Textes Gais

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Culture Gay censurée 3 jours par Facebook

Facebook a de nouveau décidé de bloquer la page Culture Gay (92.000 followers, près de 90.000 fans).

Nous apprenons ce matin que nous ne pouvons plus contrôler la page Facebook Culture Gay. En effet, l’un de nos sondages ludiques a semblé heurté la sensibilité de certains censeurs :

“Préférez-vous les visages lisses ou les visages barbus ?”, aurait enfreint les “règles de la communauté”.

Cette nouvelle censure intervient après des posts à propos du “dérapage” du Pape François qui faisaient un véritable buzz sur la toile et connaissant énormément de réactions et de partages.

L’administrateur principal de Culture Gay à demandé à ce que cette décision soit réétudiée… sans obtenir de réponse pour l’instant.

Un mail a été envoyé mais la requête a été refusée.

Pas tous égaux devant l’infidélité – Témoignages

Pas tous égaux devant l’infidélité.

 

Culture Gay a interrogé deux jeunes gays qui ont vécu la même expérience, mais sous des points de vue très différents. Il est toujours plus facile de tromper l’autre que d’accepter d’être trompé.

 

Culture Gay : Bonjour Nathan, tu as été victime de l’infidélité de ton ex, comment cela s’est-il passé ?

Nathan : Bonjour, Culture Gay. Cela s’est passé l’été dernier, pendant que j’étais en vacances. Mon ex petit ami est allé rendre visite à mon sex-friend. Je ne sais pas ce qu’il espérait, mais ils ont fait ce qu’ils avaient envie de faire.

 

Culture Gay : Ton ex avec ton actuel ? C’était par esprit de vengeance ou pour te rendre jaloux ?

Nathan : Non, pas du tout. Je crois que mon copain avait juste envie de sexe et il n’a pas eu la patience d’attendre mon retour.

 

Culture Gay : Comment l’as-tu appris ?

Nathan : Seulement deux semaines plus tard. Nous passions la soirée quand mon copain est allé aux toilettes. À ce moment-là, son téléphone a bipé et j’ai vu qu’il recevait un message de mon ex. J’étais très surpris, alors quand il est revenu je lui ai demandé ce qui se passait. Mon copain s’est mis à bafouiller et à parler une autre langue. Il ne sait pas mentir et j’ai compris qu’il s’était passé quelque chose. Il a fini par m’avouer la vérité.

 

Culture Gay : Tu lui en as voulu ?

Nathan : Sur le coup non, car il ne se sentait pas coupable. Mais après réalisé la peine que j’ai ressenti, il a commencé à regretter. Puis il m’a dit que ce n’était pas un drame et que je devais l’accepter… Il ne m’a jamais vraiment rassuré en me disant qu’il ne recommencerait pas, même quand je lui demandais… J’ai essayé de lui pardonner, mais au fil des semaines on s’est vus de moins en moins. Nous n’avions plus grand chose à nous dire. Nous avons finalement décidé de mettre fin à notre relation. Je crois que même s’il ne m’avait pas trompé nous aurions rompus. C’est la raison pour laquelle je ne lui en veux pas tellement.

 

Culture Gay : C’est important pour toi la fidélité ? Quand on te trompe tu considères cela comme une trahison ?

Nathan : Pour moi  la fidélité c’est important, mais en fait, la fidélité est une branche de ce qui est le plus important dans un couple : Le plus important c’est LA CONFIANCE. Sans cela, aucun couple ne peut fonctionner ! Quand on me trompe, je dirais exactement qu’on brise la confiance et après cela y a trois possibilités:
–  On est un couple fort (c’est très difficile) et on recolle les morceaux de la confiance même si ça prend beaucoup de temps,
–  On arrête tout,
–  Le couple continue de croire que ça va s’arranger, mais l’échafaudage finira par s’écrouler.

 

Culture Gay : Merci !

 

Culture Gay : Bonjour Esteban, tu as trompé ton copain, alors que vous n’êtes pas dans une relation livre, que s’est-il passé ?

Esteban : Je suis en couple depuis plusieurs années avec le même garçon et je l’aime profondément. Mais un jour je suis tombé sur mon ex sur un tchat. On a un peu discuté et la conversation a vite dévié autours du sexe. Nous avons échangé des photos hots et cela nous a beaucoup excité. Mon ex m’a dit qu’il avait très envie de moi et c’était réciproque. Nous nous sommes retrouvés un peu plus tard il est venu me chercher pour m’emmener chez lui et nous avons pris un super pied.

 

Culture Gay : Sexuellement, c’était mieux qu’avec ton copain ?

Esteban : Étrangement c’était plus câlin. On s’est revus cinq fois pour faire la même chose et puis j’ai décidé d’arrêter car je me sentais trop mal.

 

Culture Gay : Mal vis-à-vis de ton copain ?

Esteban : Oui, j’avais trop l’impression de le trahir. On en n’a jamais parlé et il a jamais rien su de ces aventures.

 

Culture Gay : Tu n’as jamais eu envie de recommencer ?

Esteban : Non, c’est du passé. J’ai oublié ce passage. Je suis heureux avec mon copain.

 

Culture Gay :  Comment réagirais-tu si tu apprenais que lui te trompait.

Esteban : Je ne sais pas. Mal. Je pense que je partirais.

 

 

 

Mon coming out a été catastrophique !

Nicolas a attendu la quarantaine avant de faire son coming out. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Peut-être se doutait-il qu’on ne l’accepterait pas si facilement. Ses appréhensions se sont finalement révélées parfaitement fondées. Malheureusement. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

C’est le 20 avril 2012 que Nicolas décide de réunir tout son courage pour affronter le regard familial en leur révélant la vérité. Il ne s’attend certainement pas à ce que ses parents l’accueillent à bras ouverts, mais encore moins à des réactions qui vont le marquer pour le restant de ses jours :

-Je voulais vous dire que je suis amoureux d’un homme, leur dit-il, un peu hésitant.

Aussitôt le regard de son père s’assombrit. Il frappe deux fois son poing sur la table si fort que Nicolas se demande si elle ne va pas se casser en deux. Il devient aussitôt incontrôlable. Loin de calmer son mari, la mère en rajoute :

– Tu n’es plus notre fils ! hurle-t-elle aussitôt. Lorsque tu as eu cette bronchite aiguë, à l’âge de 7 ans, j’aurais mieux fait de te laisser mourir !

Nicolas explique aujourd’hui  leur réaction, comme pour les excuser : “Mes parents sont pentecôtiste et Italiens”

-Je veux ma place au ciel, poursuit son père qui ne décolère pas. Je préfère perdre mon fils, plutôt que de perdre ma vie eternelle !!

Nicolas comprend très vite que la situation est irréparable, “Pour eux, je suis mort. Je n’existe plus”, confie-t-il. “Je n’ai plus aucun contact avec eux depuis 6 ans. Ma seule chance a été d’être bien entouré, grâce à mon petit frère et à ma cousine. Parce que je l’avoue, j’ai souvent pensé au suicide, dans ces moments-là. Le stress qui a suivi mon coming out a été extrêmement difficile à supporter.”

Malgré toute la détresse qu’il a connue, Nicolas ne regrette rien :

-Si c’était à refaire, je recommencerais. Le coming out est une véritable libération. D’ailleurs, même si pour moi ça a été horrible, je conseille toujours aux autres de dire la vérité. Mais il faut d’abord bien réfléchir aux conséquences de cette révélation, car elles peuvent être très graves, même si au bout du compte il en ressort toujours quelque chose de positif.

 

 

 

 

 

Gays célèbres : Michel Foucault

Michel Foucault (1926-1984)

– Par Pulsquasar –

Michel Foucault né en 1926 à Poitiers et mort en 1984 à Paris est un philosophe français qui a particulièrement étudié les rapports entre pouvoir et savoir. Il est internationalement connu au point qu’en 2009, 25 ans après sa mort donc, le Guide des Hautes Études aux USA le déclare comme étant l’écrivain du XX° siècle le plus souvent cité au monde dans la catégories « sciences humaines ».

Reçu en 1946 à l’École Normale Supérieure, il est nommé agrégé de philosophie en 1951.

C’est une nouvelle vie qui commence pour lui. Une vie qu’il aura bien du mal à supporter. C’est un garçon solitaire, sauvage, dont les rapports avec les autres sont très compliqués, souvent conflictuels. »

Didier Éribon, dans sa biographie, résume l’ambiance de ces années « parfois intolérables » selon Foucault lui-même : « Il se dispute avec tout le monde, il se fâche, il déploie tous azimuts une formidable agressivité qui s’ajoute à une tendance assez marquée pour la mégalomanie. Foucault aime à mettre en scène le génie dont il se sait porteur. Si bien que, très vite, il est presque unanimement détesté. Il passe pour être à moitié fou. » Lire la suite…

Mon père veut changer de sexe

« Mon père veut changer de sexe » (Illustration : Candy Darling)

 

Edhil est une jeune femme de 26 ans. Elle habite dans la région parisienne. Elle est fiancée mais sans emploi. Elle souffre d’un handicap psycho-social (phobique sociale).

 

Culture Gay : Tu as vécu une situation assez particulière au sein de ta famille. Peux-tu nous en parler ?

Edhil : Exactement. Mon père, a fait son coming-out pour devenir une femme. J’étais déjà majeure, mais devant cet évènement, on se sent comme une petite fille. C’est un peu comme si le ciel qui nous tombait sur la tête, on perd tous ses repères.

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