Albert Russo, écrivain libre

Albert-Russo
CG : Bonjour Albert, pourriez-vous vous présenter en un seul Tweet ?
AR : J’embrasse le monde sauf ceux qui veulent nous faire du mal ou nous tuer.

CG : Vous écrivez en plusieurs langues (français, anglais, italien), vous êtes de nationalité belge, dans quelle langue imaginez-vous vos romans ?
AR : Selon mon humeur, en français ou en anglais, et parfois en italien … pour la beauté et la douceur de la langue.
CG : Vous écrivez deux romans par an, comment faites-vous pour être si prolifique ?
AR : J’écris très lentement, mais très régulièrement. Prolifique? Plutôt discipliné, car l’écriture est pour moi existentielle.

 

CG : Vos romans s’inspirent-ils de la réalité ou sont-ils le fruit de votre imagination ?
AR : Le plus souvent oui, mais j’aime aussi m’éloigner de la réalité, alors j’écris des nouvelles fantastiques ou de science-fiction.
CG : Vous pratiquez également la photographie. Vous arrive-t-il d’utiliser des photographies comme source d’inspiration pour écrire vos livres ?
AR : Oui, et cela va dans les deux sens.
CG : Vous semblez aimer mélanger les styles littéraires, les langues, le textes et les illustrations. Est-ce pour vous le moyen de mélanger toutes vos habilités ou de brouiller les pistes ?
AR : Je n’ai aucune intention de brouiller les pistes. Ma nationalité est belge sur le passeport, mais mes univers sont les langues dans lesquelles je m’exprime, avec tout ce que cela comporte, les pays où j’ai vécu, avec leurs différentes mentalités, les différentes expressions intraduisibles – trouvez un mot en français comme ‘brunch (synthèse de lunch et de breakfast). La France est le seul pays où les éditeurs me trouvent ‘littérairement incorrect’, en agissant de la sorte, mais depuis longtemps je n’y fais plus attention car ailleurs on accepte mes écrits multilingues.
CG : Pourriez vous nous parler de votre dernier roman « Moi, Hans, fils de nazis » ?
AR : Là, je me suis inspiré d’un fait divers, et j’ai voyagé entre plusieurs époques et plusieurs continents – ceux où j’ai vécu, d’où la vraisemblance de l’histoire que je raconte.
CG : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite écrire son premier roman ?
AR : Je ne prétends pas être un mentor. Il faut avoir l’écriture dans le sang et lire le plus possible, les classiques, les modernes, les contemporains, voire la presse de qualité et même … les journaux à scandale. On peut apprendre de partout. Il faut surtout être très curieux.
CG : Si on devait retenir 3 créations artistiques de votre parcours, lesquelles choisiriez-vous ?
AR : Mon ‘Quatuor Africain’, avec ‘Sang Mêlé’, comme référence, roman gay se déroulant pendant la période coloniale et post-coloniale, ma poésie gay, et ma série humoristique de ‘Zapinette’ (qui fait le tour du monde avec son tonton gay)
CG : Quels sont les trois romans que vous conseilleriez à un jeune gay ?
AR : S’il s’agit de romans d’autres auteurs: ‘Giovanni’s room’ de James Baldwin, n’importe quelle pièce de Tennessee Williams, ‘l’Ivresse des profondeurs’
CG : Avez-vous des projets ? Travaillez-vous sur un nouveau roman ?
AR : Comme j’emménage dans un nouveau pays, je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire, ce qui me déprime beaucoup, alors, que ce soit dans une salle d’attente d’un médecin, ou de l’administration, j’écris des Haïku. Lorsque je serai sorti – dans quelques mois seulement – de toute la paperasse administrative et que j’aurai mon propre appartement, j’aimerais poursuivre l’écriture de ma ‘Zapinette Castagnettes’ (deviner dans quel pays elle et son tonton voyagent).
http://www.albertrusso.eu/
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