Lecture : Un Amour d’acteur, de Morgan du Roy

Pour oublier une rupture, William décide de partir quelques jours à moto à Gordes, dans le Lubéron. Il rencontre Tom, un jeune étudiant charmant qui l’impressionne par sa beauté, sa détermination et sa grande sensualité. Il paraît cependant plus jeune que son âge et William ne croit pas à une relation longue distance. Pour lui, seule compte sa carrière d’acteur qui débute. Après un accident de moto, il fait la connaissance d’Aiden, un médecin qui va le dévaloriser et lui démontrer qu’il n’est qu’un rêveur et un acteur sans grande envergure. Mais William n’a pas dit son dernier mot et il ne sait pas encore que Tom lui réserve une surprise de taille…

Un Amour d’Acteur, de Morgan du Roy

1 – L’inconnu de Bel air

 

William arrêta sa moto à seulement quelques kilomètres de Gordes, non loin de Roussillon, dans le Lubéron. Il avait vu un reportage sur cette région, à la télévision, et il en était immédiatement tombé sous le charme. Il éprouvait un tel besoin de se changer les idées que ces vacances, planifiées à la dernière minute, s’étaient imposées à lui comme une indispensable bouffée d’air.

Il gravit une petite route et s’installa sur un terrain, occupé par une végétation luxuriante, qui avait l’air à l’abandon. En ce mois de juillet, le soleil cognait et les zones d’ombre et de fraîcheur étaient les bienvenues.

Il installa une serviette sur l’herbe fraîche pour s’y asseoir et contempler la colline de Gordes qui lui faisait face, tel un trophée. En effet, il avait roulé depuis tôt le matin pour parcourir les sept cents kilomètres qui le séparaient de la capitale, ne s’arrêtant que pour prendre de l’essence. La récompense se dressait maintenant devant lui sur son rocher monumental, avec ses maisons pittoresques en pierre, son château, ses abbayes. L’air était chargé de mille parfums et il régnait ici un calme incroyable pour ce jeune Parisien au tempérament de feu. Il s’allongea quelques instants et ferma les yeux pour profiter à fond de cette quiétude. Comme c’était bon.

William avait vingt-quatre ans. Ce petit blond au regard franc possédait de grands yeux qui pouvaient vous charmer ou vous pétrifier avec une facilité et une vivacité déconcertantes. Le visage fin, avec un petit nez et des lèvres charnues, William inspirait la réserve, ou peut-être même une certaine noblesse. Avec ses cheveux blonds toujours bien coiffés et son look de motard tiré à quatre épingles, le jeune homme ne laissait jamais personne indifférent. Loin d’en abuser, Will, comme le surnommaient ses amis, était d’une nature spontanée, naturelle, pour ne pas dire impulsive.

Deux jours plus tôt, Will ignorait encore tout de ce qui allait le porter jusque dans le Lubéron. Et c’est sur un coup de tête qu’il enfourcha sa moto, emportant avec lui le strict minimum, une savonnette, quelques vêtements de rechange, un peu de nourriture et une bouteille d’eau.

Il dégrafa l’une des sacoches de sa moto pour la poser à côté de sa serviette. Il ouvrit une boîte de thon en conserve et la retourna dans une demi-baguette qu’il fendit avec les doigts. William ne réclamait pas plus de confort. Il avait de quoi combler sa soif et sa faim, il réfléchirait à la suite des événements le moment venu. Lire la suite…

Culture Gay à nouveau bloquée par Facebook

Depuis vendredi 11 octobre nous avons constaté une baisse considérable de l’audience de notre page Facebook. Nous venions de dépasser le cap des 100.000 fans et encore plus d’abonnés, soit 150.000 personnes atteintes/semaine.

Différentes fonctions (comme la programmation) se sont brusquement arrêtées et les statistiques n’affichaient qu’une ou deux personnes atteintes. Nous avons reçu le message “Vous êtes passés en mode restreint“, sans aucune autre explication supplémentaire de la part du réseau social. Ce n’est qu’en nous connectant sur un Mac que nous avons lu ce message.

Nous avons aussitôt demandé des explications sans obtenir de réponse. Le blocage devrait durer jusqu’au 18 octobre inclus.

Ce n’est pas la première fois que la page Facebook de Culture Gay se fait bloquer. Les modérateurs, basés souvent dans les pays pauvres, ne font parfois pas preuve d’une grande sensibilité. Ainsi pour la photo d’un simple baiser, ou d’un homme en short torse nu, la page avait déjà été censurée. Espérons que que les censeurs revoient rapidement leur jugement totalement arbitraire et des plus obscurs.

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Exposition : God Save The Queen(s)

Emmanuel Barrouyer, Victorien Biet, François Harray et Marc Kiska, exposent à Bruxelles des photographies et des collages sous le titre “God Save The Queen(s)”. Les Queers passent par toutes les couleurs car ces quatre artistes reconnus redéfinissent les codes LGBTQ+ sous leur prisme engagé. Ils ont accepté de répondre à nos questions.

 

Culture Gay : Bonjour, pouvez-vous résumer votre parcours et vos activités artistiques en quelques lignes ?

Bad Angel par François Harray

François Harray : Suite à des études d’histoire de l’art et de photographie (studio) j’ai créé le concept Il était un[e]Q qui détourne des œuvres majeurs de l’histoire de l’art en tableaux photographiques Queer (au sens ou l’être queer est non définisable) Il questionne le déterminisme social et religieux, la notion de genre, le politiquement correct et la vision réductrice hétéronormative. Il s’agit d’une étude empirique revendiquant l’altérité par opposition à l’exclusion. Mon concept résiste à l’ordre moral et la pensée unique. Il en est de même au niveau de mon travail d’écrivain.

Emmanuel Barrouyer : Je suis un artiste pluridisciplinaire autodidacte français. En parallèle à une carrière de comédien, je donne libre cours à ma créativité à travers le collage et la photographie. Dans mes collages, je crée un imaginaire hybride et décalé en donnant vie à des œuvres minimalistes conçues à partir d’images existantes, colorées et pop, découpées dans des magazines, des brochures ou des livres d’art, trouvés au hasard.

Je me plaîs à inventer un univers redéfinissant les codes de la masculinité et de la féminité de manière totalement queer, poétique, voire humoristique.

Hommes et femmes perdent souvent leurs visages au profit de lèvres pulpeuses, de bijoux ou encore de carapaces d’insectes. Ils côtoient comtesses et marquis, héros antiques ou martyrs religieux issus de peintures de Maîtres. Et l’image finale, épurée, où chaque élément nouveau trouve sa juste place, devient le théâtre de tous les fantasmes. Lire la suite…

Nora Pinosa, d’art et d’humour

L’artiste espagnol Nora Pinosa s’amuse à compiler des tableaux de maîtres à des photographies homoérotiques. Curieusement, l’effet rendu est très noble, tirant parfois vers le second degré, comme cette madonne tenant dans ses bras des chérubins dont les visages ont été remplacés par la photo de deux hommes s’embrassant à pleines lèvres. On aime aussi Madonna en religieuse avec une sucette en bouche. Chevalier antique aux jambes chevauchant une moto, vierge romantique à la poitrine scandaleuse, on pourrait passer des heures à scruter ces collages qui prouvent que si la beauté n’est pas toujours une question de proportions, le diable lui, se niche toujours dans les détails.

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Collaboration Pet Shop Boys / Years and Years

Après, “Super”, leur dernier album, nous n’avions plus entendu parler des Pet Shop Boys. Ils nous reviennent dans une collaboration avec Years and Years, un autre groupe britannique qui a le vent en poupe. “Dreamland”, morceau dance écrit avec Olly Alexander, est idéal pour les dancefloors car il bénéficie d’une super production avec un son qui ravira les fans de la première heure de PSB et ceux de Years and Years. A peine sorti, le nouveau single est déjà disponible en de nombreux remixes sur Youtube.

Invités en avant première pour présenter “Dreamland”, leur 45ème single, sur la BBC 2, Neil Teinnant, chanteur de Pet Shop Boys a annoncé que la sortie de leur nouvel album, entièrement enregistré à Berlin (où le groupe possède un appartement aménagé en studio d’enregistrement), est prévue pour janvier 2020. Il n’ont pas encore décidé du titre de ce dernier, mais la tournée mondiale qui débutera en 2020 s’intitulera “Dream World – Greatest hits live” !

 

La Culture Gay dans les années 80

Eighties le podcast analyse les années 80 avec beaucoup d’humour et surtout une riche documentation sonore. Retrouvez l’affaire Mourousi, les débuts du Sida, les chanteurs engagés comme Bronski Beat, Frankie Goes to Hollywood, Bowie, etc. Une excellente écoute en perspective !