Mon coming out a été catastrophique !

Nicolas a attendu la quarantaine avant de faire son coming out. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Peut-être se doutait-il qu’on ne l’accepterait pas si facilement. Ses appréhensions se sont finalement révélées parfaitement fondées. Malheureusement. Il a accepté de répondre à nos questions.

 

C’est le 20 avril 2012 que Nicolas décide de réunir tout son courage pour affronter le regard familial en leur révélant la vérité. Il ne s’attend certainement pas à ce que ses parents l’accueillent à bras ouverts, mais encore moins à des réactions qui vont le marquer pour le restant de ses jours :

-Je voulais vous dire que je suis amoureux d’un homme, leur dit-il, un peu hésitant.

Aussitôt le regard de son père s’assombrit. Il frappe deux fois son poing sur la table si fort que Nicolas se demande si elle ne va pas se casser en deux. Il devient aussitôt incontrôlable. Loin de calmer son mari, la mère en rajoute :

– Tu n’es plus notre fils ! hurle-t-elle aussitôt. Lorsque tu as eu cette bronchite aiguë, à l’âge de 7 ans, j’aurais mieux fait de te laisser mourir !

Nicolas explique aujourd’hui  leur réaction, comme pour les excuser : “Mes parents sont pentecôtiste et Italiens”

-Je veux ma place au ciel, poursuit son père qui ne décolère pas. Je préfère perdre mon fils, plutôt que de perdre ma vie eternelle !!

Nicolas comprend très vite que la situation est irréparable, “Pour eux, je suis mort. Je n’existe plus”, confie-t-il. “Je n’ai plus aucun contact avec eux depuis 6 ans. Ma seule chance a été d’être bien entouré, grâce à mon petit frère et à ma cousine. Parce que je l’avoue, j’ai souvent pensé au suicide, dans ces moments-là. Le stress qui a suivi mon coming out a été extrêmement difficile à supporter.”

Malgré toute la détresse qu’il a connue, Nicolas ne regrette rien :

-Si c’était à refaire, je recommencerais. Le coming out est une véritable libération. D’ailleurs, même si pour moi ça a été horrible, je conseille toujours aux autres de dire la vérité. Mais il faut d’abord bien réfléchir aux conséquences de cette révélation, car elles peuvent être très graves, même si au bout du compte il en ressort toujours quelque chose de positif.

 

 

 

 

 

Paula Dumont coup de cœur littéraire de Culture Gay

Paula Dumont, coup de cœur littéraire de Culture Gay !

 

Auteure de nombreux ouvrages à propos de l’homosexualité, Paula Dumont sort aux éditions de l’Harmattan un ouvrage captivant. Dans “Autobiographie, Féminisme, homosexualité, écriture, milieu social, profession”, Paula Dumont livre un véritable témoignage que beaucoup devraient lire, tant elle sait montrer les embûches semées sur le chemin des femmes qui vivent souvent seules. En effet, dans la France de la fin des années 60, elle a dû  faire sa place dans un pays où les femmes étaient souvent reléguées aux tâches ménagères. Courageuse, tenace et volontaire, la petite fille qui pensait qu’elle était seule à aimer les femmes, va connaître un destin intellectuel dense et enrichissant. Nous lui avons demandé de répondre à nos questions et “Déesse merci !” elle a accepté notre invitation. Paula Dumont est notre coup de cœur littéraire.

 

Culture Gay : Bonjour Paula, comment allez-vous ? Pouvez-vous vous décrire en quelques mots ?

Paula Dumont :  Je vais bien, merci ! J’ai 71 ans, je suis retraitée de l’Education nationale depuis 11 ans, j’étais professeur de lettres. Depuis mon départ à la retraite, je publie des livres sur l’homosexualité. A ce jour, j’en ai publié dix.

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Perdre 70 kilos a totalement changé ma vie !

Perdre 70 kilos a totalement changé ma vie !

Crazy a 22 ans et habite Saint-Nazaire. Il est passionné par énormément de choses et ses multiples intérêts sont sans cesse renouvelés. Il est très curieux mais aime principalement la musique, le sport, la lecture, le cinéma, les séries, sorties entre amis, le voyage, le jeux vidéo, l’art, la photo, la vidéo et l’informatique.

 

Culture Gay : Bonjour, Crazy. Tu as accompli une transformation physique assez exceptionnelle, de quoi s’agit-il ?

 

Crazy : Effectivement, c’est encore à peine croyable pour moi de le réaliser mais la réalité me le rappelle chaque jour (mon reflet et mes vêtements également).  J’ai perdu un peu plus de 70 kilos (74 pour être plus précis) en 1 an et 2 mois. Ça été très rapide et soudain, je n’aurai pas pensé perdre autant et aussi rapidement. Même si j’ai du mal encore à me le persuader, j’ai quitté l’obésité morbide et j’ai enfin l’IMC normal que je n’ai jamais eu même plus jeune.

 

Culture Gay : Comment as-tu fait ? Tu as subi une intervention chirurgicale ?

Crazy : Oui c’est ça, j’ai bénéficié de la Sleeve. D’ailleurs je défends bec et ongle ce genre d’intervention face à ceux qui pense que c’est la solution de facilité. Je comprends qu’elle peut paraître ainsi mais ce n’est pas le cas du tout. Je conseille ceux qui pense comme ça de se renseigner un minimum sur le sujet avant de juger les personnes qui prennent la décision de se faire soutenir par la médecine moderne.  Malheureusement ce jugement est dû à la méconnaissance des personnes et aussi à certains qui ont tendance à banaliser trop facilement l’opération et à vouloir l’a faire pour 10 kilos tout mouillé. L’obésité est aujourd’hui reconnue par le corps médical comme étant une maladie. Cette maladie est justement très complexe et même aujourd’hui avec cette opération, il faudra toujours rester prudent et avoir un regard attentionné sur mon poids. Au même titre qu’un fumeur qui se fait aider de patchs, un obèse a parfaitement le droit d’avoir une aide également. Surtout que le rapport avec la nourriture est plus compliqué, car c’est partout dans notre environnement et la multiplication de la junk food n’aide pas. Aujourd’hui en tout cas, après de multiples régimes décevant et de cures amaigrissantes sans succès, je ne regrette pas d’avoir pris cette décision. Maintenant à moi de poursuivre mon hygiène de vie saine.

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Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire

 

Michaël : “Les victimes de prédateurs sexuels ne doivent plus se taire.”

Michaël a 33 ans.  Il habite Montréal (Québec) où il est étudiant en cybersécurité et en cyberenquête à l’École Polytechnique. Il est régulièrement confronté à des prédateurs sexuels qui convoitent des ados, souvent trop jeunes pour soupçonner les conséquences de telles rencontres.

 

Culture Gay : Tu as récemment fait un parallèle entre tes études en cybercriminalité et ta propre expérience. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Michaël : En effet, ma réorientation dans ce domaine n’a rien d’étranger à ma propre expérience, même si ce n’est pas ma seule motivation. J’aime d’abord et avant tout l’informatique depuis toujours. Au-delà de cette passion toutefois il y a mon parcours.
Il y a exactement 20 ans, alors que j’avais 13 ans, je commençais à utiliser les chats en ligne. Au même moment, je commençais à découvrir et à être curieux par rapport à mon orientation sexuelle. C’est à ce moment que, seul devant l’inconnu de ma propre sexualité, j’ai eu la malchance de discuter sur mIRC avec plusieurs cyberprédateurs qui ont profité de ma vulnérabilité pour faire de moi leur objet sexuel.
J’ai pu reconnaître ce qui m’était arrivé et rétablir les faits dès le début de ma vingtaine qui fut malgré tout très chaotique, mais riche en apprentissages et en développement personnel. J’ai aussi beaucoup voyagé, étudié, réfléchi, grandi.
Ma réorientation professionnelle était nécessaire pour plusieurs raisons, et ce domaine est tout indiqué pour moi. Maintenant que j’ai plus de recul sur mon expérience de vie, je suis certain que je peux y jouer un rôle différent de quelqu’un qui n’a pas le même vécu.

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Julien : Je suis TBM mais j’espère bien ne pas être aimé que pour ça !

Julien : “Je suis TBM mais j’espère bien ne pas être aimé que pour ça !”

Julien a vingt ans. Il vit à Toulouse où il fait ses études tout en étant  en couple depuis environ 2 ans ! Ses plus grandes passions sont les chats, et son homme dont il est très amoureux.

 

Culture Gay : Bonjour Julien. À quel âge as tu découvert que tu étais attiré par les garçons ? Quelle a été ta réaction ?

Julien : Hé bien, j’ai du mal à répondre à cette question car je l’ai plus au moins toujours su ! On vas dire que j’ai mis des mots dessus vers 14 ans ! Et je n’ai pas vraiment réagi ! Pour moi c’était normal ! Tout le monde est différent et c’était ma différence !

 

Culture Gay : Tu as fait ton coming-out ? Comment s’est il passé ?

Julien : Très compliqué, on va dire !  ^^ Mon coming out c’était aussi d’apprendre à mes parents que j’étais en couple avec quelqu’un de plus âgé !

 

Culture Gay : Revenons à toi alors 🙂 Tu as une particularité physique qui fait fantasmer pas mal de gays, peux-tu nous en parler ?

Julien : Oui en effet ! Il se trouve que j’ai une verge assez conséquente ^^

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Mon père veut changer de sexe

« Mon père veut changer de sexe » (Illustration : Candy Darling)

 

Edhil est une jeune femme de 26 ans. Elle habite dans la région parisienne. Elle est fiancée mais sans emploi. Elle souffre d’un handicap psycho-social (phobique sociale).

 

Culture Gay : Tu as vécu une situation assez particulière au sein de ta famille. Peux-tu nous en parler ?

Edhil : Exactement. Mon père, a fait son coming-out pour devenir une femme. J’étais déjà majeure, mais devant cet évènement, on se sent comme une petite fille. C’est un peu comme si le ciel qui nous tombait sur la tête, on perd tous ses repères.

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Sébastien, on s’est beaucoup moqué de mon petit sexe

Sébastien : « On s’est beaucoup moqué de la taille de mon sexe. »

Sébastien a 26 ans. Il habite Limoge où il s’est établi à son compte dans le secrétariat à distance. Il adore les animaux et plus particulièrement les loups. Ses séries préférées sont “the walking dead” et “Zoo”. Pour Culture Gay, il lève un voile sur son intimité.

 

Culture Gay : Quand as-tu compris que tu étais gay ?
Sébastien : Je le sais depuis que je suis tout petit. J’ai toujours était attiré par les hommes. J’ai essayé avec une fille, mais cela ne m’a rien fait. Je n’ai même pas eu d’érection malgrés les câlins, les bisous….

 

Culture Gay : Te souviens-tu de ce qui t’attirait chez les garçons, au plus loin que tu te souviennes ?
Sébastien : J’aime bien leur chaleur et me sentir protégé.

 

Culture Gay : Quand as-tu connu ta première relation avec un garçon ?
Sébastien : Je n’ai pas eu beaucoup de relations durables, mais plutôt des plans d’un soir. Ma première vraie relation a commencé il y a 8 ans 😉 et je suis toujours avec lui…

 

Culture Gay : Niveau anatomique tu as une particularité dont tu sembles t’être accommodé, peux-tu en parler ?
Sébastien : Dans mon enfance j’ai eu un problème de croissance cela a affecté mes organes, ainsi que mon sexe, rien n’a grandi. Enfin, un peu, mais pas trop… La taille de mon sexe a souvent été source de moqueries… Et les organes n’étant pas à la bonne taille, je ne peux pas faire trop de sport et je dois faire attention à ce que je mange.

 

Culture Gay : En général, on se sent normal, c’est le regard des autres qui nous fait nous sentir différent. Comment l’as-tu découvert ?
Sébastien : Niveaux taille de sexe, je l’ai compris lors de mes relations sexuelles. Mes partenaires en ont toujours eut de plus grosses que moi. Et ils m’ont tous dit qu’ils n’avaient jamais vu un sexe comme le mien. Parfois j’avais l’impression d’être une bête de foire…

 

Culture Gay : Malgré sa taille, il fonctionne ?
Sébastien : Oui, il fonctionne très bien même ! ^^ Aucun problème d’érection ! Ce serait même plutôt le contraire !

 

Culture Gay : Est-ce que cela a influencé ta sexualité ?
Sébastien : Non, car suis passif et même si j’en avais eu une plus grosse, je serais resté passif malgré tout. Je ressens plus de plaisir à être passif qu’actif (car j’ai déjà essayé), chacun ses goûts. Sexuellement ça se passe très bien avec mon copain, même s’il y a toujours une petite moquerie pas méchante au sujet de mon sexe.

 

Culture Gay : Tu ne te lasses pas du rôle de passif à la longue ?
Sébastien : Non, pas du tout, car j’aime vraiment beaucoup ça. Mais bon, il ne me prend pas tous les jours quand même. Il ne faut pas abuser ! XD Sinon je ne marcherais plus du tout ! haha ^^

 

Culture Gay : En général les garçons sont toujours assez inquiets par rapport à la taille de leur sexe et ils ont besoin d’être rassurés. Si de jeunes adolescents ou des adultes complexés te lisent, quel message as-tu envie de leur transmettre ?
Sébastien : Ce n’est pas la taille qui compte 😉 lol Il faut juste aller de l’avant. Se dire que même si la taille est en dessous de la norme, on peut tout de même donner du plaisir et en avoir en retour. Le plaisir ne se mesure pas en centimètres. Il ne faut pas se sentir blessé, si on se moque de la taille de ton sexe, ce n’est pas grave. Il faut aller toujours de l’avant 😉

 

Culture Gay : Merci beaucoup !