Andrej Koymasky, du piment dans le sentimental

Andrej Koymasky

CG : Bonjour Andrej, pourriez-vous vous présenter en un seul Tweet ?
AK : Vieux, moche et fauché… Mais ce n’est pas pour trouver mon amant que j’écris ces lignes. Je suis un écrivain qui n’était pas heureux avec les histoires qu’il trouvait sur internet (parce qu’elles sont soit pornographiques, soit à l’eau de rose). Un jour j’ai décidé d’écrire les miennes : on ne peut pas critiquer un travail si on n’est pas à la hauteur de celui-ci. Ah, bon… j’ai été professeur de dessin dans des lycées…

CG : Vous avez écrit de nombreux romans, quels sont les thèmes de prédilection ?
AK : J’ai essentiellement un thème : l’amour dans les situations les plus différentes. Je me suis amusé a essayer de changer de style, de lieu, de culture, d’époque chaque fois, juste parce que j’aime m’amuser, me mettre à l’épreuve. Mon second thème est l’acceptation de l’autre, sans jugement. C’est pourquoi j’ai écrit sur des immigrés, des garçons efféminés, des hommes âgés ou des jeunes, des criminels et des bourgeois en même temps. Sans les préjugés.

CG : Quelles sont vos sources d’inspiration ?
AK : La vie de tous les jours, mais avec un final positif (et il vécurent ensemble, heureux etc). Je ne suis aucun des personnages que j’écris, mais les situations viennent évidemment en grand partie, de mes expériences.

CG : Utilisez-vous les critiques des lecteurs pour choisir les thèmes de
vos romans ? 
AK : Comme j’ai dit, j’écris essentiellement pour moi, pas pour les autres. Mais alors, quand je faisais relire mes histoires à mes amis, 90% me demandaient pourquoi je ne les faisais pas connaitre aux autres. Ainsi j’ai commencé à les publier, recevant des messages positifs plus que négatifs… Mais d’ailleurs tout message venant de mes lecteurs, y compris les négatifs, sont pour moi une occasion pour réfléchir, donc pour enrichir ma vie.

CG : Votre dernier roman « La Laisse » pénètre dans le monde SM, alors que vous écrivez plutôt des histoires sentimentales. Pensez-vous que pour aimer il faut accepter de faire mal ou d’avoir mal ?
AK : Et bien, non. Je crois fermement que qui aime ne peut jamais faire du mal au sujet aimée. Et aussi je ne saurais jamais accepter qu’on me fasse volontairement mal. Mais je sais que dans la vie ça existe, donc parfois aussi la violence, que je hais, entre dans mes histoires. Je vois bien que dans le monde il y a assez de méchanceté et de souffrance…Personnellement je n’aime pas une relations SM ou autre comme la pluie dorée ou le fisting, etc. Mais je cherche de ne pas juger ceux que j’aime (bien que parfois c’est difficile) Je ne crois pas que ma façon de faire l’amour soit la seule valable en absolut… c’est simplement la seule valable pour moi.

CG : Votre site internet est traduit en quatre langues (italien, français,anglais, allemand). Dans quels pays avez vous la plus grande communauté de lecteurs ? Ceux-ci vous envoient-ils beaucoup de remarques ?
AK : La plus grande communauté de lecteurs est en anglais, puis en français, puis en italien et très peu en allemand. J’aime énormément recevoir les remarques de mes lecteurs, et je ne peux pas me plaindre, bien que j’aimerais bien en recevoir d’avantage.

CG : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite écrire son premier roman ?
AK : Juste d’écrire, n’importe comment ; ne pas se soucier du style, mais seulement de ce qu’on veut dire. Le “comment” le dire viens après, et éventuellement l’appréciation de  la part des autres, parfois ne vient janais. Mais si on écrit pour soi même, alors ça vaut toujours la peine d’essayer. Pour moi, une histoire doit mûrir dans ma tête, plusieurs semaines, puis doit sortir de ma plume (ou à l’ordinateur) tout naturellement.

CG : Si on devait retenir un seul roman dans votre bibliographie, lequel choisiriez-vous ?
AK : Auriez vous  le cœur de demander à un père : “si vous pouvez sauver un seul de vos fils, lequel choisirez-vous ? ” C’est cruel. Bon, je sais que certains de mes fils (romans) sont nés handicapés, et pourtant je ne les dénigre pas.

CG : Quels sont les trois romans gay que vous nous conseillez ?
AK : Conseiller un roman, comme un film, est souvent dangereux ! C’est un goût trop personnel, et en plus ça dépend du moment… Normalement les conseils des autres ne m’aident pas à choisir, donc…

CG : Avez-vous des projets ? Travaillez-vous sur un nouveau roman ?
AK : Eh bien, malheureusement pas : il semble que ma muse m’ait tournées les épaules, ou bien que ma source soit desséchée… Mais d’ailleurs j’ai écrit même trop, ne pensez vous pas ? 166 histoires en 30 ans (environ). Je prends ma retraite…

CG : Merci beaucoup !
AK : Merci à vous de vous intéresser à mes histoires.

 

Trouvez les romans d’Andrej Koymasky en numérique.
Le site officiel d’Andrej Koymasky

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